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Tome deuxieme et dernier.
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TOPOGRAP HIE. z§5

en § a gent. M. le Ministre Faeji , qui dans ía Topographie turel des Sargansois pour Tétât de soldat j leur soiblectvétique, affiche le plus grand zèle pour l’agriculture attachement aux travaux rustiques, & leur penchant pour

^ ^ commerce, & l’aversion la plus décidée pour tout les diverses branches dû luxe, le jeu, les plaisirs, &c.

ei'vice militaire chez l’étranger, attribue ( 9 ) au goût na-

L E HAUT S A R G A N S.

La petite ville de Sargans , Capitale du Comté , est^uée presqu’au milieu du Bailliage, ôc bâtie sur la croupeUn petit mont, qui est une branche de la grande monta-ê n e, ou plutôt de la chaîne de montagnes qu’on nommeSchalberg, (Mons S cala) , & qui couvre la ville d u côténor d. Au-dessus de la ville, fur un rocher qui la com-^ande, est un château où réside le Baillis. Le Gouver-nement consiste en un Avoyer que le Baillis choisit entre* r ° IS sujets que la Bourgeoisie lui présente, ôc en un conseile douze Assesseurs que la Bourgeoisie nomme : cetteé gence juge les affaires civiles ; le criminel est réservéau Baillis, Le château étoit la résidence des anciens Com-* es de Sargans. Le Baillis a pour Officiers & Conseillers lee Landammann , le Secrétaire du pays ÔC Y Huissier our and Sautier. Les deux dernieres charges font à la no-^nation des Cantons Co - Régens, mais celle de Landam-niann ne dure que deux ans ; chaque nouveau Baillis laRemplit à son choix parmi les trois candidats que lui pré-^tent les trois Communautés de Mels, de Wartau & deums, dont deux font Catholiques, & un de la Réli-§ l0 u réformée.

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re s de la ville de Sargans, du côté de Ragatz, il y a

Pq 6 ^! nta * * ne d’eau soufrée ôc froide, avec un bain qui passe* Ur etre propre à guérir divers maux.

R a gat%_, en latin Regacium ( 10), est un gros bourg,éloigné du Rhin, vis-à-vis de Meyenfeld, ville des^ 1 ons. II est fur la grande route de Sargans à Coire, &quatre lieues de cette derniere; II y a en cet endroit unj^ ar *d ubord de marchandises. La Taminne, qui passe à^ a gatz, se jette dans le Rhin, à quelque distance de ce -p ° Ur g* Cette riviere cause souvent de grands dommagesété ^ âordernens ; en 1765 le bourg de Ragatz aAu ^Elqu'entierernent détruit par un incendie. Six millekriehiens furent battus en 1446 par onze cens cinquantees > dans un combat livré à Ragatz , où ils perdirentei2e cens hommes.

í ,U *^ e ^' 0US à Bagatz, fur une hauteur, est le châteaufa . r . eu ^ en ^ er § ì fameux dans les annales du pays ; la noblee âo Lâcher à Frauenfeld, le tient en fief des can-

'^Co. Régens.

j . àbaye ( 11 ) de Pfeffers , de l’Ordre de 8. Benoît, enp*!? ^ a barìa , F avarias ad Fav arias , ÔC Fabarium :p Q q ǰis Faviera , en Italien F avéra ,, ôc en langue gri-^ R^atra , est située avec le village paroissial du^orn, fur une haute montagne, mais en même temps

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fertile^ où l'on jouit d’une vue agréable ÔC étendue. Au-dessous du Monastère coule au côté droit le Rhin, & augauche la Taminne. L’Abbaye a été fondée dans le huitiè-me siécle par Saint Pirmin , chor-Evêque ou Evêquerégionnaire, le même qui fonda en 724 l’Abbaye de Rei-chpnau , dans une ifle du lac inférieur de Constance, &mourut en 754. On lui attribue aussi rétablissement deplusieurs autres Monastères en Allemagne ôc en Alsace ,entr’autres celui de Mourbach dans les Voges en 727. Lespremiers Religieux de Pfeffers furent tirés de l’Abbaye deReichenau, Mais on ne fait pas la.date précise de la fon-dation du Monastère de Pfeffers ; on la place communé-ment vers Pan 73 i. Ses Abbés portent le titre de Princesde PEmpire, depuis que l’un de leurs prédécesseurs Ru-dolf, né Comte de Montfort, reçut cet honneur de PEm-pereur Henri VI par un Diplomé daté de Worms en No-vembre 119d. Cependant les Cantons souverains du paysont droit d’inspection ôc de protection sur cette Abbaye& ses terres.

L’Abbé est Seigneur de tout le pays (12) d’alentour ÔCparticulièrement des Bains dont je, vais bientôt parler. II ala collation des Paroisses catholiques de Pfeffers, Ragatz,Vettis, Vallens, Vilters, Melz, Wangs , Weistannetz,Wallenstadt, Quarten & Quinten , & aussi celle d’Esi-chen (13) dans le Comté de Vaduz , qui appartient auPrince de Liechtenstein, L’Abbé a le droit de faire desser-vir ces Paroisses par ses Religieux. II a encore la colla-tion de la Paroisse catholique de Buoskirch , dans le ter-ritoire de la ville de Rapperschweil, & celle de la ParoisseRéformée de Fiesch, dans la Seigneurie de Meyenfeld enGrisons. L’Abbé est immédiatement soumis au Saint-Siége,quoique son Monastère soit situé dans le Diocèse de Coire.II a le troisième rang parmi les Prélats de la CongrégationBénédictine en Suisse.

La structure de P Abbaye (*) est fort belle. Elle futconsumée entìerement par le feu en 1 § 6 $ le 19 Octobre.Mais elle a été rebâtie avec plus de magnificence qu’au-paravant ; Ôc elle est toute incrustée de marbre noir, rayéde blanc, depuis le rez-de-chaussée jusqu’au to'ît, qui estcouvert d’ardoises noires. On commença cet ouvrage Pan1673 , ôc il fut achevé Pan 1677.

Les bains ( **) de Pfeffers font véritablement une mer-veille de la nature. Ils furent découverts (14) dans ledouzième siecle, du temps de l’Empçreur Frédéric II, versPan 1242, par deux Chasseurs du Couvent, qui cherchoienc

Tome Itt

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(G all; a q 6 '~“ arte de l’Abbaye de Pfeffers en 1030 , citée par TschoudiyStciem ata ' P* ì 1 5 - ) porte Ad Tumìnga , ( ou Thumìnga ) quœfluìt per Re-

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’ ^êfïle A --- "

0 Amem. s tom. I, p.ip.

^ict. Hist. de la Suisse , tom. XIV, p. 483 -509, &c.

X 0 ff s 1 ?? district qui a près de cinq lieues St demie en longueur, Sc

c U éC dernier s

kc. Cet

acte se trouve tout entier dans la Chronique Helvétique

où fe trouvent les quatre Communautés Ragati> Pfeffers, Vettis & Vaïlens.

(13} L’Abbé a en son nom un Religieux, Vice-Gèrent à Lichen, pour lagestion de ses droits & la perception de ses revenus. '

(*) Planche n°. 112.

( ** ) Même Planche.

(14) En latin > Thermes Fabarienfes , Famrienfes t 6* Piperinœ;

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