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Tome deuxieme et dernier.
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T O P O G R

^orat, Pan 1^4. On a élevé dans cet endroit de laîerraHs une inscription en allemand, pour conserver lamémoire de cet événement singulier. 1

■A- côté du Temple sur la place est le Stijst, bâtimentjuperbe, qui sert de logement au Doyen, ôc où se tiente ConJìJloi re suprême. Un autre bâtiment qui mérite d’être, est le Collège, où l’on enseigne la jeunesse qui se_ e bne au ministère. C’étoit autrefois le Couvent des Cor-j eliers > on l’a converti en Académie. C’est dans ce Col-^§ e qu on trouve la Bibliothèque publique, qui a été en-* lc hie de celle du célébré Bongars. On y voit, outre les. Vres imprimés, un grand nombre de manuscrits rares ôc|^téressans, dont M. de Sinner a publié le catalogue rai-., nne * On y voit auísi les portraits de plusieurs Hommesest U ^ reS à Canton de Berne. A côté de la BibliothèqueI3 Cabinet des raretés où l’on a ramassé beaucoup dec ^ r iosités de la nature & de Part. On y montre diversesP Iec es antiques de bronze, le portrait d’une fille nomméePollonie Schreyer , du Canton de Berne, qui vivoit enIIÍ01 , ôc qui, par une maladie (10) fans exemple, de-^ eur a sept ans, à ce que dit l’Histoire, sans manger nilre ’ De médailler mérite auísi Pattention du voyageur.

A utre grand Temple, il y en a cinq autres où l'onP e che , & de ce nombre est celui des Dominicains,

^ 1 fert aux Allemands & aux François. L'église a été re-est U ] Ve Du choeur on a fait un magasin, ôc au-dessusété a Concert. Le Monastère de ces Moines a

changé en hôpital, & le jardin en cimetiere.t j e g r and hôpital , qui a été bâti en 1742, est un bâ-naent d une vaste étendue ôc d’une grande beauté. La<j Us grande partie de cet édifice est destinée à Pentretien

co ^ ai í Vres bourgeois, ôc l’autre partie à une maison derr e£lion.

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tirn ^ ou Y infirmerie 3 est un grand ôc magnifique bâ-tll C . nt on a rebâti en 1720, où des Médecins ôc Chi-liens établis, soignent toúsles jours un grand nombrede Pauvres malades.

par 3 est bâtie à l’antique; on y monte

ssab 1111 ^ ran< ^ P erron double, fort exhaussé, ôc l'on entrequi 0^ ^ ans une salle, où l'on voit quelques tableauxCet * e P r ^sentent l’histoire primitive de Berne. A côté de

les T° te ^ ^° nt Monnaie , la Chancellerie , ôc au-dessousl ' é s°rs de f Etat.

^ r f en al est vaste ôc bien garni. On dit qu’íl y a un(j es eiìlent ( IJ ) complet pour quarante mille hommes, ôc^ ei ^ anons cn proportion. Cette artillerie a été nouvelle-d e p c /Esimdue. Si je n’étois pas obligé de resserrer cette^éta’lT tl0 * n îopographique dans des bornes étroites, jeÏJ er n e er °^ s Ici les diverses curiosités à voir à P Arsenal de6 * Ou y voit, entr’autres, deux canons d’une forme

p° rt ^ rej ^ d’une grosseur prodigieuse en pieces de rap-eri 1er ; ils font (12) probablement des premiers

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tems où l’on en fit, après avoir trouvé i’usage de lapoudre.

Le grand Magasin de bled , bâti en 1717, est auísitrès-remarquable. II y a au-dessous des arcades pour lavente des graines, ôc à côté une belle platte-forme, gar-nie de plusieurs rangées de tilleuls, qui font une très-bellepromenade publique; à côté de cette promenade se trouvele nouveau manège.

On conserve toujours l’ufage d’entretenir des ours dansl’un des fossés de cette ville, près de la tour dite Kejfi*thurn y on dit que cette coutume singulière a été établieen mémoire de l’ours que Berthold , Duc deZuringen,prit à la chasse à Pendroit où il fonda depuis la ville, àqui il donna le nom allemand de cet animal qu’on appellebaer en cette langue.

On y remarque auísi la salle du bal; c’est un assezbeau bâtiment construit en pierre de taille.

On a fait hors de la porte de Neuchâtel une belle pro-menade , nommée dieEnge , quis’étendà plus d’une demi-lieue le long de P Are ; elle est ornée de bosquets, decabinets de verdure, de terrasses, de labyrinthes, ôc deplus de cinquante bancs pour la commodité du Public.

On embellit de jour en jour la ville & les environs de beauxbâtimens ôc autres ornemens, ôc les dehors d’agréablespromenades. On a achevé en 1761 un nouveau cheminqui conduit à la porte de YArgeu , en coupant un rochersabloneux, qui étoit perpendiculaire , en sorte que la des-cente est beaucoup moins rude qu’auparavant. On a réta-bli ôc élevé en même tems le pont dont a orné Pen-trée de deux magnifiques portes. Je finirai la description deBerne par l’esquisse qu’en a donné un voyageur (13) Fran-çois : « D’une des portes de la ville, on découvre une des» plus belles vues que l’on puisse voir. On apperçoit toutes» les montagnes du Canton de Lucerne, d’Underwalden ,» ôc les glaciers du Grindelvald jusqu’au Vallais ; ces» montagnes , couvertes de neige, forment un spectacle» superbe vers le coucher du soleil ; il faut le voir pour» s’en former une idée, ôc on ne peut se lasser de les» regarder dans le moment où le soleil, avant que de dis-» paroitre, darde íes derniers rayons fur ces masses énor-» mes de neige, qui, dans l’efpace de quelques minutes,» deviennent d’une couleur bleue pâle, ensuite d’un beau» verd, puis se décolorent successivement, pour se couvrir» des ombres de la nuit. Du même endroit on apperçoit» P Are, qui baigne les murs de Berne, ôc qui serpente» sur des rochers au fond de la vallée; les collines cul-» tivées qui l’environnent ; une campagne charmante ,» peuplée de jardins délicieux ôc de maisons agréables :» il y a peu d’aspects plus rians que celui-là, plus variés, ôc» plus pittoresques ».

Tout le Canton de Berne est divisé en Bailliages quiíe gouvernent par autant de Baillifs qui font Membres

L

lriî iia 4 de Berne, Paul Lentulus , a donné Historia àe proiìgìosa

^tr ement ln fi Schreyerc e. Bern. 1604 , in - 4 0 . Guillaume Fabrìáus de Hilden,a auffi p ar j e - ll ^ anus (mort en 1634, Chirurgien de la ville de Berne),

^ en t, à 1 étrange maladie de cette fille dans ses lettres, Epijí. p

tQlìl e XVî ' ° u ^ ent ' W » obséry. 4. Voyez Leu , Dìct. hist. de la Suisse,

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(1 r) Jean Marin , Bourgeois de Burgdorf, a trouvé le premier une ma-chine pour percer le canon des fulîls.

(12) Lettres fur la Suisse par un voyageur français en 1781 , tome I,148. Genève ôc Paris, 1783 , 2V8 0 , avec sig-

(iz) Lettres fur la Suisse, tome I , p. i 4 í » i^.Geà & Paris, 1783 ,in-&° , avec fig.