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^tioiî des habitans seroit encore très-nécessaire â la ville. • a * e ) pour obvier à un inconvénient également préjudi-Cla ^le, qui commence à s’y manifester* G’est que le petitsombre de Citoyens ne suffit plus pour garnir dans unetres-étendue tous les postes qui doivent l’être pourEntretien de la police ôc la sûreté publique pendant laoù la petite garnison entretenue par l’Etat, cede ses"ions a la Carde bourgeoise. 81 on pouvoit, contrees véritables principes d’un Gouvernement républicain,Remédier à ce défaut par une augmentation considérablee k garnison, ce seroit un nouveau motif de songer àau grnenter los revenus de l’Etat, ôc l’on a déjà observé8 u eleseul moyen convenable pour cette fin, seroit encore^ ne population plus forte. De quelque côté qu’cn envi-a § e les choses, ôc quelques grands que soient les préju-de ce peuple, il ne sentira que trop un jour que ceJ ont l es hommes SC non les murs qui forment une cite'.Pleinement satisfait des Observations lumineuses répan-Ues ^ ans oe Mémoire, je priai ce sage Observateur de me faireconnoitre d’une maniéré plus précise le commerce actuel dej, Ul “ e - ce que je vais dire à cet égard, est proprementExtrait des différens entretiens que nous eûmes ensemble,Pendant le temps que je passai auprès de lui, dans la bellearnpagne, voisine du Rhin & de la Birse. Mais avant quek analyser les réflexions du Philosophe Helvétien , je n’ou-Irai pas la vivacité avec laquelle il me recommanda laUre ^Es entretiens ( i ) de Phoccion ì fur le rapport de lam °rale SC de la politique. « Vous y (2) trouverez, me dit-il,
1 d excellentes considérations fur les suites attachées auxprogrès trop afeendans du Commerce dans les Répu-bliques ; rien n’a échappé au pinceau aimable de l’Au-* eur , qui a eu Part de donner le vernis grec à ces col-°ques plus dignes du siecle d'Athènes que du nôtre. Je^ rappelle toujours avec un nouveau plaisir, fa sor-tle (?) contre Periclès, qui, dans une harangue avoit°fé dire (q) que P argent entretient mieux la guerre , que^ es hommes , qui ne Jont capables que de quelques légerse S° ns ' Quand cette maxime d ePériclés est vraie, c’estUne preuve certaine, que la République n’a jamais con-s p U * ° U k* en Amélie a abandonné les bons principes de lattique, ôc que les mœurs font corrompues. Une pa-w *" 1 . République , ajoute M. í’Abbé de Mably, ne doitJ aL f e éa guerre que contre des ennemis aujjl vicieux< Pf e He t Jielle ne veut pas courir à fa ruine ».n peut (y) dire en général que la Suisse est bien situéeso U V 6 n ^ oce 5 tout ce que le pays produit, ôc ce quila P eS ^^ufactures peut-être transporté, d’un côté dansjj» rance j par le (6) Rhône ôc la Méditerrannées, ôcsur^ aUt ^ 6 cot ^ àns l’AUemagne , dans les Pays-Bas , ôco - £S Cotes dc 1 océan par le Rhin. Dans le pays même,
» !que le terrein ne soit pas tout-à-fait uni, on peut
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transporter les Marchandises d’une lieu à un autre, par lemoyen des lacs ôc des rivières ; de forte qu’il n’y a quel’Italie, dont l’entrée soit difficile aux Suifles comme ellel’est aux autres Nations, ôc où ils soient obliges de se ser-vir de mulets pour y commerces.
Ï1 est bon de distinguer les trois principales branches duCommerce de la Suisse, l’une qui est Importation des pro-duits du sel ,ct’autre l’importation des marchandises ôc den-rées de Pétranger, & la troisième Particle des Manufac-tures établies dans le Pays*, ces trois branches exigent desdétails séparés.
La culture du lin produit annuellement des sommesconsidérables aux Cantons de Zurich, de Bâle ôc d’Appen-zell, à la ville de Saint-Gall, à la Turgovie , ôcc. LeCommerce des toiles de lin de la Suisse, en France, enEspagne , en Italie ôc en Allemagne est très florissant. Lafinesse de ces toiles, fur-tout de celles de Saint-Gall (7) ôc duCanton de Berne, leur donne la plus grande vogue chez l’é-tranger. Mais il faut avouer que quoique la toilerie fasse unobj<k d’exportation très-confidérabìe; il s’en faut beaucoupque le pays fournisse toute la matière des toiles de lin ôcde chanvre qui se fabriquent en Suisse ; ôc les cotons quis’y filent, ôc qui forment un objet tout au moins aussi con-fidérable, doivent être mis uniquement fur le compte dePindustrie.
II faut placer au premier rang des productions naturellesdu fol Helvétique , la richesse des fourages ôc des pâturagesdans les montagnes. Non-seulement le produit des trou-peaux de Vaches, fait la nourriture d’une grande partie dupeuple; mais les fromages, les bestiaux & les cuirs, formentla plus grande branche de Commerce ôc d’échange pour laSuisse. Elle fournit aussi beaucoup de chevaux de trait auxnations ^oisines. J’ai traité dans des sections distinctes decette topographie, de la qualité du fol (8), de Péconomierurale, des grains, vignobles ôc arbres fruitiers de la Suisse,comme aussi des pâturages (p), du lait & des fromages,& même des haras (10) de ce pays. J’observerai ici quel’on transporte tous les ans , pour des sommes considé-rables , en Allemagne & en Hollande, des eaux de vie decérise. On psa fait remarquer, que fi on excepte le sel, ôcen partie le bled, les Suisses n’auront besoin d’aller rienchercher pour la vie hors de leur pays , lorsqu’ils vou-dront reprendre les maniérés anciennes. Ils ont du bois, dufer, du bled, du vin, du bétail, des brebis dont la lainepeut être employée à faire des habits, une grande quantitéde lin, en un mot tout ce qui est nécessaire a la vie ; lebeurre ôc les fromages, se tirenr principalement des partiesmontagneuses de la Suisse, de quelques districts du Cantonde Zurich , de YOberland , de celui de Berne , des Gantonsde Lucerne , Uri, Schveitz , Underwalden , Zoug ,Claris, Appenzell ôc Fribourg, du Valais, des Grisons,
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( 3 ) P, t?-"'-
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hv. I, chap. x^.
' n ' il ' figures leS dél ‘ Ces dc Ia Suisse ' tome 1 ' p- 404-414 , Bá!e , 1764,8c So es ' ~~ ^ ae s l > description topog.de la Suisse, tome I, p. zr, 60
rner TVa. »
: °tïie II * ' ì- geog. hist. & pol. de la Suisse, tome I, p. 54, jq, 8c
' ^ - 55 , 156. 8cc.
IX.
(6) Je veux dire depuis Tendroit où ce fleuve devient navigable.
(7) Originairement les premières manufactures de toiles furent e'tablies àSaint-Gall; mais depuis un tems considérable, on en fabrique dans toutesJes parties de la Suisse ; on y est même parvenu à une fl grande perfectiondans cette espece de fabrique, qu’on peurroit presque assurer qu’il n’y aplus de toiles qui leur soient préférées.
( 8 ) Sect. XV.
( 9 ) Sect. XVII.
(to) Sect. XVIII.