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T A B L E A U X D
du sang venimeux tomberent sur son corps nud, & il enmourut peu de jours après, au grand regret de tout le pays.Telle fut la fin de ce preux Chevalier , le premier desïiéros que l’Histoire célébré du nom de W'inkelriet.
Hergijweil , village de paroisse au pied du mont Pilate,.près du lac des quatre Cantons.
Buocks , en latin Bucca , autre paroisse, est un bourglimitrophe du Canton d’Uri & fur le lac, à une petitelieue de Stanz, près de l’embouchure de la riviere deB A a.
Beggenried ou Bekenried , paroisse & village, avec unport très-commode fur le lac des quatre Cantons , dansla proximité de celui d’Uri. u
Emmeten , paroisse & Communauté éparíè, vers la fron-tière du canton d’Uri.
Wolfenschìejjai (33), deux villages, le haut SC le Bas,Avec régisse paroissiale, qui est située dans le village d’en-bas, à une lieue de Stanz, vers la vallée d’Engelberg. Lesnobles de Wolfenfchiejsen font illustres dans les fastes duCanton, plusieurs de ce nom en furent les Chefs ou Lan-damnes dans le quatorzième siecle. Wildrich de Wolfenf-chiessen répandit en 13 85 son sang pour la liberté à labataille de Sempach. Mais comme dans les maisons lesplus anciennes il y a eu quelquefois des sujets qui en ontterni le nom, celle de Wolfenfchiessen a produit un Châ-telain qui eut pour ses excès une fin (34.) tragique en 1306°.Le Baillis Autrichien, Beringer de Landenberg , lui avoitcommis la garde du Château de Rof>erg. Un jour que ceChâtelain , revenant de l’Abbaye d’Engelberg, apperçutfur le chemin d’Altzeíen à Stanz, dans une prairie, lafemme d’un paysan , nommé Conrad de Boumgarten ,derriere le village de Wolfenfchiessen, fur une colline oùelle travailloit; épris de fes charmes, il lui demanda oùétoit son mari ; elle lui répondit ingénuement qu’il n’étoitpas à la maison. 11 lui demanda eníùite en quel tems ilferoit de retour. Mais cette femme qui n’ofoit penser qu’ileût des desseins fur elle, foupçonnoit au contraire queson mari pouvoit avoir quelque tort pour lequel le Sei-gneur Châtelain vouloir le punir; elle connoissoit soncaractère cruel ; c’est pourquoi, dans les vues de sauverson mari , elle répondit au Châtelain, en affectant un airde franchise , qu’elle ne savoit pas quand il pourroit reve-nir, & qu^elle croyoit qu’il resteroit quelques jours de-hors pour fes affaires. Elle savoit cependant qu’il travail-
lé ’ L A S U I S S E.
loit dans un bois voisin, & qu’il s’en retourneroit fur lemidi dans fa maison. A ces mots le Châtelain lui dit qu tvouloir entrer chez elle, ayant à lui parler. La paysannen’ofa pas le contredire, & elle le conduisit chez elle.Aussi-tôt après il lui commanda de lui préparer un bainpour fe refaire de la fatigue du voyage. Cette demandemit martel en tête à la femme , ce font les termes de laChronique ; elle desiroit dans son cœur le retour de fo stmari; mais cependant, intimidée.par les ordres du Cna-,telain, elle prépara le bain; ôc quand tout fut dilpofé,le Châtelain démasquant fa convoitise, voulut forcer lafemme à fe baigner avec lui. Elle frémit de la proposition,mais craignant la violence, elle dissimula en faisant bonn&mine au Châtelain; elle lui dit d’écarter auparavant de la mai-son les deux domestiques de fa fuite : le Châtelain les ayantcongédié, la paysanne lui dit d’entrer au bain, & qu’ell ealloit pendant ce tems fe déshabiller dans la chambre voi-sine; mais durant cet intervalle, elle s’échappa par la p° rtede derriere & elle prit la fuite. En chemin elle rencontreson mari qui revenoit du bois ; elle lui dit en pleurant & 3l’oreille de quoi il étoit question, & la circonstance critiquedans laquelle elle fe trouvoit. Le paysan louant le ciel d avoir inspiré une pareille ressource à sa femme, lui répond^qu’il alloit de ce pas si bien bénir le bain du Châtelain 1qu’il ne s’aviferoit jamais de faire la même insulte a au^cune autre femme. II n’eut pas plutôt dit ces mots, qnentre brusquement dans la chambre du bain , & fend d uncoup de hache la tête du ravisseur. Ensuite il s’enfuit ai*pays d’Uri, où il fe tint caché. Le Baillis Landembergfit qu’une foible recherche pour venger la mort de 0Châtelain. II n’ignoroit pas combien fa mémoire etoitexécration dans le pays ; les propres freres du lubriq"tyran montroient ouvertement leur indignation. & ieaprès le Baillis plaça un autre Châtelain à Roíberg ’ ^nom du Roi'des Romains. Tous fes efforts pour p oles nobles de Wolfenfchiessen à venger leur frere, ^ ure ^inutiles, leur unique oracle étoit la voix de 1 honnQuels hommes!
Al^elen est une petite montagne, fertile & oà
fur laquelle il y a plusieurs habitations éparfes. C est a ^fe passa la feene que je viens de décrire d’après les anmonumens de la liberté primitive des Suisses. ^
Rikenbach (le haut & le bas), deux villag e ^ aune chapelle filiale de le paroisse de W olfenfchi e etl
(35) Leu, ibidem, tome XIX, p. 561, ;6r, Lce.
(34) Tschudi, ibidem, tome I, p. rzz, &c.
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