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Tome deuxieme et dernier.
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T O P OGRAPHIE

•Prince au Christianisme, il avoir été déifié après fa mort,par la partie de ses sujets qui étoient restés attachés auPolythéisme. L’Empereur Constantin /*? Grand étoit mortI e 22 Mai 537, près de Nicomédie; il avoir donné l’an3 33 (22), dans le partage de ses Etats entre ses troisfils, les Gaules, l’Efpagne & l’Angleterre, à Constantin.Ce jeune Prince fut proclamé Auguste & Empereur l’an337 , après la mort de son pere. II périt l’an 340, avantle 9 Avril, dans une embuscade que lui dressèrent lesGénéraux de son frere puîné l’Empereur Constance II,près d’Aquilée. II avoir été fait Consul Pan 321, & por-îoit alors le titre de César : on le trouve encore Consulc n 324 & 329.

M. Bejson a décrit (23) avec la plus scrupuleuse atten-tion la route de Martigny au grand Saint-Bernard, l’Hô-pital ou PHospice ( * ) qui est sur cette montagne, &les ruines d’un temple de Jupiter qu’on y découvre. Cetpson appelle aujourd’hui Mont Saint-Bernard , portoitanciennement le nom C Alpes Pennines ou de Mont deJupiter , Mons Jovis ( d’où Pon a fait auífi dans la fuite ,le nom de Mont-Jou) à cause d’une idole, nommée. Ju-piter Penninus , qu’on y adoroit du temps du Paganisme,à le Baron de Zur-Lauben a écrit une Dissertation surles Alpes Pennines & le Dieu Penninus. Ce MémoireEst partagé en quatre sections; la premiere désigne le sitestes Alpes Pennines. En comparant les relations des (24)Anciens les unes avec les autres, on volt qu’ils plaçoientles Alpes Pennines , ou Pœnines , entre le Vallais & lepays des Salasses, aujourd’hui le val d’Aoste. $imler 9^°nt on a un excellent (25) Mémoire fur les Alpes,Jngeoit que les Alpes Pennines s’étendoient depuis Mar-rinach ou Martigny, XOctodurus des Meragri ou habitansà bas Vallais, jusqu’à la proximité de la Cité JAose,êt que la pointe la plus élevée de ces montagnes, que1 Itinéraire (26) à’Antonin désigne fous le nom de sum-7110 Pennino , est le mont du grand Saint-Bernard , autre-ment le Mont-Jou , Mons-Jovis ,* & en italien, Monte

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Maggiare di S. Bernardo , pour lé distinguer du petitSaint-Bernard ,, ou Colomne JouColurnna Jovis , quiest à l’entrée & dans les limites du diocèse de Tarantaise ,au sommet des Alpes Grecques , Alpes Graiœ.

Tacite (27) nous apprend que Cécinna , Lieutenant del’Empereur Vitellius, après avoir menacé Avenche defa destruction, passa avec ses légions en Italie, par le montPenninus. Suivant les deux (28) Itinéraires, le Vallaisétoit la route des armées romaines de Milan à Mayenne»Tite-Live (29) écrit que du temps d’Annibal, il n’y avoicde chemin ouvert des Gaules en Italie, que par les AlpesCottiennes3 ôt il rejette (30) l’opinion vulgaire, qui rap»portoit aux Carthaginois, en latin Pœni , le nom dePenninus , qui désignoit la montagne des Veragriens,par laquelle Annibal devoir avoir conduit son armée. Cefut aussi par les Alpes (31) Cottiennes que Belìoveíe,neveu d’Ambigat, Roi de toute la Celtique, passa enItalie à la tête de fa division de Gaulois, l’an de Rome17 5 , & avant defus-Christ 578, La nation celtique desBoii est célébré dans l’antiquité, pour avoir porté sonnom en différentes contrées au-dessus de la Gaule. Onlit dans Tite-Live (32), qu’après l’entrée de Belloveseen Italie par le pays des Taurini , les Boii & les Lin~gones y pénétrèrent par l’Alpe Pennine ( Pennino transigrejsos ) & qu ils passer'ent au-delà du Pô. On place cetteexpédition 574 ans avant Jesus-Christ.

Seneque (33) regardoit de son temps le passage par lémont Penninus ou le mont Graius , comme d’un diffi-cile accès. Le mont (34) Graius , autrement Alpis Graia ,étoit l’ Alpe Grecque , aujourd’hui le petit Saint-Bernard.On a attribué la dénomination d’ Alpis Graia au passageplus fabuleux qu’historique d’Hercule, qui, selon la tra-dition que Pline (3y) rapporte, avoit établi dans cesquartiers une partie des Grecs dont ii étoit suivi, Tite-Live (3 6) fait connoître ce qu’il pensoit de ce passaged’Hercule, lorsqu’en disant que les routes pour traverserles Alpes ne paroissoient point frayées aux Gaulois, qui

t 11 ) L 'Art de vérifier les dates, pages 332 & 350; édit. in-fiol. pages 436-4/2. Paris, 1622. z/z-4 0 . avec fîg. Ouvrage très-curieux, plein

riî) Discours fur l'Hifioire naturelle de la Suisse , placé à la tête de ces d’érudition, & trop peu lu.

tableaux topographiques. (30) Decad. III, îib. I, p. 153.

