TOPOGRAPHIE.
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Contre son frète puîné Hàrald , qui avòit usurpé la cou-ronne d Angleterre, au préjudice d’Edgar à qui elle appar-renoit. Cette Princesse épousa en secondes noces Welphe' ^ uc ée Bavière j & de ce mariage descend la maison derunsvick avec la branche régnante en Angleterre. JudithCourut le 4 Mars 1094, & fut inhumée dans l’Abbayeâo Weingarten (14) en Souabe, qu’elle avoit dotée ma-gnifiquement , & où, entr’autres reliques, elle avoit ap-porté celles de S. Osuald. II y a dans ce même monastère^npérial la chapelle dédiée au même saint, & sous laquelleest le caveau sépulchral des anciens Ducs de Bavière, de lasaison des Welphes. Indépendamment de l’Eglise de Zoug,à Ooxe eût trouvé à Ratiíbonne, & en Suisse, à Udlin-Eenschweil, à Romoos, dans le Canton de Lucerne, ôca Sargans, dans le Comté de ce nom, des paroisses fousì évocation du même Saint Roi de Northumberland.
L église de S. Oíuald est un bel édifice en pierres, com-wencé ( iy ) en 147B , & fini en 1487. Un Curé de^oug, Jean. Eberhard , en fut le fondateur. On lui a^levé depuis peu d’années une épitaphe dans le Chœur.R la tête des Bienfaiteurs de cette église, ont été Charles, Roi de France, Sigismond, Duc d’Autriche , &René , Duc de Lorraine. Le tableau du maître-autel, qui°stre S. Osuald prosterné devant la croix, à la tête de^° n ar mée, est très-estimé des connoisseurs ; il a été peint^ Iralie. On voít auíîì dans cette église les tombeaux &es êpìtaphes (16) des Barons de laTour-Châtillon-Zur -$*auben , a V ec leurs portraits depuis 1596. Cette maisona fait beaucoup de donations à cette église. On y voyoitAutrefois, en y entrant sur la gauche , une grande statueéquestre en bois, dorée & attachée à la muraille ; c’étoita ngure de «f. Osuald , ornée d’un manteau royal, & ayantdiadème fur la tête. Sous cette statue étoit l’écu des^mes d'Angleterre, avec ces mots autour: Sanctus^WALDUS , ReX AhGLUE , PaTRONUS HUJUS EcCLESUE.
e rte statue & les écus qui l’accompagnoient, ont disparuj P UlS vingt-ans environ. Us ont été enlevés de l’église°rsqu , on la rebâtissoit. L’inattention du Curé d’alors,stru même dans cette réparation a sacrifié plusieurs autres^°numens (17) respectables, le tout pour donner à sonE‘ue de structure gothique, un air plus moderne, a fa-c dùé ces distractions.
-j ^ Ur le portail de cette église on voit les statues en pierrequatre Empereurs, le grand Constantin, Charlemagne,°uis le Débonnaire & Henri II. Us font tous qualifiés
Saints dans les inscriptions latines qui accompagnent cesstatues. On apperçoit à leur droite l’inscription suivante ,& à leur gauche, une autre que nous rapporterons éga-lement à cause de leur singularité, & par ce qu’elles ontété mal décrites dans plusieurs relations :
Iustus erat Karolus. Konjlantinusque Devotus,
Clemens Ludovicus, Henrlcus ccrporc Cajhis.
Templa Deo fundant. Ea dotant. Idola ùalcant ,
Auclores fidei. Pugiles pro nomìne Crijli.
Hec quia fecerunt intrare Polos meruerunt.
Voici rinserîption (18) de la gauche:
Melchior ex Gente. Cum Balthasar áb Oriente,
Et Caspar Comité venerunt Jìdere Duce.
Quem solime querunt ejfrata monjlrat eum.
Donajïbi dantes. Aurum cum thurelibantesEhis mirram sociant. Proni sua corpora curvant.
