PLANA.
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du mouvement des projectiles, il devait passer plus tard à celle bienautrement compliquée du mouvement de la Lune .
De bonne heure, les travaux de Plana furent remarqués. En 1811,à peine âgé de trente ans, il était nommé, sur la recommandation deLagrange, son illustre compatriote, professeur à la Faculté desSciences, directeur de l’observatoire, enfin membre de l’Académiedes Sciences de Turin. Des liens plus étroits devaient s’établir unpeu plus tard entre la famille de Lagrange et celle de Plana; ilépousa la fille d’un frère puîné de l’illustre géomètre.
La longue existence de Plana, mort à l’âge de 83 ans, le 20 jan-vier 1864, en laissant le souvenir d’un savant éminent et d’uncaractère élevé, s’est écoulée â Turin sans autres événements queses travaux honorés par les plus hautes distinctions des Académies .Il avait été élu Associé étranger de l’Académie des Sciences , en 1860,en remplacement du célèbre géomètre allemand Lcjeune-Dirichlet.
L’œuvre de Plana est considérable : l’Astronomie théorique, lesMathématiques, la Physique mathématique l’ont occupé tour àtour ; on a aussi de lui des observations astronomiques et géodé-siques. O11 trouvera la liste de scs écrits, dont le style rappelle undisciple de Lagrange, â la suite de l’éloge historique que l’on doità Élie de Beaumont (Mémoires de l’Académie des Sciences ,t. XXXVIII). Nous nous bornerons ici â donner une idée dequelques-uns de ses travaux astronomiques.
Il faut citer d’abord la part prise par lui â la mesure de l’arc deparallèle moyen, ainsi appelé parce qu’il répond â la latitude de 45 ° ;ce parallèle, partant des environs de Bordeaux, passe près de Venise et de Fiume, en Italie, et se prolonge vers la Hongrie (il s’étendaujourd’hui jusqu’à Astrakan). A la suite d’une convention arrêtéeen 1821, entre les gouvernements de France, d’Autriche et de Sar-daigne, une vaste triangulation â travers les Alpes fut décidée;c’était une opération sans précédent, au cours de laquelle des ano-malies curieuses, dues aux attractions locales des montagnes, setrouvèrent mises en évidence. Les opérations géodésiques dirigéespar Plana et Carlini méritèrent, en 1824, le prix Lalande, destinéaux travaux les plus utiles aux progrès de l’Astronomie .
L’œuvre capitale de Plana se rapporte à la théorie du mouvementde la Lune . Un premier travail, en collaboration avec Carlini, par-