TOPOGRAPHIE .
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tion dan$ un vallon beau & large d’une demi-lieue, en-touré de rochers & de hautes montagnes.
Le Bailliage d’Interlachen confine avec le Vallais , le"E > le Canton de Lucerne, les Bailliages de Thoun &Ftutingen, & la Baronie de Spiez ; le Baillis d’Inter-achen a aussi f inspection sur la régence du Landamneau pays de Hafli. Voici les autres endroits remarquablesce Bailliage.
Le mont Battenberg ou Sant - Battenberg , en latinm ons Santli-Beati , & en françois le mont de Saint-Béat ,s étend jusqu’au lac de Thoun, à une lieue d’Unterséen,p dans la proximité du village de Méerligen. II y a uneatoifle (108) sor cette montagne, qui est fameuse par laCa verne de S. Béat ( l’Apôtre de la Suisse ) ; cette (*) ca-Verne est remplie de stalactites & d’autres incrustations.
nous avons donné la description du lac (**) de^ e nom, qu! communique par l’Are avec celui de Thoun.r *enz (top) est une paroisse considérable, sur la riveorte du lac de son nom. Ce village avoit dans les on-^eme, douzième & treizième siécles des Barons de Brien^ju 0 d eux sondy en 1107 l'Abbaye des Bénédictins à Seé-dans le Òanton d’Uri. Leurs héritiers furent les, ar °ns de Ringgenberg ; cette Seigneurie est parvenuea ville de Berne, avec le Monastère d’Interlachen,
I ^ len sol\ étoit autrefois un gros village, à la tête dudés^ G ^ r ^ enz 5 ?tès du château de Kien. Cet endroit est^ l, gné dans le traité par lequel Berne fut reçue en 13 y 2ans L Confédération helvétique. L’un des articles dealliance porte que le Kienjol^ fera établi pour y dé-er par des arbitres les difficultés qui pourroient s’élevér^ tre ^ es Confédérés. Cette place, si illustre dans l’HistoireCantons, a été ensuite ruinée avec le château deP ar des chûtes de neiges, & par des inondations.* n ggenberg, Leissingen ou Luxingen, Gsteig , Lau-j a r runnen , font d’autres paroisses du Bailliage d’Inter-eft 6n * va ^de de Lauterbrunnen ou de Claire-Fontainetrès-renommée par la beauté des glaciers, par les minesUo 61 ^ UC * >0n ^ 3 découvertes, par la belle cataracte (***)fieu ^ tau ^ ac ^i he ruisseau de pousjìere , & par plu-Productions du régné minéral, telles qu’une marneCh* 6 * ^ ^ ne ^ u ' on P eut s en lérvir en place d’encre de lades terres bolaires très-fines, &c.jj e u|? Va ^lée de Grindelwald (****) n’est pas moins cu-c j le â ^ ar * es glaciers qu’elle renferme, & qu’on appro-e bort près , entre lesquels on remarque le Wet-( IIO )> le Schreckhorn, le Scheidegg, le Met-n 0m er ^ * êt sor-tout le Grindelwald & le glacier de ced e p trouve aussi des marbres d’une grande beauté,l * e > &c. Malgré toutes ces massgs énormes de
glaces éternelles, ce pays est cependant fertile en pâtu-rages : il est limitrophe du Vallais, au midi. La paroissede Grindelwald est très-éparíè; elle comprend, entr’autresdistricts, le village de Lutschenen. Deux petites rivièresportent ce nom, la blanche (*****) la noire Lutschenen /elles se jettent dans le lac de Brienz» On trouve dans leGrindelwal le fameux glacier (*♦****} du Fischer -Thaï ,autrement Fischer-Horn , la Corne ou le pic du Pêcheur.
