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Tome deuxieme et dernier.
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D I V E R S

a hdication. La Princesse se contenta de dire : Celui qui atCrit cecí ne le savait pas , L" celle qui le J'avoit ne le luia .pas dit : réponse admirable qui condamne tant d’asser-

t ( i ) ° ns avancées par les Hirillas , les JUaim bourg & leursdlsves.

, ^ ans les cimetières de la plupart des villes, bourgs &villages catholiques , en Suisse , on voit fur les tombeses croix de fer ou de cuivre dorées ou peintes. M. le°nce Accìoiali dit à ce sujet os il lui paroijsoit queans. ce pays les morts étoient plus riches que les vivans.Le célèbre Coch'ui (42) a observé que la chasse est libreP ar le droit de la nature ôc des gens; mais quelle a été^Lrvée a la Noblesse en France par des raisons de po-1Ce j fous Charles VI : il écrit (43) aussi que la chasse n’estPas un droit de haute-justice, mais de fíef. En Suisse lachasse est permise pendant une partie de Tannée à touss citoyens, habiles au gouvernement des Cantons danse quels ils font établis, & particulièrement aux Bailliss^ ans le ressort de leurs Bailliages. Les citoyens (44) deer ne ont la permission de chasser dans toute TétendueCanton pendant la saison déterminée par la loi. Ce^ 0lt j attaché à la qualité de citoyen, qui permet à tout^urgeoisde tuer du gibier, même auprès des châteaux ffa" 3 ^ eZ désagréable pour les Seigneurs des terres. Onc stue la chasse étoit regardée dans les terres du Gou-vernement féodal, comme une chose très - importante.

e fprît républicain qui n’a jamais été favorable aux pré-rogatives de la Noblesse, a étendu les droits des citoyens^ erne > 2c resserré ceux des Nobles. Les anciens Trai-qui subsistent entre les villes de Berne , de Fribourg1 Soleure , donnent réciproquement à leurs BourgeoisV / 0lí chasser dans ces trois Cantons. Au reste, commeerve M. de Sinner , dans un pays de liberté où lesPropriétés font respectées, où les champs & les moissonspauvres ne font pas regardés comme le théâtre des^ a ssirs destructeurs des Grands, la chasse est un divertis-^ent peu attrayant. II n’y a que les Bailliss ôc les Sei-? Urs ^ es terres, dans Tétendue de leurs jurisdictions,

1 chassent toute Tannée par tolérance du Gouverne-ment.

^ ^arc Lefcarbot , Avocat au Parlement de Paris, a fait

des^f* 011 ^ 3nS ^° n ^ a ^^ eaiL de Suiste (43), en 1617,Ve U etes données à Zurich en. Janvier 1614 , au ren'ûu-^-^Ement d alliance entre la France 6c le Canton de Zu-av 3 ^cmnité dans laquelle Pierre de Castille représentaht é i íïla ^ n ^ cence Roi son Maître , 6c où le CantonPorte at-6r ^ ^ £S ^^jouissances répétées. Je rap-

t^ n . sai lc * un fragment de la relation de YEstarbot ,ì, ° In oculaire. « Au - devant dudit sieur Ambassadeura, ^erent quatre cens chevaux, qui lui firent voir en laD sistre mille hommes rangés en bataille ,

ò à f' UC ^ S âttcnt trouvés rangés en haie le long des rues°u entrée. Tous les Ordres de la ville furent fef-

USAGES . 'my

» toyés 6c traités quatre jours durant. En considération» de quoi, on ne trouva mauvais que la jeunesse fran-» çoise qui estoit là donnast le bal & la danse, 6c mesme» la collation aux Dames de ladite ville, lesquelles, outre» la beauté qui leur est naturelle, paroissoient de fort» bonne grâce avec leur coëffure 6c vesture faites à la» mode vénérable de nos vieilles tapisseries. La ville sic» son festin à son tour, avec tout Thonneur 6c appareil» qui se peut desirer de cette nation. — Ledit sieur Am.» bassadeur au nom du Roi honora les principaux Offi-» ciers de ce Canton de- chaînes d’or , 6c médailles (*)» de mesme, où d'une part estoit l’effigie de Sa Majesté,» 6c en Tautre un haut rocher, avec la devise tirée du» Prophète Isaïe en ces mots : Fœdus pacis meje nom.» movebitur. La Seigneurie lui voulut faire présent d’un» grand 6c puissant bœuf, avec les cornes dorées, à la» façon d’Allemagne ; mais ils trouvèrent meilleur de luî» offrir un globe terrestre d’argent doré, lequel se divise» en deux coupes, pour boire joyeusement 6c copieu-» sement ».

Du tems de Juvénal (46) , les femmes étoient coëfféesà trois ou quatre étages.

Tot premlt ordinìbus , toc adhuc compagibus altunt

JEdificata caput.

Chaque Canton, chaque ville municipale avoir autre-*fois un costume particulier pour la coëffure 6c l’habille-ment des femmes 6c des filles de son district; mais cecostume a souffert presqu’autant de variations que les mo-des én d’autres pays ; on pourroit en faire un précis his-torique qui prouveroit que de tout tems Tempire desmodes, ainsi que la mer, a toujours eu son flux ôc sonreflux, malgré tous les réglemens somptuaires que la lé-gislation leur a opposés. J’ai vu en Suisse , dans plusieursCantons , des portraits de familles faits depuis plus de deuxsiécles, ôc j’ai remarqué dans ceux des femmes que lacoëffure 6c Thabillement des trisayeules & quadrisayeuíesn’avoient presqu aucune relation avec la parure de leurspetites filles, & encore moins avec celles d’aujourd’hui ;ôc ce qui paroît singulier, c’est que ces variations ont eudistinctement lieu dans chacun des Cantons. M. Andréas ;de Hanovre , a fait graver dans son Voyage (47) de laSuisse, dix différentes coëffures. On y distingue cellesde Zurich , de Berne , de Lucerne , de Soleure , de Baie 9de Schweit de Fribourg ôc de Baden. C’est un grouppeassez bífarre que cet échaffaudagë pittoresque. Voici commeTHanovrien Andréas déclame (48) contre Thabillement desBâloifes. « II régné à Bâle une barbarie qui a fait de grands» progrès. Ici les jeunes filles sont habillées d’une maniéré» aussi uniforme que peut-être affectoient autrefois de Pêtre» nos trisayeules ; c’est la même coupe gothique. Ici on» ne voit aucune de ces frisures que l’art de nos Perru-» quiers diversifie chaque mois, en créant pour ainsi dire

. , ^4l) QE

wden. Uvres » tome I, k- 689. Paris, 1751, & tome VI, p. 509»

, * I /f 7 ,

(40 ilg: ln ~^

C44) M f tome l. p. 6sr.

, . ' y iVJ -* de 5G_ _'

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P* í( 7~is Qe SMsler » voyage dans k Suisse occidentale, tome II »

( 4 í)Ap* ari .

ls ' m ' 4 °, p. 70*

(*) Planche 9 1.

(4á) Satyra VI, vers. foi 8c 302 , cum notis Farnabii, Amstdodamîj1630, in- 12 , cum fig.

(47) Page 281.

(48) Ibidem , p. 282. Cette citation est traduite de rallemand.

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