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Tome II.
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le, a fin que T eau sorte avec plusde force.

HAUTEUR ou eminen-ce, est une élévation, qui com-mande, & peut faire feu fur deslieux plus bas.

Une Armée qui campe, évite leshauteurs ou on les fait garder.

HAUTEUR d’un Escadron, oud’un Bataillon. C’est le nombre deshommes de la file. La hauteur del’Escadron est toujours de trois hom-mes, & celle du Bataillon est au-jourd’hui réduite à six. Elle étoitautrefois de huit. Mais on a re-marqué, que quand on comman-dent quatre rangs pour faire feu, &qu’on faisoit tirer la moitié de cet-te hauteur , les prémiers rangs étoientsouvent blessés par les serres-demi-files ; ce qui ne sçauroit prèsquearriver, quand il n’y a que troisrangs qui tirent.

hauteur, en terme de Ma-rine, est l’élevation du Pôle, duSoleil, ou des Etoiles. Ce qui semesure, & se détermine par un arcde cercle compris depuis l’Horizonjusqu’au Pôle, ou depuis le mêmeHorizon jusqu’à P astre dont onprend la hauteur. On prend ordi-nairement hauteur avec P arbalèteou Pastrolabc, pour en conclure lalatitude du parage, où l’on faitl’observation.

La hauteur des Astres ne se prendque quand ils sont au cercle de mi-di, excepté la hauteur de P EtoilePolaire, qui par le moyen des gar-des se peut prendre hors du Mé-ridien.

HAUTEUR, en terme de Ma-rine, signifie auffi latitude, c’est-à-dire la distance entre le Vaisseau &la Ligne équinoxiale, <& le mot dehauteur fous-entend celle du Pôle,qui est toujours égale à la latitude.On n’emploie guéres ce terme- enfait de Marine, qu’on ne fasse pré-céder la préposition Par.

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HAUT-LE-PIED, CommisHaut-le-pied. On ne doit point seformaliser de ce terme, qui est con-nu dans les Armées d une maniéréà ne point attirer de déshonneur furcelui qu’on qualifie ainsi dans lesEtats. Autrefois les Commissairesdes Guerres fans charge, & parcommission se nommoient de la sor-te. On dit encore dans l’Artilleric,CommiJJairei Hauts-le-pied , & dansles Vivres ceux qui ne font attachésà aucun Emploi fixe, & qu’on en-voie de côté & d’íiutre suivant lesoccurrences, se nomment ainsi.

On voit par-là cjue ces Commisdoivent être prêts a tout. On en-voie les uns en poste porter des or-dres, les autres quérir de l’argent,ceux-ci vont chercher les reçus desTrouppes & des Capitaines desEquipages dans les Places frontières :ceux-là font chargés de Lettres d’avispour les convois, & reviennent avecles Lettres de voitures.

Enfin la manœuvre des Vivres estassez étendue, pour trouver à lesoccuper amplement. Mais le Dire-cteur Général des Vivres qui lescommande, doit Rappliquer à lesconnoître pour juger s’ils font ca-pables de s’acquitter des Emploisqu’il leur donne, au reste, il ris-que de souffrir le prémier de l’in-exécution de ses ordres.

Ces Commis doivent être de dif-férens caractères, & même il enfaut choisir quelques-uns, qui puis-sent remplacer les Commis des tra-vaux, & les Gardes-Magaíins, quipourroient tomber malades. Lors-que ces Commis, & ceux qui fontdestinés pour les travaux , n’ontpoint d’occupation, on les emploiedans le Bureau du Commis-Généraldu Parc, où il y a toujours suffisam-ment de travail pour les occuper.

M. Nodot, au sujet de ces Com-mis , & d’autres Employés dans lesvivres, fait une réflexion assez sen-sée. „II y en a, dit-il, qui se

trou-