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^ériteroiE ssetre tracée par une plume élégante. Elle com-mence par un Héros dont je parlerai bientôt, ôc finitpar un autre Héros, auíïì nommé Arnou de W'inkelried ,^apitame-Général des Suisses , dans les guerres de Souabe^ â ïtalie, ôc qui fut tué en 1522 au combat de Bicocca .
Outre le Couvent des Capucins, il y en a encore un
‘* Utre des Religieuses du Tiers-Ordre de S. François , aubourg de Stanz.
Voici les noms des autres principaux districts qui fontdans l a paroisse de Stan%,
Nìder-Dorf, habitations éparfes qui forment avec le0ur g de Stands le premier des onze quartiers du Gou-Ver nement.
Ober-JDorf 9 village au-dessus de Stan%.
•Stan^-Stad , dont le nom latin est le même que celuij e ^ ta n~ K _ , en cette langue, Stantium-Statio , est un vil-x S e avec une église filiale , fur le lac des quatre Cantons,a une lieue de Stanz. Le port est défendu par une vieillet0Ur , dont les annales de l’ancienne Suisse font beaucoupmention. C’étoit une tour de signal^autres tours, bâties fur les côtes du lac, pour donnerAlarme dans le pays, en cas ssune invasion.
&allenweil , village fur la rive droite de la riviere de* Aa %
qui correfpondoit avec
^ Le Burgenberg , montagne fertile en pâturages ôc en. lts J e ntreBuochs ôc Stanz, ôc dont une partie appar-le ^ a la ville de Lucerne.
nt ienmoos , village au pied de la partie méridionale duni0nt toutterschwanden.
g ^°& er g( 27) ) hauteur ou petite montagne fertile, entreton* 12 ^ OE^oil, fur la gauche du lac des quatre Can-s, il y avo j t autrefois dans ce district le château demop er ^ J Marneux dans l’Kistoire de la Suisse. II fut dé-1 ( 28 )en 1307, & voici quelle en fut la cause. Un jeuneintf 1116 âê ^ tanz ì du nombre des conjurés , entretenoit unec ^. Ue amoureuse dans ce château , soit qu’il eût forméj^^^^^^gence à dessein, ou qu’elle fût l’effet du hasard.
Issell nC teno ^ Point de la barbarie des lieux
®Labitoit, attachoittous les soirs une corde à fa fenê-a ide de laquelle son amant s’introduifoit auprès d’elle.de ^ V °* r à ^ on ordinaire la nuit du nouvel an ; plusieursr ent o^marades auxquels il avoir donné le mot, le suivi-grsnd^^ Un à^min aussi périlleux, ôc y arrivèrent en siUn n ° mbre » l ue trouvant assez forts pour exécuterïe ^ U P de main , ils fe firent ouvrir les portes , se íaisi-p r f s ar mes, ôc firent la garnison prisonnière dans fa pro-otteresse avec le Seigneur Châtelain.
Rofioch , chapelle, papeterie ôc autres moulins, fur hdroite de Stanz-Stad, fur le lac des quatre Cantons, Ôcoù il y a une source fulphureuse, propre pour des gué-risons. C’est ici qu’est la fameuse cascade (*) de Roz-Loch, 1qui tombe dans le lac de Lucerne. On en voit une descrip-tion dans un Journal allemand (29) qui a pour titre Po-mone , ôc que compose à Spire Madame Sophie de la Ro*che (30). Ce Journal est écrit pour l’instruction du beausexe de l’Allemagne. Elle y dépeint avec le plus tendreintérêt, fa promenade dans le Canton d’Uaderwalden-d’en*bas , à la cascade voisine du bourg de Stanz , 38c où ellearrive par un chemin pénible. Le vallon, dit fille , où l'eaufie précipite tantôt d’un côté , tantôt de Vautre , par-dejjusles rochers , doit être plutôt appellé une cavité qui ejl for-jnée entre les fentes des rochers. Veau frémit £? écume entombant tantôt à gauche , tantôt à adroite , G* ce bruit fieperd dans les finuojitès de la cavité. Au bas de la chute(Veaux ejl une papeterie. Madame de la Roche fait unepeinture charmante du caractère bienfaisant des Under*waldois.
