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Tome I.
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de ce qu’on fait des marchandises,& selon les occasions, ils en don-nent avis au Fiscal. Les Contrô-leurs prêtent le serinent comme tousles autres Officiers. Ils n’ont degages & de profit en Hollande qu’ungros des douze gros. Néanmoinsils font obligés d’exécuter tout cequi est dans leur instruction, &quiles regarde, fans avoir aucune partà l’achat des Effets des prises, oud’aucuns autres effets confisqués.

CONVERSION, est un mou-vement militaire, qui fait tournerla tête d’un bataillon du côté ouétoit le flanc. Cela fe fait parquart de conversion, soit à droite,soit à gauche, lorsque l’ennemi at-taque une des ailes du bataillon, oulorsqu’on veut attaquer l’ennemipar un de ses flancs. Pour bienfaire ce mouvement, il ne faut pasque les rangs & les files fe courbent,chacun doit bien garder ses distan-ces : & il est nécessaire qu’il y ait

de très-habiles Sergens à chaque an-gle du bataillon, pour empêcher lesrangs & les files de fe rompre, &de fe confondre. Quand on fait lequart de conversion à droite, I’ailegauche part la prémiere, & décritdes quarts de cercles 'a l’entour duferre-file, qui est à sangle de l’ailedroite, & qui ne fort point de des-sus son terrein. 11 est seulementobligé de faire à droite, de sortequ’il est comme le centre, autourduquel tournent les autres Soldats.Le contraire arrive, quand l’on faitle quart de conversion à gauche. Onpeut faire le demi-tour de conver-sion, & le tour entier, si l’on veut.L’escadron de Cavallerie fait sou-vent le tour de conversion. II y adeux façons de conversion. L'u ne,où le pivot est à l’aile, l’autre où ilest au centre. La prémiere con-vient aux petits corps, & r aux di-visions, quand elles rompent ou for-ment le bataillon. La seconde estbeaucoup meilleure pour un gros

bataillon, parce qu’il faut beau-coup moins de tems pour la faire,

& que la troupe conserve toujoursson même terrein, ce qu’ellc nepeut faire lorsque l’aile sert de pi-vot. II faut dans la prémiere con-version , que l’aile, qui soutient,tourne très-lentement, observantcelle qui marche, laquelle doit mar-cher légèrement sans courir, ni setrop serrer sur le centre. Celui quicommande doit faire attention aucentre, car il est sujet à demeurer :dans ce cas, où l’aile qui marche,le quitte en suivant simplement sonpoint de vue, & pour lors le ba-taillon se rompt : ou bien cette ai-le ne voulant point quitter le cen-tre, se serre dessus, abandonne lepoint de vuë, & fait un bataillonen croissant, qui se rompt encorelorsque le centre veut pouffer enavant, pour se remettre en ligne.

Si au contraire le Sntre du batail-lon marchoit beaucoup trop vtte,l’aile qui soutient tourneroit troppromptement, & celle qui marcheseroit obligée de courir, ce qui atrès-mauvaise grâce. Quand on estprès de l’ennemi on ne fait pointde conversion. Si ce n’est qu’on lcdéborde, & qu’on veuille l’envelo-per, & dans toute autre occasion unennemi habile charge dans le temsqu’on lui prête le flanc, & cette si-tuation est trop dangereuse.

* CONVERSO, c’est la par-tie du tillac, où l’on s’afl'emble pourfe visiter & s’entretenir fur unVaisseau. Ce mot est tiré du Por-tugais.

* CONVEXITE': face exté-rieure, de tout ce qui est de for-me globulaire.

CONVOI, est un secours con-sistant en Trouppes, en argent, Ôcen munitions de guerre, & de bou-che, qu’on jette dans une Place, oudans un Camp.

Les Armées ne pouvant subsisterlong-tems par elles-mèmes & de- ■Y 4 vant