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E S S
EST
côté & qui a dc l’autre une têteronde, à l’usage des Tonneliers &de plusieurs autres Artisans.
ESSIEUX d’affùt de bord :c’est la piéce de bois qui traversel’astut par délions la fole, dc dontchaque bout entre dans une roue,avec laquelle il est entretenu parune este. II y en a deux, un àsavant pour les deux roués qui fontaux deux côtés, & un à surriéretout de même.
E S S U IE R le feu, c’est demeu-rer exposé au feu du canon &de la niousqueterie.
ESSUIKZ la pierre : c’est uncommandement de l’exercice qui fefait en un tems.
* EST, c’est le nom d’un desquatre points cardinaux de l’Hori-fon, d’où le vent qui vient du mê-me point tire le sien. C’est le pointdu Levant ou de l’Orient, opposé:> l'Ouest , qui est celui du couchantou de l’Occident.
ESTACADE : ce font plu-sieurs grosses dc longues pièces debois, garnies de fer & de chaînes,que l’on met à l’entrée d’un Portpour le fermer.
^ESTAFETTE, c’est le nomque les Espagnols donnent aux Cou-riers qui portent les Lettres, & quiest passé en usage dans toute f Alle-magne. En France on appelle Esta-fette , en termes de poste, un Cou-, ricr qui court avec deux guides.
’ E S T AIN S : il faut prononcerj la première S. Ce font deux piècesj de bois d’une même figure, qui fontportion de cercle, & sonnent le rond[de l’arriére d’un Vaisseau. Ellesssont assemblées par les bouts d’en-ibas à Pétambord, & par les autresjaux deux allonges de treport, quiachetent la hauteur, <& la rondeur.de la poupe.
j« E S T A N C E S : ce font des pi-liers posés tout le long des hiloires,
qui soutiennent les barrotins,Lleur longueur est de la hauteur qui
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sc trouve entre deux Ponts. Estímcià taquets, c’est une maniéré d’é-chelle de fond de cale avec fatire vieil le.
* ESTEMINAIRES, enter,mes de mer ce font deux pièces debois ajustées au bout des madriers.
E S T E R R E : c’est ifn termefort usité parmi les Avanturicrs del’Amérique. On comprend que cedoit être une espèce de petit port,comme une cale ou calangue.
ESTIME en terme cìe marineest une présomption & conjecturedu chemin que le vaisseau peut avoirfait & du parage, où il sc rencon-tre. Chaque jour le Pilote fait sonestime , examinant quelle est sa rou-te, quel est le vent qui régne, &quel est le sillage ordinaire de sonvaisseau, c’est-à-dire combien il faitde chemin par jour, soit de ventarriéré, de vent largue, ou de ventde bouline, scion que le bâtimentest bon ou mauvais voilier. Ce quel’expérience & les réflexions doiventlui avoir appris.
Un sage Pilote fait toujours mon-ter son éstime plus que moins, &aime mieux présumer qu’il est vingtlieues de Pavant vers la côte , quevingt lieues de l’arriere vers le lar-ge de la Mer, parce que sc croyanttoujours plus près de la côte, il estplus circonspect, plus attentif, & feprépare de bonne heure à la décou-vrir & la reconnoître, desorte qu'iln’est pas en danger d’y être jetteinopinément, & de se perdre parnon - vue.
E S TIVE est le juste contre-poids qu’on donne à chaque côted’un Vaisseau ou d’une Galère pourbalancer fa charge avec tant dejustesse, qu’un côté ne pèse pas plu»qu’un autre, ce qui rend les Vais-seaux & les Galères plus légers, &facilite leur cours. Mettre la Galè-re en est ive, c’est la mettre en as-íiéte : la mettre hors d’estive, c’estlui ôter son juste contre-poids.
ESTOC: