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Tome I.
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157-158
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a dans la Ville' qu’on veut surpren-dre, soit avec les Habitans, soitavec ceux de la Garnison, soit parle peu d’expe'rience, ou la négli-gence du Gouverneur, soit enfin enfaisant entrer des Soldats déguisésqu’on introduit secrettement dansla Place.

La seconde est celle qui se faitd’emblée ou 'd’insulte, & haut à lamain, par une escalade environ-nante ou en plusieurs endroits, endonnant en même-tems de faussesallarnies. Celle-ci doit tenir unpeu de la surprise, elle dépenddu secret des préparatifs & de celuidc la marche. C’est de cette façonque M. le Comte de Lowendal s’estrendu maître de Gand en 1745. len. Juillet au matin, ayant fous luile Duc de Chevreusc, & le Comted’Herouville de Claye, Mare'chauxde Camp, avec les Régimens deDragons, Mestre-de-Camp Général,Royal, Ásfeld, & Eginond, & lesquatre Régimens de GrenadiersRoyaux.

La troisième attaque des Anciens

f ient être mise au rang de celles dea seconde espece. La différence neconsiste qu’en ce que l’escalade étoitgénérale, & que laCavallerie y en-troit pour quelque chose. Dès quel’Armée étoit arrivée auprès de laVille, elle fe rangeoit fur troislignes, la premiere composée detroupes armées à la légére, c’est-à-dire , des Archers & des Frondeurs ;la seconde de Troupes pesammentarmées, & la troisième de toute laCavallerie, qui formoit une ligneenvironnante autour de la Place,partagée par Escadrons, les espacesde l’un à l’autre plus ou moinsgrands, selon le nombre & l’éten-due du terrein qu’elle embarrassoit.

Ces trois lignes formoient cha-cune un cercle autour de la Ville,a mesure qu’elles s’en appro-choient, le cercle devenoit plus pe-tit , de forte qu'il ne restoit aucun

intervalle ou fort peu entre lecorps. Dès qu’on étoit arrivé furle bord du fosse' ; car il falloitqu’il fût sec pour ces fortes d’atta-ques brusques & d’insulte, les Fron-deurs , les Archers & autres gensde traits saisissent pleuvoir une grê-le de flèches & de pierres, contreceux qui paroissoient aux Défenses :alors les pesamment armés descen-dissent en hâte dans le fossé, s’a-vançoient au pied des murailles oùils appliquoient des échelles, lesautres formoient la tortue pour sa-per les murs. Les Romains appel-loient cette forte d’attaque, coronâcapere. Les Escalades font plus ra-res aujourd’hui, qu’elles ne l’é-toient anciennement.

La quatrième attaque est celle quise fait pendant un assaut, pour fai-re diversion des forces des Assiégés,pendant qu’on donne fur toutes K sbrèches. Le Marquis de Goef-briand, qui défendit Aire avec tantde bravoure , d’intelligencc &d’obstination, risqua d’éprouverune pareille avanture. Les Géné-raux ennemis s’y étoient détermi-nés, voyant qu’il tenoit bon, non-obstant trois ordres du Roi, qui luiordonnoit dc rendre la Place.

La cinquième forte d’attaque estlente. C’est celle qui se fait parblocus. On fe sert de cette métho-de contre les Places qui ne peuventêtre assiégées à cause de leur forceextraordinaire, ou contre les gran-des Villes puissamment fortifiées &défendues par de grosses gar-nisons.

La sixième & la derniere, c’est ceque nous appelions Siège dans lesformes réglées, & de pied à pied.Voilà les différentes maniérés d’at-taquer & de prendre les Places, dontles Anciens fe fervoient, & qui nousfont communes avec eux. A l’é-gard des sièges réguliers & de viveforce, dont nous usons aujourd’hui,nos pratiques font peu différentes,

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