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Tome I.
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847-848
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du convexe, se nomme doùelle <x-térieure.

DOUILLE, est une espèce depetit canal de fer, qui tient aumanche de la bayonette, dans le-quel le bout du canon passe, &s’emboëte d’une maniéré très-fixe,de forte que la bayonette n’est pointdans le canon , mais immédiate-ment au-dessous, toute la lameétant au-delà.

DOUILLE, est aussi l’ouver-ture du fer qui reçoit la hampe,fur laquelle est monté le tirebour-re, qui est attaché par deux clous,placés dans deux petits trous, quel’on appelle yeux , à côté de ladouille.

*DRABANTS: ce font desCavaliers d’un Corps distingué, quien Suéde & chez quelques Souve-rains d’Allemagne composent la Gar-de principale du Prince. Charles XII.Roi de Suéde en avoit un Escadron,dont il étoit lui-méme le Capitaine,<& dans lequel il n’admettoit que desOfficiers d’une valeur éprouvée &reconnue. Les Capitaines dans lesRégimens de Cavallerie quittoientfans hésiter leurs Compagnies pourentrer dans ce Corps comme simpleDrabant, L c’est encore aujourd’huienSuéde un titre de mérite particulierpour les vieux Généraux & OfficiersC’avoir servi dans ce Corps-là.

DRAGON : ce mot, sclonM.Ménage, paroít venir de ceuxqu’onappelloit Draconarii dans les ArméesRomaines, & qui portoient des fi-gures de dragons au haut d’une lon-gue lance. Mais, comme l’observele Pere Daniel , ces Draconariiétoient d’anciens Officiers, dont lesSoldats ne s’appelloient pas pour ce-la Dracones, & leurs fonctions n’a-voient nul rapport à celles de nosDragon!. L’Auteur que je viensde citer croit que ce nom fut d’a-bord donné aux Dragons, commeune injure par les Ennemis, chez

lesquels ils alloient porter le rava-ge , & qu’il leur demeura.

II est plus vraisemblable , ouqu’ils prirent d’eux-mêmes ce nomterrible, qui les rendoit redouta-bles , & qui marquoit leur activitédc leur valeur, ou que le Maréchalde Brissac, qui imagina cette Milice,leur donna lui-méme ce nom.

Quoi qu’il en soit, Pancien nomde Dragon exprime un homme cou-rageux. Par cette raison, il futdonné à Constantin Paléologue, Em-pereur deGréce. LesAllemans donnè-rent aussi ce nom à une partie de leurTrouppe d’Arquebusiers à cheval.

Dans chaque Régiment, outre leMestre - de - Camp, il y a un Lieu-nant - Colonel, un Major, & unAide-Major.

On poste les Dragons fur les ai-les, dans des postes avancés, k quel-ques passages de rivières , k quel-ques défilés, k la tête d’un pont.On s’en sert souvent k couvrir lequartier - général dans les marches,& toujours k la tête & k la queuedes colonnes.

Dans les dernieres guerres deLouis XIV. ils ont combattu en li-gne. La vivacité avec laquelle ilschargent l’Ennemi, & la vitesse aveclaquelle ils se portent où on a be-soin d’eux, les rend excellens pourun corps de réserve. C’est-lk leurvéritable poste un jour de bataille.

Dans les sièges on en détache, &on les met dans les boyaux près dela tête de sape, pour tirer sur toutce qui se montre pendant le joursur le rempart, dans les ouvragesdétachés, & dans le chemin couvert.En un mot, ils supléent k la Caval-lerie & k l’ínfanterie, dans une in-finité de rencontres.

Les Dragons ont de Tamboursplus petits que ceux de l’Infanterie,ils en battent k cheval, & ont unemaniéré de battre toute diffé-rente.

Ils