«3
HAN HAQ,
H A R
ordre les bois de construction, le*affûts, &c,
HANSE Teutonique: c’est unesociété de Marchands de plusieursVilles libres d’Allemagne & duNord, qui par l’alliance qu’ils ontfaite entre eux se sont fait une com-munication réciproque de leurs pri-vilèges. Les quatre prémieres Vil-les qui composèrent cette hanse fu-rent Lubec, Brunswic, Dantsic &Cologne, & à cause de cela elles fu-rent appellées meres villes. Depuisplusieurs Villes desirerent d’entrerdans cette alliance, & elles se di-rent filleules de ces quatre, desor-te qit’il y en eut jusqu’à soixante-douze, ou même jusqu’à quatre-vingt une, & elles furent appelléesvilles Hanséatiques, ou Anséatiques.L’an 137a. il fut fait unTraitéd’al-lìancc entre le Royaume de Danne-marc & les villes Anséatiques, entrelesquelles Amsterdam & les autresvilles de Hollande font comprises,ainsi qu’il paroît par la copie dece Traité qui se trouve dans Box-hoorn.
HANSIERE, terme de Mari-ne, est un gros cordage, qui sert àla touë du Vaisseau, & qu’on jetteaux Chaloupes, & aux Bâtimens,qui veulent venir à bord d’un autre.
H A QU E T : dans 1 ’ Artilleriece sont des chariots, qui portent lesbateaux de cuivre. Ils font un peudifférons les uns des autres selon lesDépartemens.
Les bois qui entrent dans la com-position d’un baquet , sont deuxbrancards, six épars, huitmontansde brancards, quatre courbes, huitmontans de courbes, quatre trin-gles du fond, deux tringles, qui semettent sur les montans de cour-bes, un châssis de devant, garnide quatre montans, de deux traver-ses, dt une petite planche pour ar-rêter les poutrelles ; une fenêtrede derrière, garnie de deux traver-ses & cinq montans; deux bran-
ches de limoniere, un épars de li-monière , un support de limoniere,une clef pour arrêter le bateau dedevant, deux leviers pour arrêterle bateau de devant & de derrière.
Un baquet a ses roues, qui fontcomposées d’un moyeu chacune, dedouze raies, de six antes, de sixgoujons, & de P essieu. Un ba-quet est ferré, comme tout autrecharriot.
Pour ;o. pontons il faut 54. ba-quets, avec autantd’avantrainspouren avoir quatre Hauts - le - pied,4. caissons à mettre des cordages &ustensiles.
II faut aussi 24. ancres, 8- cabe-stans, Z2. gros piquets, 24. mail-lets, 24. leviers, 12. avirons, 12.crocs. Les cordages font z. cinquel-les, 24. allognes, 24. grandes com-mandes , 200. petites.
HARANGUES MILITAI-R E S .• la coutume des anciens étoitde haranguer les Soldats avant lecombat. II n’est pas aisé d’en trou-ver l’origine, tant elle est ancien-ne. Elle a duré si long teins, quenous touchons prèsqu’au tems, oùelle s’est perdue. Les plus courte*Harangues sont fans doute les meil-leures.
Les Historiens de l’Antiquité, drfur-tout les plus reconmiaudables,en rapportent un grand nombre, queles Généraux ont débitées à la têtede leurs Armées. 11 est vrai que laplus grande partie de ces Haranguesfont des pièces de la façon des Hi-storiens , óc qu’ils font dire à leursHéros bien au-delà de ce qu’ils ontdit. Celles qui renferment beau-coup de sens, & peu de paroles,font les plus éloquentes, & les pluspersuasives.
Ce n’est pas un petit avantage àtin Général, que d’être éloquent.Mais cette qualité aujourd’hui n’estd’aucun usage. César étoit d’uncéloquence charmante, elle ne lui ser-vit pas peu en bien de* occasions.
A 4 Ses