O) Planches, numéros 153, 1 61 & 165. Voyez aussi, h planche n°. 173, (31) Histoire des Gaules & des Conquêtes des Gaulois, par Dom Jacques

offre la chute de la Vajforée , à côté du bourg de Saint-Pierré, au Martin Lc Dom Jean-François de Bre^ilhc, de la Congrégation de Saint-

Pted du mont Saint-Bernard. Maur. Tom. I, pages 253-2/6 & 277. Paris, 17/2; ìn-st*. avec fig.

^4) Titus-Livius Hist. decad. M. Iib. I, p. 173. Aureliani Allobrogum, (32) Lìb. V, cap. XXXV. Le même Historien (lib. XXI, cap. XXXVIII)

1609 » in-fol. dit ailleurs que les chemins qui conduií'oient au mont Penninus, étoient

Strabo Geog. lib. IV, pages 225-226 & 228, cum castigationibus Xy- gardés par des peuples demi-Germains d’orìgine. Voyei aussi l’article des Boii

landri. Bastlese, 1571, in-fol. cum fig. & celui des Ungones, dans la Notice de la Gaule, par M. d 'Anville , p. 1 66-

^Itnius, Hist. nat. lib. III, cap. XII, p. 46. Bafileœ Froben, 1/25 , in-fol 1 168 8c 417 5 8c les Eclaircissemens historiques fur les Origines Celtiques

. ri/) Commentarius de Alpibus, pag. 9 Lc 16-17. Tiguri, 1735; in-fol. tzc Gauloises , par Dom Jacques Martin, Bénédictin, p. 218. Paris, 1744;

jy Thefauro Historias Helveticae. Voyeg aussi Cluverîus , Italia Antiqua, in-ti.

g' I, cap, XXXII, Lc lib. II, cap. VI. Lugduni Batavor. 1624, in-fol.; (33) Epistola XXXI, pag. 100, inter Senecaé Opéra, tom. III. Biponti,sdrianì Valefii notifia galliarum, p. 34 9. Pariíìis, 167/, in-fol.; Lc Leu, 1782 ; z>z-8°. cum fig.

^‘dem, tom; XIV, pag. 450-451. (34) Dans Tacite (Hist. lib. IV) c’est mons Graius; dans Cornélius

rie) Edit. Wesseling. pag. 350-3/1. Amsteìodami, 173/; in- 4 0 . cum fig. Nepos (in Annibale) faltus Graius. Pline s’explique, fur la situation d 'Au-,

ri?) Historiât, lib. I, cap.LXI, p. 367; cap. LXX, pag. 371-372 ; Lc gufia Prcz'oúa (Aoste), dans le pays des Salafiì, en ces termes : Juxta geminas

' a P- LXXXVII, p. 387. Inter illius Opéra cum animadversionibus Ryckíi. Alpiumsauces, Graias atque Pceninds ; Lc on voir en effet que les voies ro-

ì"8duni Batavor. 1687. ìn-tz. Tacite appelle ces montagnes Penina Juga, ou maines, en partant de cette ville, traversent l’Alpe Grecque d’un côté,

^nince Alpes , Lc leur passage Peninum her. Lc de l’autre l’Alpe Pennine; c’est-à-dire, le petit Lc le grand Saint-,Ber-

riS) L’Itinéraire à'Antonin Lc la Table de Peutìnger , qui porte, in nard. Voyei aussi Matquard Wild, dans Ton Apologie de la ville d’Avenche

Penìno. Pierre Bertius a publié la Table Théodosiennc ou de Peutinger , en Suisse, pages 92-96, Berne, 1710, in-%°. où il explique un passage

dans son édition de la Géographie de Ptolomêe. A Amsterdam, 1618. in-fol. d’Ammien-Marcellin ( lib. XV, cap. XXII ), sur les Alpes Grayee & Pennines.

ris) Lib. XXI, cap. XXXVIII. Voyer^ aussi sur les chemins militaires des (3/) Lib. ÎII, cap. XX.

owain8 par les Alpes Cottiennes, Grecques Lc Pennines, ce qu’en a écrit (36) Lib. V, cap. XXXIV.

•cola* Btrgìer , dans l’Histoire des grands chemins de V Empire Romain ,

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