TOP O G K A P HIE.
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approchant, ne laissent q u’un chemin serré, pour passerde f Allemagne & de laTurgovie dans l’Argeu, & de-làda ns les Gaules & en Italie, devoir être regardé commeUn passage important, qu'il convenoit aux Helvétiens detien garder, en le fortifiant.
Tacite nomme expressément ce lieu vie us Thermorum ,k Vl Uage des Thermes ou Bains, & il nous apprend qu’ii7 Avoir un ancien château, cajìellum ; c’étoit fans doutece luì dont on voit encore les ruines, & qu’on appelloitAutrefois le rocher de Baden , en allemand der sein yuBaden , où les Comtes de Baden , & après eux les Com-tes de Kibourg & de Habfpourg & les Ducs d’Autriche,ont téfidé. On a trouvé dans ce château plusieurs antiqui-té romaines, entr’autres une inscription ( 10) à f honneurde Mercure Marunus, qui a été transportées 11) à Zuricha Pres la guerre de 1712. Ce château, qui avoir été brûléetl H 1 S par les Suisses, fut réparé l’an 1659 par les habi-ts de Baden : ils le fortifièrent durant les années fuivan-Tes * Sa situation commandoit toute la ville ; mais il a étédémoli en partie dans la guerre de 1712, après que la ville& fut rendue à Discrétion.
^ y a dans Baden un Chapitre ; la nomination du Prévôt^ des Chanoines appartient au Petit-Conseil de la villede Baden, mais celle du Curé dépend de f Abbaye deWe ttingen, qui le choisit dans la Bourgeoisie , suivant unan cien Concordat. L'Eglise Collégiale, dédiée,à Notre -Traîne, est en même-temps la Paroisse de la ville. SonAction en Chapitre ne date que de Pan 1 62 4. II y a aussid^s la ville un Hôpital bien renté, & que la Reine Agnès,le de l’Empereur Albert I, fonda en 1310. Outre un°uvent de Religieuses du Tiers-Ordre de S. François ,^ Ul dans le fauxbourg en venant de Mellingen, il y aen core hors de la ville ôc près de ses fossés, à la sortie du^ et ne fauxbourg, un Couvent de Capucins. L’Hótel-de-j lile est remarquable par son ancienne structure. On y voita salle où, en 1714, fe tint le Congrès pour mettre laer niere main au Traité de paix de Rastadt, entre l’Empe-ôc le Roi de France. En 1718 les Cantons de Zurichde Berne conclurent à Baden leur Traité particulier deÇacificatjon avec.l’Abbé de Saint - Gall.
3 * m P r * m d l es Actes de la dispute qui se tint à Baden
*526 entre les deux partis des Cantons, fur les Thèsestì zr w r 7
réformateurs. Ce fut une démarche infructueuse, ôc
'ae servit qu’à aigrir davantage Pesprít de parti par des
^«•suions réciproques.
^ e Gouvernement municipal de la ville est confié auxConseils des Dix ôc des Quarante, & à divers Corpsu ftice & de Police. Un Avoyer, choisi par les Qua-
rante , ôc par un Comité de soixante Bourgeois, est lechef de la Magistrature. Le Conseil des Quarante est pré-sidé par son Avoyer particulier. La ville jouit de diversrevenus, qui offrent des bénéfices lucratifs à ses Bourgeois ;des Canonicats, les emplois de recette publique, les petitsprofits fur le concours des étrangers aux bains, font à peu-près les seuls objets de l’ambition & de l’industrie de cetteBourgeoisie peu nombreuse.
L’Hôpitaì de Baden, dont j'ai parlé , possede la basse-Jurisdiction à Fissliíbach, ôc la collation de cette Paroissequi est dans le Comté de Baden, celle de Rodorf dans lemême Bailliage, & celle de Goesiiken , dans les Officeslibres du bas-Argeu, avec le droit de confirmation de laCure de Steinmaur, dans le Canton de Zurich, au Bail-liage dé Regeníberg.
La ville de Baden exerce la haute & basse-Jurifdictiondans fa ban - lieue.
