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niers dans les corps d’Infanteriequ’ils pouvoient pénétrer étoientgrands.
Quand les chariots , en attaquantle Corps que je dis, venoient à s’yfaire jour, le carnage qu’ils y fai-soient, ne pouvoit s’eviter qu’enmettant les divisions de ce Corpsen pouvoir de s’ouvrir, & dc lais-ser entr’elles des iílìiës ou cheminsen tous sens, pour que ces chariotsne puisent les entamer.
Les divisions d u ne Phalange mi-ses urtefois les unes dans les autres,pour oiivrir les issues dans les Corpsdont elles faisoient partie, n’e'toientpas pour cela quittes de la fureurdes chariots. Les Phalangistesétoient contraints de faire d’autresmanœuvres défensives , parcc queles chariots introduits dans la Pha-lange ne se contentoient pas despassages qui leur étoient ouverts,ils t.ìchoient de forcer quelques por-tions sPparées de cette Phalangepour y entrer, òc interrompre leurréunion à d’autres, ou en leur tout,comme cela se faisoit quand le périldes chars étoit passé.
Pour parer ce qui étoit à crain-dre, les Soldats faisoient d’abordce qui s’appelloit Tortue en muraille,qui coníistoit à arranger les bou-cliers, de façon que les deux côtésd’une coupure interne de Phalange,qui se trouvoit parcourue par leschars , parussent comme bordés demurailles, à quoi étoit propre cettepavoisade. Mais comme souventcette prémiere Tortue ne suílisoitpas, les Phalangistes étoient obligésd’en faire une autre appellée Tor-tue en toit.
Dans celle-ci chaque Soldat semettoit son bouclier sur la tête, âcela parce que les chariots de guer-re , continuant à parcourir l’inté-rieur de la Phalange entamée, ve-nant à ne pouvoir forcer la Tortueen muraille, s’élançoient de telle vi-gueur contre la division qui lui op-
posent ses pavois, qu’ils se trou-voient dessus, & couroient fur laTortue en teit pour tâcher de l’é*crafer eu quelque endroit qui sepouvoit trouver plus foible queles autres.
La chose étoit singulière de voirdes chariots courir fur les têtes d’unmonceau d’hommes, qui, pour segarantir contre des forces qui pou-voient aisément les accabler, s’ilsn’eussent bien manœuvré de con-cert, n’avoient que la ressource deleur bouclier fur leur tête, & defaire en forte que ses boucliers fus-sent si bien joints les uns aux au-tres, qu’ils pussent former un plan-cher solide.
II est vrai qu’ils pouvoient don-ner à leur ouvrage la solidité néces-saire, étant très-serrés les : uns auxautres, & de rangs & de files;mais aussi il falloit être bien exercépour pouvoir faire semblable ma-nœuvre avec la justesse & la prompti-tude qu’elle requérois, pour ne lapas manquer.
Les prémiers François n’ont pointconnu la maniéré de combattre avecdes chariots. Ils ne s’en font servis,comme nous faisons encore, qu’àse couvrir dans leurs marches &dans leurs campemens.
Lorsqu’une Trouppe part d’unlieu pour aller dans un autre, parune Ordonnance du 4. Juillet 1716.àc une autre du 8- Avril 171g. on luifournit des voitures à raison detrois chariots ou charettes, atteléeschacune de quatre chevaux pourun Bataillon, & d’un chariot oucharette par Escadron pour porterles malades dt bagages, & un cha^riot d’augmentation par Bataillon,& un pour deux ou trois Escadrons,pour le transport des tentes.
Ces chariots & charettes font pa-yés par les Trouppes à raison devingt sols par cheval, & au Char-retier, avant de partir de la Placeoù elles se sont rendues, pour allerR a char-