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Tome deuxieme et dernier.
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PHILOLOGUES>

Observations fur la Chronique de Jean Winterthour , & furUn très* ancien Pseautier Grec de la Bibliothèque de Zu-rich. Le Chanoine Breitinger a aussi donné en allemand,avec le célèbre Jean-Jacques Badiner, un Discours furles tableaux de la morale, fur la force des préjugés, con-tre I e mauvais goût ; six parties de la Bibliothèque helvé -tique, Zurich, 173^-174.1 , in-S°. ; les Poésies d ’Opit^,avec remarques, Zurich, 174^, in-S°. ; un recueil d’é-crits critiques, poétiques & ingénieux, en douze parties,Zurich, 1741-1744, i/z-8 p . ; sédition des Troubadours deha Souabe , Zurich, 1748 , in - 8°., &c. On peut direa la louange de Breitinger qu’il étoit un des plus grandsérudits de son siecle. M. le Comte d ’Albon en a fait Pé-loge (8) suivant.

« Breitinger , par son Art poétique & le Traité des com*

* parassions, & M. Bodmer , par ses Observations criti-39 ques fur les portraits poétiques, & le Traité du Merveil-** leux de la Poésie, ont donné à leur nation une finesse19 de tact, une délicatesse de goût qui lui manquoient,53 des principes vrais, lumineux, pensés & sentis, des

* inductions justes, & tout cela fondu dans beaucoup^ de connoissances de la littérature, tant ancienne que“ moderne ; tel est le caractère de ces Ouvrages. » Onpeut ajouter à cet éloge que Breitinger étoit profondé-*f ent v ersé dans la connoissance de Xhébreu , du grec &

ans ^ es antiquités sacrées & profanes, & que ses Ou-^rages lui assurent une place à côté des Muet , des Bas-na ges , des te Clerc & des Buxtorf.

B rucher (Jean-Henri) (9), né à Lieschfial , dans lefA an ^ 0n de Bâle, le 12 Mars 1725, mort à Baie le 17vril 173:4, Professeur d’histoire dans PUniversité de cette^dle, a prononcé en 1747 un Discours fur la comparai-°n de 1 assemblée des Amphyclions chez les Grecs, aveces dietes des Suisses. II a publié aussi plusieurs Mémoirese littérature, écrits en latin, fur les causes des obscu-ïués qu on trouve dans les auteurs grecs, en 1744, i/z-4 0 . ;e Précis des réglés pour corriger les Auteurs, en 174; ,auslì í/z ~4°*» & un premier volume de Recueil des Hist-oires de Bâle , en 1752, in-$°. Tous ces Ouvrages ontété imprimés à Bâle.

Buxtorff ( Jean ), né à Bâle le 1 z Août 1799 , y mou-ÏUt I e 1 7 Août 1664, savant Professeur en langues orien-jales, & très-érudit Philologue. Voyez son article dansa âfse des Théologiens Réformés. 1

f uxtor ff ( Jean-Jacques ), fils du précédent, né à (10)àfe le q. Septembre 1643:, mort en la même ville le pre-O^r Avril 1704, très-habile Professeur de la langue hé-braïque , a volt écrit un supplément à la Bibliothèque Ra -l nique , & traduit plusieurs livres des Rabins. II com-posa ( 11 ) l a savante préface qui est à la tête du Commen •* ariUs Maforethicus de son aïeul Jean Buxtorff.