Au-dessus de S tan £, au bas du Rozenberg, dans lequartier Ennenmoos , est un lieu nommé (31) Oedweil ,c’est-à-dire, village désert , ainsi appellé parce qu au-dessusen-deçàd’un grand pacage, dans une caverne au mont deMutterschwanden , il y avoit dans le treizième siecle unserpent monstrueux, qui faisoittant de ravages, que les habi-tans furent obligés d’abandonner le hameau de JVyL Ce ser-pent, que le vulgaire appelloit dragon, fut tué (32) en 1230par un Chevalier que l’ancien nécrologe de Stanz ôc lesvieilles chroniques nomment Struch de Winkelried , fansdoute par altération du surnom de. Schrutan, que les char-tes donnent à plusieurs nobles de la maison de WinkeUriet. Quoi qu’il en soit, le Gentilhomme dont il est iciquestion, avoit été obligé de quitter le pays pour un meur-tre. II passa au service de l’Empereur Frédéric II, ôc sedistingua tellement par fa valeur en 1241 au siégé deFaen^a en Italie, que ce Prince lui donna l’accolade dela chevalerie. "Winkelried ayant appris dans son exil lesravages qu’un serpent d’une grandeur énorme faifoit dansfa patrie, fur le chemin de Stanz à Sarnen, au-dessus duhameau de Wyl, s’offrit, en cas qu on lui permît de ren-trer au pays, d’aller tuer ce monstre. La chronique portequ’il tomba fur le serpent avec une longue pique, hérisséed’épines pointues ; il la lui plongea dans la gueule, ôcen même temps il lui donna tant de coups avec son sabre ,qu’il l’étendit mort. Mais dans ce moment plein de joie ,comme il le voit en l’air son sabre ensanglanté, des gouttes
tes arm
fstìlìc^ Un £S . Winkelried étoient d ’a%ur au triangle d 'argent, ayant £Miller Cï0l ^ ant d'or tourné á droite ; cimier de Chevalier, chargé d’ts ’éleve Un C ° U ® n de gueules orné de quelques houpettes d’or, & fur lequLç ; poissant d’or tourné à droite ; lanbrequins d’a^ur & d’or.
^°bles d e Buochs , dans le Bas-Underwalden, tait mention d(
t>tt ono 0 ln \ e lried. II y avoit autrefois un château de ce nom près d’£;(*7) £ ans . la Paroisse de Stan^. On en voit encore quelques vestiges.U) * bid - tome XV. p. 49;.
C) P/,. , U " ^hron. Helvet. tom. I, p. 239, &c.
(19) ^3 n°. 194.
,(;o) Cett^i? 16 ^âion, Septembre, p. 832-838. Spire, 1784, ín-ii* lQ n p ar ^ ame s’est acquise en Allemagne une auffi grande réputaromans, que celle que Magdelaine de Scuderi s’acquit autre
J / « dernier.
fois en France , où elle éíoit surnommée la Sapho de son íiecle. Elle a peintles aventures de fa vie dans son roman de Sophie de Sternkeìm. Quelqu’una dit qu’elle étoit aussi unique dans son sexe , que Jean-Jacques Roujsetutl’avoit été dans le sien. Cette Dame a fait en Juillet 1784 un voyage dansplusieurs Cantons de la Suisse, & elle en a donné la relation dans sonJournal. Ce sont des tableaux généralement bien nuancés. Sa relation com-prend Lucerne, ses promenades fur le lac de ce nom, à Stanz, à Sourzée,dans le Murgenthal, à Berne, Morat, Avenche ôc Payerne. Tout s’ em -bellit fous fa plume, 8c elle vivifie les rochers mêmes.
(31) Leu > ibìâ. , tome VI, p. 1J8 , 1 59 , & tome XIX . p. 64 r.
(32) Tschudiì Chron. Helvet. tome I, p. 14^ Voyez aussi les Chroniquesd’Etterlin, de Stoumpf, de Grasser, Lsc.
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