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zo8 TABLEAUX D
grand paffitge au Gotthardt. L’église paroissiale est dans lapartie la plus considérable du village, fur la gauche de laRusse.
Gurtuellen , village & église fur la montagne du mêmenom § dans la Paroisse de Silenen, fur la gauche de la Russe.
Im-Ried , le premier village du Gotthardt , à une pe-tite demi-lieue au-dessus d’Am-Staeg, dans la Paroisse deSilenen.
Meitschengen & Weylery autres hameaux dépendans dela Paroisse de Silenen.
X. La Communauté de W a s e n , village & paroissefur une hauteur assez considérable. Le val Meyenthal faitaussi partie de cette Communauté, il a quatre à cinq lieuesde long, ôt ses Alpes touchent le Canton de Berne. LeMe/yenbach le traverse. C’est une vallée très-habitée.
Wattitigen , hameau íìir la droite de la Russe , à unedemi-lieue au-dessus de Wafen & dans la paroisse de cenom. MM. ( 35 ) B£jler , Tune des principales famillesd’Uri, fe qualifient de Wantingen , parce qu’ils y avoientbâti un château vers le milieu du quinzième siecle.
Geschenen , village considérable dans la paroisse de Tf^a-sen. C est le dernier endroit habité fur la grande routedu Gotthardt jusqu’au val d’Urferen. Depuis Geschenenjusqu’au Lotit da Diable , on monte toujours le long dela Russe , même jusqu’au passage, dit Schellenen , & celapendant une heure & demie.
Morit-Gotthardt ( * ) : je ne ferai pas ici la descriptionde cette fameuse montagne. M. Bejsort en a décrit avecla plus grande exactitude les principales branches , tantdu côté de l’Italie que de celui de la Suisse, dans son Dis-cours fur tHifoire naturelle de la Suijse , qui est à la têtede ces Tableaux topographiques. On y trouvera la Des-cription du Pont da Diable (**),& celle du cheminsouterrain (***) ou de la route du rocher sous lequel onpasse avant que d’entrer dans la vallée d’Urferen. On peutvoir ce que c,e profond observateur y a dit des hauteursmesurées du Gotthardt ; de la dégradation de ses cimes ;de l’Hofpice fur cette montagne ; des rivières qui en dé-coulent ; des sources (****) de la Russe, & du Tesin (*****) jde leurs cascades (******) , &c.
II a paru à Milan, en 1783 (36) , un Traité curieuxfur le mont de Gotthardt. L’Auteur, le Pere Hermeni-
E LA SUISSE.
gilde Pini , Barnabite, combat en plusieurs endroits lesdimensions données par MM. Gruner, de Saussure, &d’autres habiles observateurs. Et ce qu’il dit de la struc-ture physique de cette montagne, mérite la plus grandeattention.
Le Pont du Diable est ainsi appellé à cause de sa cons-truction si extraordinaire, qu’elle paroît au - dessus desforces humaines. C’est une feule arche fort large, jettéed’une montagne à l’aucre , & qui laisse la Russe à uneprofondeur immense , se précipitant à travers des rochers ,le vulgaire n’a donné à ce pont antique le nom de Pont duDiable , que parce qu’il ne pouvoit concevoir commenton avoit pu le bâtir (37) dans cet endroit inaccessible*
Le nom du mont Gotthardt , qui est la plus haute desAlpes , étoit celtique. Ardh (38) signifioit très-haut , prépondoit au summus des Latins. Tfchoudi (3p) prenoitici le nom de Gotth pour le nom de Dieu , le Pere GeorgeRoflrenen (40) nous apprend qu’autrefois les Bretons di-soient Goé pour désigner Dieu. Or ceux qui connoisse ntles dialectes de la langue allemande ne peuvent mécon-noître Got dans Goé. Le Dieu (41) , adoré fur la moû“tagne des Taurisques reçut le nom de Gotthardt , c eià-dire , Dieu très-haut ; nom qui reste à cette alpe , toUtcornme le mont Saint - Bernard fut nommé mons ( 4 3 )Penninus ou Poeninus du Dieu qu'on y adoroit, & dontle nom , de même que Gotthardt , signifioit Dieu dus ornmet & Dieu très - élevé. La montagne portoit le nom deGotthardt long temps avant le douzième siecle où le P a P® ,Innocent II canonisa (43) Gotthardt , Evêque de B**dishetm.
