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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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MATROX.

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Un autre Ingénieur des Ponts et Chaussées, son camarade de pro-motion, Edme Lemercier, qui s’était distingué, en août 1856, pen-dant les inondations du Cher et de la Loire . Solacroup est mort°n 1880, commandeur de la Légion d’honneur.

MATROX (1841-1890).

Entré en 1860 à l’École, d’où il sortit, le premier, Matrot joi-gnait à une forte instruction scientifique des connaissances littérairesqui lui furent d’un puissant secours dans toute sa carrière. Parlantl’anglais et l’allemand , il put faire de fructueux voyages en Angle-terre et en Allemagne , et en rapporta beaucoup de renseignementssur la législation et l’exploitation des Chemins de fer. La guerrele trouva à Lille , où il joignait au service courant minéralogique lecontrôle de l’exploitation des Chemins de fer du Nord . Son carac-tère droit et conciliant lui valut les meilleures relations avec tousles agents de la Compagnie et le service militaire bénéficia large-ment de cette heureuse entente.

Bientôt, en effet, sans abandonner en rien ses occupations ordi-naires, il se voua avec tout l’entrain de son caractère à l’œuvre sidifficile de la défense du pays. Ce fut lui qui signala à M. Testelin,commissaire de la Défense, le colonel Farre, récemment nomméDirecteur des fortifications à Lille , comme un homme qui se re-commandait par des talents tout particuliers. Le colonel Farre, viteApprécié, fut promu général et commissaire adjoint de la Défensenationale. Il nomma Matrot capitaine auxiliaire d’Artillerie, lechargea de diverses missions et, en particulier, de veiller à la récep-tion des armes que l’on essayait de se procurer de tous côtés, ainsiqu’aux mouvements de troupes par les voies ferrées. Le généralÉaidherbe, en prenant le commandement de l’Armée du Nord, leconfirma dans ces fonctions. Après la défaite de Saint-Quentin , ilPartit pour Bobain et Busigny avec tout le matériel qu’il put réunir

facilita ainsi le retour à Cambrai d’une dizaine de mille hommesdu 23 e corps qui, sans cela, fussent devenus la proie des Prussiens.Quand il quitta lui-même Busigny, il n’y restait ni un soldat, niUn fusil.

Peu de jours après, lorsque l’on reçut la notification de l’ar-