Êalllia
T O P O G
S® Considérable j de cinq à six lieues , depuis16 ™ 0nt àa jusquau Bailliage de Lausanne, est bornéevant par le Bailliage d’Estavayé, qui dépend du Can-° n F s iboug ; au couchant, par les Bailliages de Ro-otIer & de Grandson ; au midi, par ceux de Morges_ Eschalens ; ôc au nord, par le lac de Neuchâtel.à 1 Ver f ^ 0n (*) f ville agréablement située dans une plainech ^^eliatel ou d ’Yverdon 3 à l’embou-
Ure de la riviere de Thiele, qui y forme un très-bon0rt , ôc qui s’y partage en deux bras, faisant une isle ,? S laquelle la ville est placée. Elle a deux fauxbourgs
fée j 0rnmun ^ uent avec par des ponts. Elle est compo-j> , e -ois rues parallèles. Quand on y entre, on trouve° r< ^ Une à large place , bordée des quatre côtés,d mens siu'il peut y avoir dans une ville ;
... atea u, de la Maison de Ville, d’un beau grenier!c. Le Chateau, ou réside le Baillis, est un peu cons-a i antique; il a la riviere pour fossé d’un côté , &osiés secs du côté de la ville. Conrad, Duc de Ze-^atit à neuf dans le douzième siécle, ôc Pierre,^°«ite de Savoie, le répara dans le douzième. Le TempleL C R tt,e V ^ 6 t0Ut & présente une belle façade,
de . ^ observe ici une coutume particulière, c’estd e f 6 ^ ama ^ S a ii er au Temple qu avec deux gardes armésu sils. Le commerce est florissant dans cette ville. On^ P et * c P ort} ^ erm ^ ?ar le canal, qui reçoit l’Orbe aubab' on a bâti des halles ôc une douane. Aussi, les
ltans Y font-ils généralement à leur aise. Ils se piquentà de politesse , & c’est, en effet, une des villesen P ays où l'on en remarque le plus. Cette ville & sesdu ° nS oErent diverses belles promenades. Les murailless‘v COt ^ font si épaisses qu’on peut commodément
Pìed^d 0íîlener ^ eux à deux. Le lac, qui battoit jusqu’autell GS mura díes > il y a une centaine d’années , s'estd Un Iîlent ret -^ * sstr'il en est prefqu’éloigné de la portéeble C ^ n ° s n j & y a laissé un terrain spacieux ôc fort agréa-fautr° U * ° n ^ P romene a sombre de plusieurs arbres. Deeailx ^oré de la ville, il y a une métairie où l’on trouve desL a Oìsttrées, avec des bains qui font assez fréquentés.
°° lCe de cette ville est administrée par un petit &de ^ an d Conseil , dont le Chef est désigné sous le nomSocidté^^*’ H formé à Yverdon, en 1760, unea bonr! ^ re Y recueille les charités volontaires, très-te nir 1 ntCS ' destinées à supprimer la mendicité, & à re-Ç et ,P au vres dans les campagnes, en les y assistant.^ Uc cès 1 l ^ ement digne des plus grands éloges, a eu lesffes ^ 6S ^ us marc l u ds, il a servi de modele à plusieurs au-Q sl ans ce genre.
Cr 'Pdon tr ° Uv ^ dans cette ville des médailles ôc des inf-inf Cr i . * on y voit encore une colonne milliaire, avec unequì y on 1 honneur de l'Empereur Septime Severe ,La v m té —anlportée du village voisin de Treìcovagnes.diinufo d Yverdon est nommée Eburodunum ou Ebre-
dat\ S i a 3 ^ anS ^ a Yab le théodojlenne , & Cajlrum ebredunenfeotice des Provinces de la Gaule. On évalue le
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nombre actuel de ses habitans à deux mille trois cents.
Je trouve, dans le Bailliage d’Yverdon , l’ancien (**)Bourg d ’EJclels ou les Clées, ( en latin, Cletce ) où l’onvoit fur un rocher les masures d’un Château, fameux dansl’Histoire par ses diverses révolutions. Ce Bourg est situédans la Paroisse de Lignerolle.
Les autres Paroisses, situées dans le plat pays, fontChavornay près d’Orbe, Ependes, Rances ,Sainte-Croix,Grissier ou Greffi , Baume , Pomi, le Pafquier, D an ne -loye ou Dompneloye , ôc Bulet. Le même Bailliage com-prend la Baronie de Berchier, qui appartient à la Maisonde Sauffure , de Lausanne ; la Seigneurie de Champ-Vent,qui est à M. de Boutte\_\ les Seigneuries de Saint-Chris-tophe ôc de Mathoud ou Matthod, qui font à la famillepraticienne de Thormann , de Berne ; celle de Bavois ,où le Château d’en haut appartient à M. Pillichodi , d’Y-verdon , ôc celui d’en bas, à M. de Sauffure > de Lausanne ;la Seigneurie de Bioley, à M. Offervald, de Neuchâtel,celle de Cronay, à MM. de Manuel , de Berne ; la Motta £appartient à M. Muller , de Lausanne , Effert , à M. Hen-,ne^el , d’Yverdon, Molondïn ou Mollondens , qui, de-puis un temps immémorial, appartient à la Maison desBarons d’Estavayé , de Soleure ; Orfens, Prahin & Cha-neaz , qui font à la Maison de Loys , de Lausanne ; War-rens , à la famille de Bergier , de, Lausanne ; Corselles futChavornay , à la famille Gruber , de Berne ; Bourgeoud, àla Maison de Martines , de Lausanne, ù’c.
IX. Moudon (44) ou Mouldon , en allemand, Milden ,Bailliage qui a pour limites au levant les Bailliages deRomont ôc de Rue , du Canton de Fribourg ; au cou-chant , le Bailliage d’Echallens, qui appartient par inde-vis aux Cantons de Berne ôc de Fribourg; au nord, lesBailliages de Surpierre ôc de "Wuyssens , tous deux duCanton de Fribourg , ôc , au midi, le Bailliage de Lau-sanne. II a, du midi au nord , près de quatre lieues futtrois de largeur. Le fol est en général montagneux, quel-quefois aride ; cependant on y cultive beaucoup de grains ,au moins dans la plaine. Ce Bailliage comprend une grandepartie de la montagne & de la forêt du Jorat.
Moudon (*** ) est une ville ancienne , passablementgrande, située en partie fur le penchant d’une colline étroiteôc fort élevée, entre la riviere de la Broyé ôc le ruisseau laMerine, ôc en partie fur une plaine. La Broyé la partage endeux parties, qui font jointes Tune àl’autrepar un beau pontde pierre, au - delà duquel font les maisons de part ôc d’au-tre, fur les bords de cette riviere. Le quartier d’en haut est siétroit au milieu, que tout ce qu’on a pu faire , c’a étéde laisser une rue libre avec un rang de maisons d’un côté ;de l’autre côté, on l’a fortifié d’une épaisse muraille, d’unehauteur prodigieuse , au pied de laquelle coule la riviere.11 y a à cet endroit une vieille tour de tuf, quarrée , quifaifoit partie de l’ancien Château. L’Eglife paroissiale està l’extrémité du quartier d’en bas. On y voit dans plu-sieurs endroits de la voûte les armes de la Maison deSavoye.
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(**) P * notî œ de 1a Gaule, p. z 8 3 & suiv.
Tms ^rnkr! * 311-31
L’Etat & les Délices de la Suisse, tome II, p- 3 18 & si»v p .Faesi, ibidem, tome I, p. 857-905.
Tscharner, ibidem, tome II, p. 7 1,
(***} Planche zi8 & 2.78.
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