Buxtorff ( Jean), né à ( 12) Bâle le 8 Janvier 1663,k°rten la même ville le 19 Juin 1732 , célèbre Profes-Ur â hébreu , a donné entr’autres Ouvrages, Specimen

ANTIQUAIRES. "2$

Phrafologice veteris Tejlamenti hebraïci , à Francfort, en1717, in- 8°.; plusieurs Dissertations, à Bâle, en 1725-,i/z-8°. ; un Recueil des Muscs errantes, Muse errantes ,à Amsterdam en 1714, i/z-4 0 . & a Pale en 1717, in- 8°. &c«

Buxtorff ( Jean-Rodolphe ) , né à ( 13) Bâle le 24 Oc-tobre 1747, Professeur de Réthorique dans PUniversitéde cette ville, depuis 1773 , a publié en 1768 ses Obser-vations critiques fur plusieurs passages des Auteurs grecs.II avoit prononcé en 1764 un Discours fur futilité dejoindre la connoissance de la langue hébraïque à celle dugrec & du latin.

Casaubon (Isaac) {14), l’un des plus saváns hommes deson siecle , Professeur de Belles- Lettres à Genève ,né en la même ville le 8 Février 1559 , mort à Londresen KÍ14, & enterré à P Abbaye Royale de IVefiminJler ,a fait des Commentaires fur Théophra/ïe , Athenée , Stra*bon , Polybe , ôte. qui lui ont acquis beaucoup de con-sidération ; ses mœurs, fa modestie, fa candeur, ne le ren-dirent pas moins recommandable. Henri IF" l’honoroicd’une considération particulière, ôt le sit Garde de fa Bi-bliothèque. Outre ses Commentaires, il a laissé des Lettresôc une Critique des Annales de Baronius. Méric (13)Casaubon son fils, né à Genève en 1599, lui est inférieur,fa maniéré d’écrire est rude, lourde, inégale, incorrecte;pour se le persuader, il ne faut que lire ses notes fur Optât& Diogène de Laè'rce. Tout le mérite littéraire de celui-ciconsistoit dans une très'grande érudition; mais cette éru-dition , quoique négligée, je dirois presque méprisée de nosjours, est d un grand prix aux yeux de ceux qui savent com-bien il en coûte pour Pacquérir. Ce qui est encore plus glo-rieux à Méric Casaubon , c'est d’avoir refusé la pension que letyran Cromwell lui offrit pour écrire Phistoire de son tems.Cet homme de sang vouloir acheter une plume pour lapliera son usurpation, & colorer ses brigandages aux yeuxde la postérité, qui venge toujours le bon droit & l’inno-cence, en dégradant la mémoire de ses injustes persécu-teurs. Cromwell trouva dans Casaubon un homme vrai,généreux, sensible, équitable, qui repoussa son offre aveccette noblesse , ce désintéressement sublime dont les Gensde Lettres donnent le plus d’exemples. Un esprit éclairéfait souvent une grande ame. Méric Casaubon , Professeuren Théologie à Oxford , mourut le 14 Juillet 1671.

Ceporinus (Jacques), né en 1499, dans le Comté deKibourg , Canton de Zurich , Savant très - célèbre , apublié une grammaire grecque, des Scholies fur Hésiode , furAratus , fur Denis le Géographe , &c. II mourut à Zurichle 20 Décembre 1523:, à la sieur de son âge. II avoitgrécifé le nom de fa famille , Wiesendanger .

Chappu^eau ( Samuel ), habile Ecrivain de la Religionprétendue réformée, étoit natif de Genève , & originairede Poitiers. II fut Précepteur de Guillaume III, Roi d’Án-gleterre, puis Gouverneur des Pages auprès de Georges,Duc de Brunswik-Lunebourg. II fit les fonctions de cetemploi jufqu’à fa mort arrivée à Zele le 31 Août 1701,

( v - - OIUJIC

fo /hhenœ Rauricœ, p.

4,4-4*.

: ; Se ™nde édition, Ztíthgaa Rauricœ, p.

(13) Ilìdem , p. 308.

(14) M. l’Abbé Sabatier de Castres, les trois Siécles de la LittératurejFsânçoîfe j tomeï > p* 2.60. Amíìcrdcim Sc Paris > 1774 >

(ij; M. Ie Comte d * Alton 9 Discours fur la Suisse, p. i©8, xo ^

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