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La seconde part du Caire, qui sertpour les Mahome'tans de Barbarie.î,a troisième part de Zibith, placesituée à l’cnibouchurc de la MerRouge, où ceux d’Arabie & desIndes s’aslemblent. La quatrième
Í iart de Babylone de Chaldée, oùes Persans & les Indiens se trou-vent. Quelquefois il y a jusqu’àsoixante & dix mille Pèlerins.
La caravane, qui va par merd’AIexandrie à Constantinople ayantété souvent insultée & enlevée parles Chevaliers de Malte, on a usur-pé ce mot pour signifier les premiè-res courses, que les jeunes Cheva-liers font fur mer contre les Turcs.Aller en caravane , faire une cara-vane, c’est aller croiser sur lesTurcs, & faire une Campagnefur mer.
CARAVELLE; c’est un pe-tit Bâtiment Portugais, à poupeq narrée, rond de bordage & courtde Varangue. 11 porte jusqu’àquatre voiles latines, ou à oreillesde lièvre, outre les boursets, &les bonnettes en étui. Ces voileslatines font faites en triangles.Cette forte de Bâtiment n’a pointde hune, & le bois qui traverse lemât est seulement attaché près deson sommet. Le bout d’enbas dela voile n’est gueres plus élevé,que les autres fournitures du Vais-seau. Au plus bas il y a de grossespièces de bois, comme un mât quifont vis-à-vis l’une de l’autre auxcôtés de la caravelle, & s’amenui-sent peu à peu en haut. Les Ca-ravelles font tenues pour les meil-leurs Voiliers, qui soient fur laMer. Elles font ordinairement duPort de six à sept vingt tonneaux.Les Portugais fe fervent de cesVaisseaux en guerre, pour aller &venir en plus grande diligence;car ils les font tourner facilement,levent & serrent leurs voiles , &reçoivent le vent, comme il leurplaît. Le premier qui s’en servitDiíliçnmire Alilit. (anapí
pour les Indes & l’Ethiopie, futVasco de Gama. O11 nomme auflisur les côtes de France, Caravellesles Bâtimens, qui vont à la pèchedu hareng fur les bancs, ils fontordinairement de vingt-cinq à tren-te tonneaux. Ceux destinés pourla même pêche qui fe fait dans laManche, s’appellent des Trinquarts,ils font depuis douze jusqu’à quin-ze tonneaux.
CARCASSE, est une espècede bombe de figure oblongue, com-posée de deux ou trois grenades,& plusieurs bouts de canon, de pi-stolets chargés de poudre, envelop-pés avec les grenades dans uneniasse d’étoupe, trempée dans dePhuile, & d’autres matières com-bustibles.
On enveloppe encore tout celad’une toile, goudronnée, ensortequ’il s’en forme un corps de figurearrondie en ovale, que l'on met aumilieu d’une efpéce de lanterne,garnie par chacun de ses boutsd’une plaque de fer avec des bran-ches, qui font aussi de fer, & quide haut en bas entretiennent uneplaque avec l’autre.
Ces mêmes branches font tenuesen état, par un ou deux cercles defer, qui les environnent , ce quiréprésente en quelque façon la car-cajj'e d’un cadavre. On garnit unede ces plaques d’un anneau, aíîn delever la machine, & de la pouvoiraisément charger dans un mortier.
A l’autre plaque il y a un trou,qui sert de lumière pour donnerfeu à la carcaffè, qui se tire commeles bombes fur les lieux que l’onveut brûler. L’invention eu estbeaucoup plus récente que celle desbombes, & des grenades. Les car-caffes furent inventées par un Ingé-nieur de l’Evéque de Munsteren 1672.
L’usage de la carcaffè est de met-tre le feu dans les endroits où elleest jettée. Toutes les choses, dont> nu tkeilh'àpfJ mtrt í«#víUW . ç q c