Les Bains de Baden font construits fur les deux bordsde la Limmat, à un quart de lieue au - dessous de la ville.Ceux qui font fur la rive droite font petits, ôc dans un ha-meau. Les grands bains font fur la rive gauche, dans unjoli bourg, bâti de belles maisons, qui peut passer pourune seconde Bade: ce bourg est situé sur une colline, dont lapente est fort rude ; ôc il s’y trouve une Eglise dédiée auxtrois Rois. C’est-là que font les grands bains dans les hô-telleries , ôc dans les maisons particulières, où l’on conduitPeau par des Canaux. Les sources chaudes, abondantes,dignes , par leur efficacité , de la grande célébritéquelles ont acquise depuis un temps immémorial, four-nissent deux grands bassins publics pour fufage despauvres, ôc outre cela, près de deux cens bains privés,fous des voûtes propres Ôc commodes, où il y a de petitsappartemens qui fe louent: on appelle le bain des pauvres,le bain de Sainte-yerene , à cause d’une statue de pierreque les gens du pays disent ëtte.Sainte-F'erenè. Mais ona cru avoir découvert que cette colonne étoit un ouvragedes Romains, ôc qu’il y avoit au-dessus une statue d TJls ,Déesse de la Médecine, ôc la principale Divinité qui étoitréputée présider aux eaux minérales. L’Auteur de f EtatSC des De lices de la Suisse , accuse ici gratuitement les ha-bitans modernes du pays de Baden, de rendre un culte reli-gieux à une Divinité Egyptienne, fous le nom d t Sainte-V’-rene ; il ajoute que l’on a fait une fondation annuellepour l’entretien d’une lumière , qui brûle toutes les nuitsdans une lanterne, vis-à-vis de cette Sainte , ôc en sonhonneur. Tant l ignorance SC la JiiperJlition ont de pouvoirSC de force sur Certains esprits. Mais n’en déplaise à ['Ob-servateur , cette statue rfest pas aussi ancienne qu’il la
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ì j „ T err >ent au culte de la Déesse. Telles font les conjectures ípécieu-
les atlt j . Monument a été rapporté par M. Ou, dans ses Observations fur
^raiìì^í tés Cloten , p. 31, & par Jean-Henri Bluntschli dans les Me-ric- —■ — - - - -
9 do ntl £ f UTln <i , p. 11, 1 1 , derniere Edition. M. le Baron de Zur - Lauíen enex Phcation dans íeTome XXXVI, de [Histoire de [Académieç Es fnfcnptions 8c Belles Lettres, p. 16;, 164.a V6c njjg 2 ^onumenr est conservé à Zurich dans la Bibliothèque publiquesavant C °'° nrie m ^^ a ' re qui eut le même fort en 1712,8c qu’on voyoit au-'ionestçj * ® 4< f en devant le Ckiteau~Neuf, le long du grand-chemin. L’inscrip-k^Vtzr u n T e ^ ^honneur de [Empereur Trajan , 8c en mémoire de ce qu’il fit7 bn, emin r dans ce pays-là. On découvre encore quelques restes de ce
e *1 & dernier*
chemin dans un bois de chênes, entre Wildegg&Àrau, 8céntreIsiIchdorssfousBaden, 8c Clingenau'. La colonne milliaire dont je parle, avoit été trouvés en1535 , dans un champ voifm du hameau Wil , dans la paroisse de Gebis-dorf, au Comté de Baden, entre Baden 8c Windisch. Le célébré Historienantiquaire, Gilles de Tschoudi , qui étoit alors Baillis de Baden, fit trans-porter 8c placer ce monument devant le château de fa résidence à Baden.II nous apprend lui-même ces particularités dans fa description de la GaìlittComat'a, p. 144- Cette colonne a resté dans fa nouvelle position jusqu’en1712 , où les Zurichois , qui ne pouvant pardonner à la ville de Badenson attachement pour les cinq Cantons Catholiques, Ne se contentèrentpas de diminuer ses immunités, mais la privèrent encore des monurqensqui servoient à son illustration.
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