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TABLEAUX DE L
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fidèles à la ville de Como , s’en détachèrent en 1118 , & ticuliere en affaires civiles, indépendante du Baillis, mais
se mirent sous la protection de Milan ; & pour assurance dont les appels se portent immédiatement au Syndicat*
de leur changement, ils cédèrent à cette ville le château Chaque Baillis nomme son Lieutenant pour le temps des
de Santo-Martino , voisin du Bourg de Lugano. Mais deux ans que dure son gouvernement. Les Cantons co-
bientôt après, les Comasques le ruinèrent, & après avoir régens nomment le Secrétaire - Baillival , qui, en cettechassé les Milanais de leurs nouvelles possessions, ils firent qualité, assiste au Syndicat, où il dresse les décisions. Ceéprouver aux habitans de Lugano tous les effets de leur Secrétaire a aussi son Substitut. Le Baillis a deux Huissiersressentiment. Cette contrée dépendoit, dans le treizième pour 1 exécution des ordres, & il a une garde de deux fol'siécle, de la Maison Vitani , qui dominoit à Como. Mais dats, soldoyés par le Bailliage.
en 1297, Matthieu Viscond , Seigneur de Milan, priva Tous les ans en Eté , les douze Cantons co- régens,les J^itani de leur Jurisdiction. Quelques années après, en envoient chacun un Député pour former le Syndicat1302, Franchirio Ruse a , le chef de la Faction Gibelline , trarnontain ,* on donne ce nom à ^Assemblée annuelle deen Lombardie, enleva aux J^ijcotiti la Seigneurie de Lu- ces Députés, qui doivent être rendus à Lugano la veillegarni il devint même Seigneur de la ville de Como. Ses de S.Laurent le 9 Août ; on les appelle Sindicatori : l eUl
descendans possédèrent la vallée de Lugano jusqu en 1300, fonction est d’examiner la conduite & les comptes des Bail*
que Louis XII, Roi de France, conquit tout le Milanèz. liss communs, de juger des appels qui surviennent, deUs avoient livré (3), dès l’an 1415, la ville de Como à redresser les torts, d’établir de bonnes loix, de présente*Philippe, Duc de Milan. Ce Prince leur avoit assuré en les nouveaux Baillifs aux Sujets , & de recevoir la presta-iretour la possession du Comté de Lugano. L’an 1312, tion du serment. Cette installation se fait successivementMaximilien Sforce, Duc de Milan, ayant chassé d’Italie dans les chef- lieux où résident ces Baillifs. Après la c l°"les François, par le conseil dur Pape Jule II, & par le se- ture du Syndicat de Lugano, les Députés en tiennent u«
cours des V énitiens, des Suisses & des Grisons, crut ne autre à Locarno , pour les affaires de ce Bailliage & de celui
pouvoir mieux témoigner fa reconnoissance à ces Répu- de val-Maggia. Toutes les causes civiles se jugent en.alte'bliques, qu’en leur faisant part d une portion de son Duché, mand, quoique l’italien soit la langue du pays. Les Baillé*!ì donna les quatre Bailliages de Lugano , Mendrifio, qui la plupart ne parlent qu’allemand, ont toujours aveuLocarno & de val-Maggia, aux douze Cantons qui com- eux un Interprète italien. La langue des habitans est UI1posoient alors la République des Suisses, & la Valteline Italien corrompu. Dans le val-Maggia il y a un vssiag eaux Grisons. Trois ans après, en 1313, François I, Roi seul, ( Bosco ), où l'on parle allemand , quoiqu il soic enVÍ ‘de France, ayant battu les Suisses a la journée de Mari- ronné de toutes parts de Paroisses italiennes .