On conserve ( 44 ) à Florence dans le cabinet du GranDuc une pierre antique. C’est une cornaline avec plusieU^figures & une inscription des Taurisques. Le savant (45éditeur du Muséum Florentinum l’a fait graver dans s°^précieux recueil d’antiquités. II Fa accompagnée de qvques observations. On voit dessus cette cornaline l a ^gure d’un (4 6) jeune homme tourné à droite, ayant
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la
tête rayonnante , étendant fa main droite , & tenant ave cgauche un fouet. La figure est posée sur une base <1s’éleve au - dessus d’un groupe de montagnes pointusAu côté droit en avant on lit ces mots : TAVPlG ,au côté gauche du groupe paroît une chèvre barbueayant deux cornes pointues. Cet animal s’avance
fur
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(;}•) Leu, diîi. tome III, p. 306-509, & tome XIX, p. 112,
f) Blanches 63 , 70 » 7 S » 81,89 double , §o dcubk ,93,102, 131, 150,210 double & 2,55.
(**j Planches 34 , 16 3, 2,10 8t r37.
(***) Planche 90 double.
(****) Planches 70,108 Lc rs6.
(*****) Planches 77 , r;i , 2.10.
(*»****) Planches 53, 89, 102, ijo double, & 234*
(36) Memoria Mmeralogia fulla montagna di S. Gottardo. —— în- 8°, cumfig. Ce Traité a été t ra luit en allemand. Vienne, 1784, in-&°, avecsig.
(37) Ce pont est nommé Stueíenâe Bruck, le pont delariv,ere tombant enpousiere , dans un Traité des Cantons de > 370 , rapporté par Tíclioudi, dansfa Chronique de la Suisle , tome I, P- 47?- Voyez auffi le Traité histo-riqoe-du commerce de la Ville & du Canton de Zurich, par Jean-HenriSchini, dans !e second volume des Mémoires de la Société physique de Zu-rich , p. . o t. Zurich , î 7 *4 > ^ > en allemand, avec J?g. <
(38) Wiíhelmi Baxter , Glosiarium Antiquîtatum Britannicarutn ; voceBrocara, 6c vcce Arvíragus- Londini, i 7 iî, ìn- 8 °.
(39) Gallia Comataj Deícriptio » p* íS° > 35 1 *
(40) Dictionnaire François celtique , ou François breton. Rennes, J 7 i
(41) Bochat, Mém. crit. Fur l’Histoire ancienne de la Suisse»* 0111
, 347 Lc Fuiv. fíefd i,
(42) Les Celtes, pour déíìgner la tête, le sommet d’une montag ^dent pen, penne, pin, Lc pinne. De-Ià chez les Latins, pennes, p * 11 'nnaculum.
(43) En 1131. nissert 3 "
(44) Le soleil adoré par les Taurisques fur le Mont Gotthardt.
on de M. le Baron de Zur-Lauben. Zurich , 1781, in- 4°- , ,,
(45) Tome II. Gemmes antiquee.Tab. XIV, n°. I , p- Z6. ^ orent ^f^ g qaSfol. cum fig. C’est au (avant Antiquaire Antoine-François ^
3us devons la description du cabinet du Grand-Duc , Fous le gli
um Fhreminum , Fioremiee, 1731 &• seq. dix volumes in-folio. Cet ouun grand prix. . peil
(46) Au premier aspect, la gravure de cette Cornaline parost ^
tde, ce qui íeiribleroit annoncer qu’elle a été faite dans 4rie ^[eS
Jtre que T (ome , où Ton avoit poussé I’art de graver les me al
lerres au plus haut degré .de perfection,
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