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Tome deuxieme et dernier.
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T O P O G R A P HIE.

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J) orné que de productions utiles, & n’éprouve le besoind aucune chose nécessaire. Ces glaçons amoncelés, ces* rochers sourcilleux , en apparence fi stériles , servent

“ a ^ u % e à habitans, & fournissent des, sources pour» a breuver les terres ».

Cette vallée contient quatre villages. Urseren , autre-^ ent 1 a/ z-der-Matt , comme qui diroit, village auprès^ P r<llries ou des pâturages , est le chef lieu de la vallée(/<?//<?. Ce village ôc celui de Hofpital font bien bâtis.

, n P eut être pas d’habitation en Europe plus éle-Vee ^ ue les quatre villages de cette vallée , puisqu ils sontl° lsins des sources de l’Are & de la Russe. L’église d’an-der-at t est la paroisse de tout le val d’Urseren. C’est prèsj C Ce meme village que se tient l’assemblée générale de? pour sélection des charges municipales du pays.ospual ( * * ** ), le second village de la vallée, ôc à unelieue à précédent, il a été établi, à la gloire deUmanité , un hospice toujours ouvert ôc toujours se-j° Ura ble aux voyageurs qui passent le Gotthardt. L’églisec e village , qui est une filiale de celle d ’an-der-Matt ,la ° rn ^ e à colonnes d’un marbre sauvage. Près du vil-une colline, est une tour à demi - ruinée, oùoient, dans les treizième ôc quatorzième fiecles, leses (73) du nom de Hofpital , qui furent un te m s Gou-verneurs de la vallée au nom de la maison d’Autriche.

b^meau Zwn-Dorf est à près d’une lieue de Hofpital.est f 6rn ^ er vêlage de la vallée est celui de Realp , qui^ carté au pied du mont Furca , pour aller au Vallais ,fl e ° u 11 Y a un Hospice de deux Capucins. On compteeux lieues Ôc demie depuis le village de Hofpital jus-baut du Gotthardt.

m e Cí \ habitans de cette vallée appartenoient ancienne-y a . * ^wpire. Mais l'Abbaye de Disentis en GrisonsUn ^ u j c successivement divers droits. L’Empereur envoyoitCes C ^° U impérial pour exercer la Jurisdiction.

fief A ° mtes Rapperschveil tenoient cette préfecture enLu c ^ 6Ur ext * n< ^ on 3 l’Empéreur Albert en 'investit lessta^ S â à triche, ses fils (74). Depuis plusieurs fiecles , lesl euj , ltans av oient le droit de laisser passer librement parCes V ^ e t0Us les étrangers, avec leurs effets ôc bagages.c eD ^osorits de J’Empire étoient les seuls exceptés dea g e - Henri de Hofpital y Gentilhomme dupays d 'Uri t

obtint de la maison d 5 Autriche, à titre de fies héréditaire zle château d ’Urseren ôc la préfecture de la vallée. Mais ,en (7j) 1317, Louis V. de Bavière , Roi des Romains ,qui difputoit l’Empire à Frédéric , Duc d’Autriche , privade la préfecture d’Úrferen Henri de Hofpital, 6c 1 $ con-féra à Conrad de Moos , autre (76) Gentilhomme du payâd’Uri. En 1321 (77), il y eut un combat a Hofpital acause du passage de la montagne > entre les habitans du vald’Urseren , assistés de l’Abbé de Diíèntis ôc leurs voisinsd’Uri. L’Abbé fit la paix par la médiation des trois Cantonsforeftiers. La liberté du passage fut ouverte. Ce fut dans cestroubles, que le Préfet du val d’Urseren, Conrad de Moos ,se sauva au pays d’Uri. Son rival Henri de Hofpital , quirésidoit au château de ce nom, & que le Roi des Romains,Louis V de Bavière, avoit destitué de son office a causede son attachement à la maison d’Autriche , excita ceatroubles. Mais Conrad de Moos fut depuis rétabli dans fapréfecture. En 1331 (78) les trois Cantons forestiers ôcles habitans d’Urseren eurent la guerre contre ceux du valde Livenen, pour le transport des marchandises par leGottardt. Le val de Livenen appartenoit alors à 1 Arche-yêque & au Chapitre de Milan, ôc Azzon Zifconti , Sei-gneur de Milan, secouroit les Liveniens. D’un autre côté,les Urfellois assistés des trois Cantons ôc d’un détachementde Zurich, entrerent dans le val de Livenen, ôc en chassè-rent les troupes de Milan. La paix fe fit par l’interventíonôc sous la garantie de Franchin Rufconi , Seigneur deComo, ôc de ses frétés, comme on le volt par l’acte d’assu-rance qui fut donné le 12 Août de cette année au BaronJean d’Atcinghausen,2^/7z/7z<z/z/z d’Uri. On y lit : Commuai -tas Urjaniœ; Communitas & Homines de Leventina.