II y a aussi un Couvent de Capucins dans un quartierde la E'ille-Neuve. Les étrangers y admirent le tableaudu maître-autel, qui est de l’école de Bologne , & qui aété peint par un des trois Caraches. Ce tableau est undon fait à ce couvent vers la fin du seizieme fiecle par lamaison de Zur-Lauben. 11 représente la sépulture du Sei-gneur. On remarque à Zoug, dans la bajse-ville , une églisedédiée à Notre-Dame , ornée de tableaux de Jean de Bran-denberg , Peintre estimé & natif de Zoug, qui est mortdans ce siecle. Cette église où sont les fonts baptismaux %est d’une haute antiquité.
Parmi les édifices publics de Zoug, on distingue laMaìson-de-Ville , qui est dans la vieille ou base ville ;c’est un bâtiment antique en pierre ; on y voit dans la íalledu Conseil un beau (19) tableau de l’école de Bologne,que le Général Louis-Ferdinand, Comte Maìjigli , en-voya à la ville de Zoug à son retour en Italie, pour luitémoigner fa reconnoissance de la retraite qu’elle lui avoitdonnée après la reddition de Brifach; ce fut à Zoug qu’ilfit imprimer des Mémoires pour fa justification. On l'a-voit accusé auprès de l’Empereur de n’avoir pas défendula place comme il le devoir, & il fut condamné en 1704à être dépouillé de tous honneurs SC charges , avec la rup-ture de Vépée. Le Comte d’Arco , Gouverneur de la place ,eut la tête tranchée ; on pensa alors que l’on avoit sacrifiédeux innocens, pour ne pas inculper le Prince de Bade,qui avoit mis dans une mauvaise place avec une garnison
kliés^ ^° Xe ^ ero ‘ t k* en à consulter aussi les Monumenta Guelfica , pu-â^ux volumes in- 4 0 . àKempten, en 1783 & 1784, parle savant(i\ ^ r ‘ eur de l’Abbaye Impériale de Weingarten.in.foij O" conserve dans la Chancellerie de la ville de Zoug , le registre) es ° * contenant tous les frais de la bâtisse de régisse de S. Osuald, avecy tro -âe ses bienfaiteurs. Ce registre est de la main du Fondateur. Onp 0l)r Ve ^ es m otifs qui avoient porté le Curé Eberhard à choisir S. Osualdd atio ^ on de cette église. Caspar Lartg s’efl beaucoup étendu fur cette fon-^ ^ ans ^'Histoire Ecclésiastique de la Suisse , tome I, p. 9.04, 905,
^Pina ^PÙaphes ont été rapportées par lc célébré Scheuchv^r , Itinera€td ans ’j tom ; m, p. 474-474. Lugduni Batavorum, 1723, in-4 0 . cumsig.ftietjt ail jy Sftéalogie de Zur-Laulen , au tome second du nouveau supplé-V 0ye2 Eionnaire historique de Moreri, p. 810-813. Paris , 1749, in-fol.
^“fiches o Plufieurs Portraits de cette maison, gravés dans ces Tableaux ;q n * ZQl » , 216, 176 8c 177.
a effacé entr’autres le tombeau de l’un des Héros de la Suisse,4ome 1/ sc dernier.
Werner Steiner, Landamné de Zug, mort en 1717, qui fixa en 14.99 , engrande partie, la victoire à la bataille de Dornach , 8c qui s’acquit tant degloire à Novare 8c à Marignan , 8c de qui descend l’illustre maison de Stei-ner à Zurich; ce tombeau est près de I’autel du Mont des Oliviers , qui a étéfondé par le fils du même Landamné, Protonotaire Apostolique, Cheva-lier du Saint Sépulcre, Lc Chanoine de Munster en Argeu : on voit encoreses armes au haut de la voûte. II se nommait aussi Werner Steiner.
(18) Voici des vers assez analogues à cette inscription, 8c qui sont de
Gaufredus, Archevêque de Bordeaux, sur la translation des trois Mages àCologne; on les lit dans la Chronique de Gaufrede, Religieux d e l’Abbayede S. Martial de Limoges, qui s’étend depuis le Roi Robert jusqu’en 1184.(Cap. LXII, p. 314 Novce BMicthecœ manuscriptorum librorum tom. II,operâ Philippi Eabbe , Soc. Jesu. Parifiis, r *>57 > )»
Tarsensts prœcedit , Arabssubit, inde Sabaeus,
Nomina sunt , Gaspar, Balthasar Melchior illis. 1
(19) Ce tableau offre les quatre vertus cardinales,.
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