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entre les deux. 11 y a trois littes.Les grandes, & deux petites. Lesgrandes font à Parriere du mît demisaine, & ne s’élevent que jus-qn’entre deux ponts, où elles ser-vent à amarrer le cable, c’est-à-direà le rouler autour de chacune ; ainsicette manœuvre se fait entre deuxponts. Les petites titrer, qu’on ap-pelle auflì bittes d’e'coutes de hu-niers, font les unes vers la mitaine,les autres vers le grand mât, &s’élcvent jusques furie dernier pont,ou elles servent à amarrer les écou-tés des deux huniers.
* BIT TON, c’est une piècede bois ronde, & haute de deuxpies & demi, par où l’on amarreune Galere en terre.
BLASPHEMES. II est défen-du par P Ordonnance du zo. Mai1686. à tout Gendarme, CavalierDragon & Soldat, de jurer le saintnom de Dieu, à peine d’avoir lalangue percée d’un fer chaud ; &veut Sa Majesté, que lesdits Blas-phémateurs soient remis aux Pré-vôts , à la fuite desdites troupes, ouau Major d’icclles pour leur fairesouffrir la peine susdite.
BLEU, Officier Bleu, Lieute-nant ou Enseigne Bleu ; c’est unOfticer que la Capitaine d’un Vais-seau crée dans son bord, pour y ser-vir faute d’Officier Major.
B LIN : c’est: une piéce de boisquarrée, où diverses barres fontclouées de travers à angle droit, enforte que plusieurs hommes, en lamaniant ensemble, peuvent agir deconcert, pour en faire entrer descoins de bois fous la quille d’unVaisseau lorsqu’on veut le mettre àPeau. On se sert aussi du Blin pourassembler des mâts de plusieurs piè-ces. II y a des Blins, qui ont descordes passées au lieu de barres,afin d’enfoncer les coins dans ren-foncement du dessous du Vaisseau,à quoi le Blin à barres ne seroitpas propre.
BLINDES, font des pièces debois, que l’on met en travers d’undes côtés de la tranchée à Pa utre.Ces blindes soutiennent les fascines& les claies chargées de terre, &couvrent 1 es Travailleurs par enhaut. Ce qui fe pratique quand ontravaille vers les glacis, & que latranchée fe pousse de front versla Place.
On dit : assurer la tête du tra-vail par des blindes , Ót blindertoute une tranchée.
* BLOCAGE, voyez moii.on.
BLOCUS, est le siège d’uneVille que l’on veut prendre par fa-mine, en occupant les passages, paroù les vivres & les autres nécessitésde la vie, lui peuvent arriver. Leblocus fe forme par la Cavallerie.On dit : On a résolu le blocus, ona commencé le blocus , on a fait le-ver le blocus, le siège s’est con-verti en blocus.
Br.ocus fe dit encore, quandau commencement d’un siège, onenvoye des Troupes fe saisir desprincipales avenues, Hpù l’on veutétablir ses quartiers. C’est la pré-caution que l’on doit prendre avantque de faire le siège d’une Place.
On bloque ordinairement pendantl’Hyver, pour être en état d’aslìé-ger au mois de May, qui est leteins où il y a du fourrage pour laCavallerie. Le bheus fe fait par unpetit corps de Troupes postées furtoutes les avenues d’une Place, pourempêcher les convois d’y entrer.
Les blocus se forment de deux ma-nières. La premiere est, en forti-fiant ou occupant des postes à quel-que distance de la Place, principa-lement fur les bords des rivières,au - dessus & au - dessous, & fur lesgrands chemins & les avenues, danslesquels postes on tient de l’Infan-terie & de la Cavallerie, quife communiquent cntr’eux pourveiller à ce qu’il n’entre point devivres dans la Place bloquée, où lesI % besoin»