Le Val-Hasel (m), en allemand Hasjli ou Hasjli -thaï. Si jamaijs un pays a mérité l’attention d’un Philoso-phe, c’est certainement celui-ci, tant il se distingue desautres par les singularités de la nature, le langage & lesmœurs. Aussi les habitans prétendent-ils être une coloniedes Suédois & de l’Oste-Frise, & ils appuient cette opi-nion sur une tradition constante, & sur la ressemblancedes langues. On les appelle en latin Haselii ou Avel~lani (112). Ce pays est situé au Canton de Berne, ayantau midi le haut-Vallais, au levant le Canton d’Uri, au nordcelui d’Underwalden, & au couchant le Bailliage d’Intef-lachen. 11 a, depuis la cime du mont Grimsel jusqu’au pontde Weiler,où commence le Bailliaged’Interlachen, onzelieues en longueur, & dix à douze lieues de largeur de-puis Susten, montagne du Val de Godmen, & limitro-phe du Canton d’Uri, depuis le nord-ouejl & le sud estcontre le Grindelwald. Ce pays dépendoit immédiatementde l’Empire, & payoit annuellement à l’Empereur 50livres. En 1275, H sit une alliance défensive avec la villede Berne; il la renouvella en 11308. L’Empereur Albertpremier avoit (113) hypothéqué ce pays à son cousinOtton, Comte de Straíberg. L’Empereur Louis IV trans-porta cette hypothéqué au Baron Jean de Weissenbourg.Enfin en 1334 (i 14), le 10 Août, peu contens de ce nou-veau maître, les habitans se soumirent aux Bernois, en réser-vant leurs entiers privilèges, fous la condition qu’ils paie-roíent à la ville de Berne les 50 1 . qu’ils payoient auparavantà l’Empereur, qu’ils marcheroient à la guerre pour le ser-vice de Berne, de la même maniéré qu’ils avoient été obli-gés de le faire pour leurs anciens Seigneurs, & que le Con-seil souverain de Berne pourroit élire parmi eux leur Lan-damne ou Président de Justice, & avec le droit de ledéposer. Ce Landamne jouit de sa place pendant six ans,& avec toute l’autorité d’un Baillis, excepté qu’il est sujetà l’inspection du Baillis d’Interlachen, qui s’informe an-nuellement deux fois de fa conduite, & reçoit les comp-tes de son administration.
Cette vallée est fermée entre des montagnes d’une hauteurconsidérable, le Grimsel, Wetterhiorn, Schrekhorn, Bru-nig, plusieurs glaciers ; ce qui n’empêche pas qu’il n’yait une quantité des plus riches pâturages. Elle est néan-
*1 y en a ^ es f * trcs d’Interlachen, conservés dans les archives de Berne ,^ an , par lequel Walther d’Eschenbach, sa femmeMoitié d* ^ \ eur Berthold, donnerent au Monastère d’InterlachenP a, ron«ûip U j ~ ro * t Collateur de l’église de S. Béat, Meiietatem juris
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(***) Pfoa’j, bldem > tome ÏV > p*
307.
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' 9tn » la corne a" UC * ^ corne de ^ tempête , en l’appelle aussi, jung frauenTofo tt 3 Vier S e * Ce pic est situé dans la Paroisse de Grindelwald ;c // G dernier.
il est presque toujours environné de nuages;
(*«***) Planche ir;, die weijfe Lutschenen , la blanche Lutschenen.p****#) Planche 17}.
(n 1) Leu, ibidem, tome IX, p. 4 PÍ & suiv.
L’Etat & les Délices de la Suisse » tome II, p. ro8 & suiv,
Tscharner, Dict. géog. de la Suisse .tome II, p. ^9 8c suiv.
'(u z) Ce nom dérive de la quantité d’avellines & de noisettes qu’ontrouve dans ce pays ; on appelle 1 ’avelline en latin avelhna, en allemandhaselnujs.
(iij) Tschoudi, Chron.de la Suisse, tome I, p. zsj, 180 Lc zzi.(114) Le même, ibidem, pi ;;/»
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