gnan , fit la paix avec eux, & leur confirma la donation Le Bailliage de Lugano jouit de privilèges considéra'de ces Bailliages. Cette concession a été rappellée & rati- blés ; il a le droit d’établir des loix civiles sous l'approba-fiée dans tous les Traités que les Souverains du Milanez tion cependant à\x$yndicat, de taxer les denrées & l es m ° n ”ont faits depuis avec les Suisses. Le Traité ( 4 ) de Varese , noies , de faire des Réglemens concernant la santé,conclu en 1733 , entre la Cour de Vienne & les Cantons, 11 a une Magistrature qui s’étend fur toute la contrée,
fixe les limites du Milanez Autrichien &c de la Suisse chaque pieve en a encore une en particulier. Annuellemen
Ultramontaine. en Juin, il se tient un Congrès ou une Assemblée gén r
Les Baillifs des Cantons ont un pouvoir presque illimité, à Lugano , Loretto ou Sorengo. Chaque commune y enCelui de Lugano juge seul toutes les affaires civiles ôc voie son Conjole ou Président de village ; Lug^ n0 ^criminelles. 11 y a cependant appel devant le Syndicat. Le donne deux. Dans cette Assemblée on régie les assai reSSecrétaire Baillival, le Lieutenant-Baillival, les deux Fis- pays , ôc fur - tout les dépenses publiques. U y a ^ __eaux, & les deux Greffiers - J ures, n ont que la voix con- Communautés qui ont leur propre Jurisdiction, ess*íiiltative. Le Lieutenant - Baillival a une Jurisdiction par- nissent un contingent fixe, & qui n’envoient point e
laisser qu’un très - petit nombre d’endroits, qui puissent arrêter les Lecteursinstruits. II a fait précéder le Poëine d’un ordre chronologique de la guerre qu ildécrit-, 8e ce travail jette une très-grande lumière fur l’enscmble. Suivanti’Anonyme, les Milanois prirent le château de Lugano furies Comasques»qui ne laissèrent pas de rester maîtres du lac de ce nom. Le Pere Stampa placecet événement fous Tannée r 121. L’Anonyme nous apprend qu’en nr; ,les Milanois, maîtres de Porlezza, fur le lac de Lugano , rassemblerent encet endroit, par le secours des insulaires du lac de Como , beaucoup degrandes barques & de troupes » 6c qu’ils allerent faire le liège du château deSaint - Michel, qu’ils furent obligés de lever. Laveno ou Lovino , fur la gau-che du lac majeur» leur est livré par trahison» 8c les Comasques leur pren-nent toutes leurs barques. En 1126 1 Armée milanoife retourna bloquer laville de Como, 6c s’empara des collines qui 1 entourent, & de la valléeà Saint - Martin. Secourus des Crémafques 8c des Lodigians, ils fe rendi-rent maîtres aussi de la vallée de Lugano ; ce qui fit aller de pis en pis lesaffaires des Comasques. On peut voir fur 1 Anonyme de Como 8c le détailde son poème, ce qu’en a écrit M. de Saint- Marc , dans le tome troisièmede son excellent Abrégé Chronologique de 1 Histoire générale d’Italie, pag,1027, & fuiv. 8c ioyp, &* fuiv.
(;) I Jchoudi , ( Chron. Helvetic. tora. H, p>6;,) écrit que ce fut le Comte
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Luther Rusea qui livra, en I4t6, la ville de Como au Duc de de
qu’il reçut en échange tout le Comté de Lugano , 6c en outre la 0quinze mille florins du Rhin. g U j
(4) Le Chevalier Joseph - Antoine Heinrich , Baillis de ^°^^q e 'sirr'i'signa ce Traité au nom des Cantons co - Régens, avoit arrange ^ |atation avec le Gouvernement de Milan. Les Cantons ont beaucoup^ g /j 0 geprudence qu’il montra dans tout le cours de cette affaire. V<D e ï ^ Lsdans la Bibliothèque Helvétique de M. de Haller, tom. II, P - *3 p a paté edigne Magistrat, natif d’Egeri, au Canton de Zoug, est mort ans^ ^ ^le 23 Octobre 1784, âgé de 82 ans; il avoit été Ammann en c g a jjiia-Canton » itérativement six fois, 6c avoit obtenu successivement ^ j, a ut-ges du val-Maggia, de la Turgovie, du Rhinthal, de Locarno fatisArgeu-Libre. C’étoit une des meilleures têtes que les Cantons en tr’ âU '
leurs Dictes: ils lui confièrent plusieurs commissions de distin 1 j eJ . es , et*tres celle de veiller, en 1744 8c 174s, à la fureté de leu» r ° ç Qín te àequalité de Représentant du Corps Helvétique, auprès àe • p taI jçod eSClermont, Prince du Sang , qui commandoit alors les Troup ^ j^iUifé 6à Constance 8c en Souabe. M, Heinrich. étoit aussi » à ces époqula Turgovie.
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