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un nouveau Matelot, qui n’entendpas encore les manoeuvres difficiles.
* HALEMENT, c’est en ter-nies de Charpentiers^ un nœud qu’ilsfont avec le cable a une piéce debois qu’ils veulent élever.
HALLEBARDE: cette arme,comme la Pique,» nous vient deSuisse. On ne la connoissoit pointen France avant le régne de Louis XI.C’est aujourd’hui Parme des Sergensdes Compagnies d’Infanterie.
Elle est de 6. pieds, hampe & la-me avec le bout. Sa hampe est unlong bâton, qui a aussi un talon defer à son autre extrémité.
HALTE, est une diícontinua-tion de la marche des Trouppes,soit pour les délasser, soit pour leurfaire prendre le terns nécessairepour entreprendre quelque actionde guerre.
On fait de fréquentes haltes dansles Pays coupés de ravines, défilés,ruisseaux, &c. fans quoi la queued’une colonne ne peut suivre la tê-te, & il se fait des lacunes dange-reuses, au cas que l’un ou l’autrevînt à être attaqué. Pour cet ef-fet, quand on à passé le défilé, onmet en bataille les Trouppes à mé-fure qu’eljes arrivent dans le pré-sider lieu propre à cet effet, obser-vant que ce soit de façon qu’ellesn’empêchent point le débouché, déon ne fe remet en marche que lors-que la queue a rejoint.
HALTE: ordinairement onfait faire à un Régiment qui est enmarche une halte d’environ uneheure pour faire reposer les Sol-dats , leur donner la facilité de serafraîchir dé de manger un morceauà moitié chemin ou même plus loin,car la marche du matin est toujoursla meilleure. Pour cet effet, il fautautant qu’il est possible choisir unterrein où l’on ne puisse rien gâter,lequel soit à portée de quelque ri-vière ou ruisseau, afin qu’ils puis-sent avoir de Peau sans Palier cher-
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cher loin ; observant d^évíter defaire halte dedans ni près des villa-ges , dé autres lieux fourrés par oùles Soldats puissent trouver occasionde s’écarter. Ainli lorsque leComman-dant du Régiment a remarqué sonterrein, il doit ordonner aux Offi-ciers Majors d’y faire mettre !e Ré-giment en bataille, ou de lui fairefrire halte en colonne en gardantses rangs, & de lui faire poser sesarmes à terre. On met des Senti-nelles par tous les endroits nécessai-res pour contenir les Soldats ; déil est de l’intérét des Officiers den’en laisser écarter aucun à causedes désordres que le Soldat est ca-pable de commettre, & dont lesOfficiers répondent.
HAMAC: c’est une forte delit de coton. II consiste dans unegrande mante ou couverture donton fait trafic avec les Sauvages deP Amérique. Ceux qui s’en veu-lent servir le suspendent à deux ar-bres ou à deux pieux, & les Flibu-stiers s’en fervent pour y dormirlorsqu’ils sont en mer. C’est cequ’on appelle branle dans les Vais-seaux , hormis que les branles nesont que de toile. Pour la façonelle est peu différente.
HAMPE, ou hante, com-me disent quelques-uns, est un longbâton qui sert à emmancher quel-que chose, comme une hallebarde,une pique, une lanterne, un re-fouloir, un écouvillon. II est or-dinairement de frêne , de hêtre& de ce qu’on appelle bois deBiscaye.
HANCHE, terme de Marine.La hanche d’un Vaisseau est la par-tie du bordage , qui approche del’arcasse, au-dessous des galeries,ou des bouteilles , qui sont furles flancs.
H A N G A R D : ce sont de longsappentis dans les Arsenaux & Ate-liers de construction, sous lesquelson met à couvert, & l’on range en
ordre