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par une plus grande : la plus grau-de s’appellc Carte au grand point ,parce que les petites mesures de lapetite, ont été augmentées pour lesproportionner à la plus grande.
* CARTON, c’ est une fortede gros & de grand papier fort épaisqui fe fait de rognures de Livres.Celui pour faire les Cartouches á’Ar-tifice s’appelle du Moulage. On envend à Paris de particulièrementpropre à cet usage qui est llexible&fort, à prend aisément la colle. II yen a de trois épaisseurs, celui pour lespetites Fusées, composé de deux feuil-les de papier gris &. d’une feuille depapier blanc, fans apprêt pour mieuxprendre la colle & être plus maniable,î’autce espèce est composte de cinqfeuilles, & la troisième de huit. LesArtificiers les nomment cartes entrois, en cinq & en huit. VoyezCARTES.
C A R T O U C H E du Soldatd’infanterie : elle est à dix - neuftrous, couverte de cuir de vacherouge ou noir. Celle qu’on donneaux Miliciens est de même, elle fedoit porter fur le ventre , & elleest passée dans le ceinturon.
CARTOUCHES, Gargouges,Gargouches , ou Gargousj'es. On fesert indifféremment de ces mots poursignifier une espèce de boète, faited’un parchemin, ou d’un papier enplusieurs doubles, ou d’une feuillede fer blanc, ou même de bois,qui renferme la charge de poudre &le boulet, & qui se met dans une pièce,lorfqu’on est tellement pressé de tirer,que l’on n’a pas le tems de s’ajuster.
Quand on tire à gargouges, A àcartouches, on embréle la pièce furson affût, asin qu’elle soit toujoursà la même hauteur.
Quand on n’y met pas le boulet,l’on y met des balles de plomb, desclous, des chaînes,& de la mitraille defer, afinque le coup écarte davantage.
Sur-tout les cartouches à grappesde raisin, qui font des balles de
plomb jointes avec de la poix, en-fermées d’une toile claire, & dil-pofées fur une petite planche enforme piramidale, autour d’un pin-guet de bois, qui s’éleve du milieude la planche, font d’une grandeutilité dans un combat, dans unliège, ou dans une bataille.
II y a des moules de bois, donton se sert pour serrer ces gargouges,& cartouches, atín de pouvoir les fai-re avec plus de propreté & de justesse.
Bien des Officiers, & des Au-teurs méme fort habiles confondentla cartouche avec la gargouge. 11est certain néanmoins que í’ufagenous apprend que'la gargouge nedoit s’entendre, que de ce qui ren-ferme la poudre feule.
La cartouche est ce qui renfermeles clouds, chaînes, balles de plomb,óc autres mitrailles & ferrailles quel’on met dans la pièce au lieu duboulet, soit fur une brèche, oufur un retranchement, soit lorf-qu’on fe trouve près des Ennemisdans une bataille : on dit alors ti-rer à cartouche.
Les gargouges font de papier,parchemin, ou toile. Les meilleu-res & les plus sures font celles, quifont faites de parchemin, parce c~ ;le feu ne s’y attache point. 1 - P ar *chemin ne fait que grille Q ns ? at "tacher ìt la pièce. F-' Papier & latoile ont cette inc-'tnmodrte, quilslaissent prese--- toujours quelquelambeau, accroche au métal de 1 a-me de ia pièce avec du feu, ce quia souvent causé de fort fâcheux ac-cidens, & ordinairement ces sortesde malheurs arrivent, quand on estprès de l’ennemi & pressé ; carquand il faut servir une pièce, lesCanoniers négligent d’écouvillon-ner. La nouvelle gargouge, quel’on fourre dans la pièce, rencon-trant ce papier, ou cette toile allu-mée, prend feu, & en ressortantde la pièce, brise avec la hampe de-là lanterne, ou de l’écouvillon lesp q bra--