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Tome deuxieme et dernier.
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47 ® T AB L E A U X DE LA SUISSE.

à pays, cette charge qui est à vie, & qui doit être con-férée alternativement tantôt à un Catholique , tantôt à unRéformé, est donnée par le peuple au jour marqué parleConseil provincial 3 lequel en prévient le Baillis généralun mois auparavant. Mais il est défendu, fous les peinesles plus rigoureuses, de traiter, dans ces assemblées géné-rales , d’aucune autre affaire que de l’un de ces trois ob-jets, & de la prestation du serment. Le sceau du pays offreun dogue cPAngleterre debout, de fable , langué de gueules ,colleté dl argent , dans un champ d'or. Les privilèges dupays font contenus dans la pacification en 1718 , Ôt dansles explications de ce Traité en -171-9 , 175 e & 1759.

Je ne donnerai pas ici le tableau moral des Toggenbour-geois ; leurs troubles fréquens, qui ont exposé plus d’unefois leur Souverain, & même la Suisse, à d’étranges cri-ses , ne font pas l’éloge de leur caractère altier, indépen-dant, & ami de la chicane. Au reste, c’est un peuple pleinde courage, ôt qui marqua à ses anciens Comtes le plus'grand attachements Les privilèges que Frédéric, le der-nier de ces Comtes, leur donna en mourant en 1436, ontété la source de toutes les divisions qui ont agité ce pays.Sans les bornes de nos Tableaux Topo graphiques , je m’oc-cuperois ici de l’origine & de la généalogie des Comtes;qe Toggenbourg ou Doggenbourg , connus par titres dèsJe onzième siécle.-Cette Maison étoit partagée en 1083 endeux branches, l’une dite le vieux-Toggenbourg , & l’autrele neuf -Toggenbourg. Elles portoient chacune des armesdistinctes. Les Comtes du vieux -Toggenbourg dont le châ-teau, présentement ruiné, étoit voisin de l'Abbaye deFifchingen, portoient dans leurs armes, ctor \un lion deboutde gueules , tourné à droite, & adossé à un demi-aigleépìoy-é ht fable. Le cimier étoit rehaussé d’un demi-dogue,cn allemand Toggen. Les Comtes du neuf-Toggenbourg ,qui résidoient fur une hauteur au - dessus de Liech-«ensteig , portoient dans leurs armes, d or à un dogue defable , langué de gueules , & colleté d’un collier de cou-leur de fer. Cet écu étoit surmonté de deux cimiers, ledextre étoit rehaussé de deux poissons, le semestre d’undemi-dogue. Ces Comtes font très-fameux dans l’His-toire par leurs guerres avec l’Abbaye de Saint - Gall &&vec les Suisses. A leur extinction , les Abbés de Saint-Gall soumirent à leur Jurisdiction une partie de la province-inférieure du Comté, & cette partie fut comprise dans leTraité de protection perpétuelle que l'Abbé de Saint-Gall-fit en 14 pi avec les Cantons de Zurich , Lucerne, Sch-•weitz & Glaris, qui font encore nommés aujourd’hui les.quatre Cantons protecteurs de P Abbé de Saint-Gall.

Le dernier Comte de Toggenbourg, Frédéric, posse-doit, avec son Comté patrimonial, le pays de Gaster, &par hypothèque, les Comtés dUznach & de Sargans. IIavoit auísi hérité des Seigneuries & des droits considéra-bles dans la ligue des dix droitures en Grisons. La suc-cession de Frédéric causa f ancienne guerre de Zurich,qui manqua de renverser la liberté de la Suisse.

Passons à la Topographie de Toggenbourg. Ce paysque l’on appelle en latin Comitatus Doggicus ou Toggius,est arrosé d’un bout à l’autre par la riviere de T/W,qui a deux sources. On les trouve dans la partie la plusélevée du Comté, près de la communauté de Wildenhaus,

dans le district dit Munster - Ried. C’est plutôt un torrentqu’une riviere ; elle est déjà impétueuse àsa source. Son coursrapide, ses fréquens débordemens, causent aux’ habitansautant de dommages que d’effroi. Presque toutes les autresrivières , tous les torrens & ruisseaux du Comté de Tog‘genbourg se jettent dans la Thour. On compte depuis ftsource , jusqu’à sa sortie du Comté de Toggenbourg,..douzeponts couverts & trois autres non couverts, sous lesquelscoule cette riviere. Près de Krumenau , la nature a fornvfur la Thour un pont de roc ; on appelle ce passage en aile*mand , der fprung : on passe à cheval; on voiture encoredes chariots fur ce roc, fans le moindre danger. Presq uetous les ponts de la Thour, depuis fa source jusqu’à Liechtenfleig, excepté celui de Trempes ont été, le jour de ftPentecôte 1764, emportés ou très-endommagés, dans ledébordement affreux qu’il y eut alors.

Les autres rivières du Comté de Toggenbourg so ntNecker > qui prend fa source dans les Alpes du Togg eI \bourg, près de Sentis & Fallenberg ; après avoir couprès de trois lieues par le val de Necker , il se jette danSla Thour, près de Luthifpurg.

La Glatt qui a deux sources , l’une dans le Canton d Appenzell-extérieur, un peu au-dessus du bourg herif 111 ’l’autre au - dessus de Degerfchen ou Tegerfchen. Les deu#

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ruisseaux se réunissent sous le nom de Glatt , présmeau de Scwaenberg. Elle se jette dans la Thour présGlattbourg.

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La Luteren ou Luthern , qui a fa source dans les envdu Neuf - Saint-Jean \ elle sépare la Jurisdiction 11

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Waffer , du Thurthal , ou val de la Thour ; & âpres un p

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cours elle se jette dans la Thour. Aucune de ces nn’est navigable. II y a aussi des eaux minérales dansComté ; les plus célébrés sont le bain de Ried , présbuel. On fréquentoiq autrefois les bains d q Liechtetymais ils ont perdu leur réputation.

La partie supérieure du Comté de Toggenbourg ^très-montagneuse. Elle est fermée par de hautes ^disposées en ligne droite le long du lac dedes Comtés de Sargans & de Wardenberg, & du a1 ^ ^de Gambs. Les plus hautes de ces alpes sont le eensuite le Speer. Ce dernier est limitrophe du pay a & 0 $yter. La montagne Gloggeyen , sur laquelle il y ade chamois , a une cime partagée en deux pointe j ^offrent la figure de deux pattes d’écrevisse. La P arsiedionale de cette montagne est du pays de Oaster.supérieure du Toggenbourg abonde en vacheries -elle produit peu de bled. plttS

La partie inférieure du Toggenbourg est beaucoapplanie & plus fertile que la haute. On y trouvecoup de bled, d’orge, toutes sortes de légumes, ^ n ^. £ fopsquantité de fruits & de chanvre. Le commerce ^.^ Q{ïiì ésftout le Comté, fur-tout parmi les habitans& dans la haute partie du Toggenbourg. ^ ^ c oim

M. Faefi de Zurich , tout enthousiaste qu il emerce 1 , ne peut s’empêcher de dire que 1® ë fabïìcp * 53dérable que les Toggenbourgeois retirent eS ^ iirS .

& du commerce, corrompt journellement ^ps I e '

y voit augmenter, d’une année à l’autre, I e > u --ffiell e?habits, la bâtisse de maisons somptueuses, ( st