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Tome I.
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pins Gandins fit décimer des Sol-dats qni avoient pris la fuite, & tuerà coups de bâton ceux fur quitomba le fort.

On châtioit des Corps entiers, onde'cimoit une Légion séditieuse, qui«voit fui lâchement, qui avoit per-du ses Enseignes, ou qui s’étoitretirée d’un mauvais pas par unTraité honteux.

On caslbit des Turmes de Caval-lerie pour des fautes plus légeresque la sédition. On ótoit à des Ca-valiers leurs chevaux, & on les fai-foit servir à pied.

Une Cohorte qui se désendoitmal dans une action, étoit séquc-itrée des autres divisions de la Lé-gion dont elle étoit. On lui ótoitIon Enseigne ; on lui rétranchoitsa ration de vivres, ou bien on làfaisoit camper à part hors de l’en-ceinte dti Camp, & elle démeuroitainsi exposée aux insultes del’Ennc-mi, jusqu’à ce qu’elle se fût trou-vée dans l’occalìon de pouvoir ré-tablir son honneur par quelqueaction de vigueur.

Une Légion de 4000. hommesayant saccagé la Ville de Rege enCalabre, sans ordre du Général,fut par Décret du Sénat de Rome,massacrée toute entiere, avec dé-fenses d’enfevelir les morts, & aux

Í iarens de ces morts d’cn portere deuil.

Les François ont auffi usé de châ-timens envers leurs Militaires.

On scait la façon dont Clovis pu-nit de lá propre main un Soldat in-solent, qui n’e'toit pas bien soigneuxd’entretenir ses armes. Le mêmeRoi faisoit punir des Soldats, quialloient en maraude fans ordre. Ce-la se voit par ce qui arriva pourune botte d’herbes, prise sur uneTerre appartenante à PEglisc deSaint Martin de Fours,

Sigebert, petit-sils de Clovis, fitlapider en ia présence plusieurs Sol-dats mutins. Les supplices de ces

tems-là e'toient la lapidation, lepassement par les armes. Ce der-nier châtiment consistoit à faire ex-poser un coupable à une grêle deîìêches, que lui tiroient les Soldatsdu Corps d’où il étoit. Les peine*pour la désertion ont varié. Onn’a pas toujours puni de mort pource sujet.

Les François, de même que le»Romains, ont eu des punitionspour les Corps Militaires en entier,il y avoit des peines pour les Offi-ciers, & d’autres pour les Soldats.Les punitions des Corps étoient ladécimation, l’interdiction , & la

perte du rang. Celles des Officier*étoient la cassation, la privationdes honneurs militaires, & la

dégradation.

Pour les Soldats dont les faute*n’alloient pas jusqu’à mériter lamort, on les fustigeoit, estrapadoit,mutiloit, marquoit, envoyoit auxGalères. Pour des fautes encoreplus légeres, l’on augmentoit letcms de la faction d’un Soldat, oùon l’appointoit. C’est ce qui se pra-tique encore aujourd’hui.

Sous la prémicre Race de nosRois, j’en ai donné des exemples,elle a été trcs-tevere. Sous la se-conde .011 trouve un plus grand dé-tail des châtimens militaires.

Tout homme qui devoit marcherau Service, & qui manquoit de s’yrendre, étoit condamné à l’amcndcde soixante sols d’or. S’il n’étoitpa» en état de payer, il devenoitíerf du Prince, jusqu’à ce qu’il eûtsatisfait. Celui qui faisoit quelqueviolence, ou quelque désordre du-rant la marche étoit obligé de re-stituer. Qui s’enyvroit dans leCamp, étoit condamné à boire dePeau pendant un teins.

Celui qui se retiroit de I’Arméesans permission, étoit puni de mort.Celui qui fuyoit mal-à-propos, ourefusoit de marcher # PEnnemiétoit déclaré infâme. La descente

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