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Voye Z ESCALADE, PETARD,STRATAGEME & INTELLI-GENCE.
L’ attaque par force sc fait ou parcanonade & bombardement , ou A'em-blée, ou brusquement & dans les for-mes , avec siège. Voyez CANO-NADE, BOMBARDEMENT,emble'e, BRUSQJJER, &K I E'G E.
I.’ attaque par famine, sc fait enenvironnant une place de tous co-tes , afin que n’y pouvant faire en-trer de vivres , elle soit contraintede sc rendre, quand elle aura con-sommé ses provisions. Voyez BLO-CUS, & AFFAMER.
Vattaque des places se régie furla diversité des terreins qui les en-vironnent. On en trouve peu quisoient entierement régulières en el-les-mêmes. La plupart des Villesayant été bâtie avant l’ufage de lafortisication moderne, on s’estpres-que toujours assujetti en tout ou enpartie, à la bifarreric de leurs figu-res, soit pour épargner la dépenseexcessive, qu’il auroit fallu fairepour les corriger entierement, soitpour profiter de ce que leur vieilleenceinte avoit de bon. Mais com-me on a dû, dans leur correction,s’éloigner le moins qu’il a été pos-sible des maximes générales de lafortification régulière, il faut aulsidans leurs attaques observer le plusqu’on peut, les principales régiesde l’ attaque régulière dont je parle,fous les noms ci-dessus indiqués.
II y a trois attaques anciennes,qu’Ozanan raporte, comme lesmeilleures de ce tems-là.
Elles font bien inférieures auxmodernes, dont nous sommes rede-vables à M. de Vauban, qui les amiles fur le pied où, elles font au-jourd’hui. La premiere, n’a pointde parallèle pour faire front à laplace. Elle donne un grand avan-tage aux sorties de l’Ennemi, con-tre lesquelles elle doit sc trouvertoujours extrêmement foible.
La premiere place d’armes de laseconde n’a pas assez d’étendue, sesdemi-places font trop petites, seslogemens fur les glacis laissent tou-jours à l’aífiégé l’ufage libre des pla-ces d’armes des angles rentrans.
Enfin la troisième qu’on em-ployeur lorfqu’on attaquoit des long»côtés, multiplie trop les parallèles,& allonge inutilement le travail.
Qu’on joigne à ces défauts lamauvaise construction des Lignes.,On mettoit en plusieurs endroitsdes forts à'triangles, & à étoiles;ce qui les affoiblissoit beaucoup.
La longueur, du travail de la tran-chée, où, au lieu d’employer la sa-pe (comme on fait aujourd’hui lors-que le feu commence à devenir dan-gereux) on se servoit de mantelets,très - difficiles à bien asseoir , fa-ciles à percer , & encore plus àrenverser.
Le peu d’usage qu’on faifoit ducanon, dont on perdoit même laplupart des coups, en s’amufant àtirer fur les clochers ât les édificesélevés, au lieu de s’attacher à rui-ner les défenses.
La difficulté d’établir ses loge-mens fur le glacis à la vúë du che-min couvert, qu’on négligeoit tou-jours d’attaquer, & qui cependantdevoit incommoder beaucoup parles feux & les grenades, & le tra-vail long, pénible & dangereux dela galerie, qu’on faifoit en char-pente pour le passage du fossé.
Enfin le peu d’expcrience qu’onavoit touchant les mines ; & l’on
ne sera pas surpris que les siègesfussent alors si douteux & de si lon-gue durée, & si meurtriers pour{'assiégeant, quoque la défense fûtcependant moins vigoureuse qu’ellene Test aujourd’hui.
A T T A QJJ E d’une Armée sousla protection des Fortifications d’uneVille. Ces fortes á'attaques fontrares dans l’Histoire, mais moinsdans les Historiens de l’antiquité,
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