TOPOGRAPHIE.
Lombourgeoisie avec les Cantons de Schweitz & dequi dure depuis 1440. Le territoire du pays abondeeiî grains, en prairies & en pâturages.
Le Gouvernement est composé de Membres en partieRéformés & en partie Catholiques , tirés des communautéschaque Religion. Dans les endroits où se fait s exercicedes deux Religions, les Catholiques & les Réformés éli-conjointement les Membres de leur grand Conseil,Ltis avoir égard à l’alliance ou à la parenté. Ce grandGoníèil est le conservateur de la liberté publique. Dans lesaffaires de conséquence il convoque rassemblée généraleà Peuple, qui en décide souverainement. Dans les petitsConseils , qui font chargés d’examiner les affaires crimi-belles & les causes de peu d’importance, le grand Conseilen nomme les Membres, & les tire également de chaqueReligion : dans les Justices inférieures du pays, il y a quel-ffnes communautés qui ont le droit d’élire leur Amman° u Président. Dans d’autres, l’Abbé de Saint-Gall nommeàux des chefs, & les habitans choisissent les autres. EnfinLs Toggenbourgeois, si nous en croyons M. de Tfcharner ,<lnt un gouvernement des plus sages SC des mieux entendusP°ur leur Bien - être.
L’Abbé de Saint - Gall établit un Baillis ou Gouver-ne ur fur le Comté de Toggenbourg. Ce Magistrat réside*Lns la ville de Liechtensteig. L’Abbé n'est pas tenu dec °nférer cette place à aucun habitant du Toggenbourg.Les Officiers du Baillis font le Secrétaire & l’Huissier ouEntier du pays ; & réunis avec le Baillis, ils représententL haute - Jurisdiction. Les deux places de Secrétaire & deEntier doivent toujours être conférées à des habitans,
^is de maniéré que, lorsque le Secrétaire est de la Re-ligion Réformée, le Sautier doit être choisi parmi lesCatholiques, le tout par une nomination alternative. Le'Pribunal a le droit de proposer à l’Abbé trois personnesCa pables, pour le choix du Substitut duSecretaire. L’Abbée ntretient des Baillifs du second ordre, en allemand Ober-r ° e gte , à Jberg, Schwarzenbach ; & ces Officiers peuvent^donner ôt punir jusqu’à dix livres de deniers d’amende.J " es habitans ont le pouvoir d’ériger entr’eux un ConseilP r °vincial , composé de soixante Membres , dont trenteG haque Religion. Les communautés dites Judiciaires ,ormées de tous les districts du pays, élisent ces Membresu Conseil, & les Elus restent dans leur place leur vieUr *nt ôç aussi long-temps qu’ils se comportent avec droi-te. Le Conseil provincial doit veiller en général & enj^dculier fur les franchises & les circonstances essenticl-es pays ; & s’il se croit lézé dans quelques affaires , il^ représenter ses griefs au Prince-Abbé ou au Baillis^ n êral , le tout avec respect, pour en demander leredref-^cnt, E n cas q U ’ii ne i’obtienne pas, le Prince , comme. 1 le pays, peuvent, en vertu du soixante seixieme ar-e de la paix de 1718, demander pour arbitres six Can-. 8 de la Suisse,, chaque partie trois en parité de Reli-n ; Le Conseil provincial impose aussi les levées extraor-j^ lres , les taxes militaires & usitées : il les partage fur^ communautés, & s’en fait rendre compte. Mais il ne0lt J?as se charger des affaires qui font de la compétencedi^ ICuliere du Prince & de l’Abbaye, ou que les Juris-iQ ns particulières doivent décider»
° me II SC dernier •
Le Conseil provincial ne se tient ordinairement qu’unêfois l’an, un jour déterminé. Mais dans des occurrencesgraves , il peut être assemblé plus d’une fois fans obsta-cle, pourvu qu’on en prévienne un jour d’avance le Baillisgénéral. Ce Conseil se choisit pour chefs un arbitre & unStatthalter ; ces deux Magistrats alternent annuellementdans leurs charges. Le Conseil choisit aussi un Trésorier,le Porte - enseigne ou Banneret du Pays, ( Bànner-Statt -halter;) mais ces deux charges font alternatives dans lesdeux Religions. Même parité est observée dans le choixdes Greffiers, Commissaires & Messagers de l’Ëtat. C’estXObmann , autrement XArbitre , qui a la garde du sceaudu pays, & il s’en sert pour les affaires passées en délibéra-tion. Le Conseil désigne tous les cinq ans tous ceux d’en-tre les habitans, qui ont passé quatorze ans, pour prêtesle serment du pays.
Après le Tribunal supérieur du Baillis & le Conseilprovincial, il y a une troisième Chambre, c’est celle qu’onnomme Land-gericht ) ou Tribunal territorial, & qui dé-pend du Prince-Abbé. Le Baillis y préside, les Assesseursfont au nombre de vingt - quatre, tous nommés par lePrince, dont douze de chaque Religion, & dont un dechacune des vingt anciennes paroisses, & deux de chacunedes Communautés de Liechténsteig & de Wattweil. LeSecrétaire du pays tient le protocole dans cette Chambre.La Justice sc rend au nom du Prince, & devant cetteChambre font portées toutes les affaires criminelles. Lesinformations se font en présence du Baillis, du Secretairedu pays , & de deux Juges, en parité de Religion. CetteChambre est soldée par le Prince. La confiscation en ma-tière criminelle appartient au sise du Prince.
Les basses-Jurisdictions , dans chaque communautésont les premieres instances en toutes causes civiles ; onpeut, en appeller, pour les procès au-dessus de quinze flo-rins, à la Chambre des appellations, qui est du ressort duPrince, & formée par six Assesseurs du pays, moitié Ca-tholiques, & moitié Réformés. Le Baillis général y pré-side ; & fa voix est prépondérante en cas de parité. Moitiéde ces Assesseurs est choisie par l’Abbé, & moitié par leConseil provincial.
II y a aussi un Conseil de guerre, composé de douzeAssesseurs ; le Prince en nomme six, trois Catholiques &trois Réformés, & le Conseil du pays nomme dans la mê-me parité les six autres. Le Banneret doit être du nombredes six derniers ; il est, en temps de guerre, le chef des ha-bitans. Toute la commune générale du pays le nomme. LeBaillis général est aussi le Président du Conseil de guerre.Cette Chambre connoît de tout le Militaire, des levées ,recrues & précautions de santé. On exerce les milicesl’Eté dans toutes les communautés après le Service divin;le Conseil général ordonne tous les ans une revue & unexercice général.
L’assemblée générale dupays, dite Landsgemelnd , com-posée de plus de dix mille hommes, ne peut être tenueque pour trois cas. I. Losqu’un Prince - Abbé, nouvelle-ment élu, reçoit l’hommage de tous les habitans. II. Lors-que l’on croit nécessaire, de toutes parts, le renouvelle-ment de la combourgeoisie avec les Cantons de Scforeitz& de.Glatis. Et III. Lorsqu à la mort du Banneret générai