En 1333 (79), les Ducs d’Autriche, Albert ôc Otton,’engagerent l’Abbé de Disentis ôc plusieurs districts de lahaute Ligue-Grise, à défendre aux habitans d’Urseren,qui dépendoient de l’Abbaye de Disentis, la liberté dupassage qu’ils avoient jusqu’alors donné par leur vallée auxCantons forestiers, Ôc particulièrement à celui d’Uri. En vainles Urfellois alléguèrent leurs anciens privilèges. L’Abbé deDisentis fit mine de les attaquer. Mais les Uraniens, assis-tés de leurs alliés de Schweitz ôc d’Underwalden, marchè-rent au secours des Urfellois, ôc remporterent la victoirefur leurs ennemis. L’Histoire rapporte qu’il y eut près de

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P. 1x6 ^ eZ ^^ionnaire hist. de M. Leu, torne X , p. 305, tome XIV,l W, établ‘ t0me P‘ 570-572., fur ia maison d e Hofpital, ou Ofpen-

*^ u ílr e à Urseren 8c à Altorf, 8c dont une branche , dite Wolleb, est

Gnto n ) ES Annales helve'tiques. Henri Woileè., Capitaine-Ge'ne'ral du

letl2 * Le s a S ac ^ u ‘ f une Zloire immortelle en 1499 au combat de Fraf-If ^" eur ® du temps en ont fait les plus grands éloges. Pirckheimer,(74) Un f ci ' àe. Paul-Jove le nomme par corruption Anavolebanus.® ìr °n d e m aison d’Autriche , dressé en 1303, & dont M. le

P' 96 ) , j UT fauben a la copie ( Monumenta Helvetico-Tugienfia , tome XIV," Voici Cnt d’Urseron. Je le traduis d’après l’allemand :

^ triche ) ^ es droits 8c les émolumens que la Seigneurie ( d ' Au-

* a Près I es p 08 ® a *^i a ge libre d’Urseren, qui appartenoit à l’Empire

* à l a 5 . omtes de Rapperschweil, 8c que l’Empire a conféré en fief- L a j^ s eUrÌe G'àà).

Sï iibre ç 0 * de ce Bailliage commence au Grispalt, ou finit le

” lu’au 5 a j 16 de ^ a § S . & s’éîend jusqu’au haut de la Furke , 8c de-là jus-

** an iìe Stiebe ^ 0tt ^ ar dt (gen Sant-Gottari ) , 8t de-là jusqu’au pont dit

* P Q ufii ere 6 Cnde Bruck (c’est-à-dire, au pont de la riviere tombante enSS hes hab’ aUtrement ^ ont du Oinole).

ltans de ce Bailliage ne donnent ni plus ni moins que dix

-, livres de monnoie, valeur de billon.

U y a ici aussi un droit qu’on appelle triballe ; il rapporte par an díx-- livrés de poivre ». (C’étoit un péage fur le transport des bagages).

« La Seigneurie a ici le tiers de toutes les Judicatures, 8c elle juge pré--, liminairement ce qui est à juger, jusqu’à la vie.

-, Les profits des Judicatures font si minces, qu’il ne feroit pas besoin-, de les coucher par écrit. UAmmann (ou le Vice-Gérent de la Seigneurie )3, prend ce qui en dérive. II doit avoir ici aussi un péage que l’on perçoit» à Lucerne». L’ancien Comté libre de Laggdont il est question dans ceterrier, étoit au pays des Grisons , 8 c commençoit à la riviere du Lanquart .La petite jurisdiction de Laax dans la haute Ligue-Grise, en est un démem-brement. (Voyez Leu , ibidem , tome XI, p. 2.88, 289).

(73) Ce diplomé daté de Munich est rapporté parTschudi ( Ckron . Heim.tom. I, p. 280-281 ). On y lit, Offlcìum dìpuïus in Ursarre.

(76) Voyez l’article Von-Moos dans le Dictionnaire hist. de la Suisse, par

Leu, tome XIII, p. 274 , - 75 - «

(77) Tschudi, ibid. tome I, p. 293.

(78) Le même, ibid. p. 319.

(79) Le même ,ibid. p. 327. Sprecher Palladis Rhœtica:, lib. III, p. 132 ;edit. Elzévir,

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