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Aides Majors Chirurgiens, les Gar-çons Chirurgiens, l’Apothicaire Ma-jor de P Armée, les Garçons Apo-thicaires , le^ Garçons Apothicai-res aprentis. '
* HOPITAL AMBULANT,c’est l’Hôpital qui fuit l’Armée.
HOPITAL, dans les Villes deguerre, ou à la fuite des Années.Lorsqu’un Soldat est incommodé,les Sergens ne doivent pas souffrirqu’il soit incommodé pour le ser-vice en le fatiguant. II arrive qued’une petite incommodité, il envient une plus greffe maladie. S’ilsen apperçoivent quelqu’un, qui aitla moindre maladie contagieuse,il faut le séparer de ses camarades,& le faire traiter promptement.Ils ne doivent jamais mener deSoldat à l’Hòpital de leur chef. Ilsne peuvent le faire que par ordredu Chirurgien Major du Régiment,& par celui de leurs Officiers, quisouvent (si c’est à farinée) veulentbien les faire soigner dans unetente séparée, à leurs dépens. Cartout Soldat, qui va à l’Hópital courtgrand risque de n’en plus reve-nir, soit parce qu’il meurt, soitparce qu’il en déserte. Si néan-moins on est obligé de l’y me-ner, il faut qu’il y soit conduitpar un sergent, qui ne quitte pasI îe malade, qu’il n’y soit placé.Sans cette attention les Soldats ex-pirent dans les rues fans entrerdans i’Hópitïil, faute d’avoir quel-qu’un entendu avec eux pour lesy faire recevoir. On croit qu’ilsuffit de donner simplement unbillet à un pauvre Soldat, qui n’apas la force de se porter, lequelest quelquefois rebuté par le grandembarras, & la mauvaise humeurdes Infirmiers, ou Directeurs desHôpitaux. Quand ils y sont, on nepeut les visiter trop fréquemmentpour les soulager, d- leur donnercourage, afin qu’ils soient affection-nés à rejoindre leur Compagnie.
Les bons Officiers doivent visiterles Soldats de leur Compagnie, quisont à l’Hôpital, les aider, lesconsoler, & les encourager, sça-voir s’ils sont bien soignés, li lesalimens, & les médicamens sontbons, s’ils n’en manquent pas, &si les Directeurs des Hôpitaux,Médecins, Chirurgiens, & Infir-miers t fónt leur devoir. Ces soinscharitables leur attirent infinimentl’amitié du Soldat, & celle de leursOfficiers supérieurs , auxqueis ilsdoivent rendre compte de ce qu’ilsn’ont pas trouvé dans l’ordre.
A plus forte raison , quand ilssont commandés pour la visite del’Hópital, ils sont obligés de redou-bler d’attentions : ainsi ils doiventen la faisant écrire sur un Contrô-le, Compagnie, par Compagnie, lenom des Soldats malades, la naturede leur maladie , goûter les bouil-lons, le pain, le vin, la biere,la viande, la propreté des lits &des sales, afin de pouvoir rendrecompte à leur Commandant par undétail exact, Soldat par Soldat gé-néralement de tout ce qui se paffeà l’Hôpital.
HOPITAL sur mer, c’est unVaisseau, qui suit une armée na-vale, ou une Escadre, qui suit pourle moins dix Vaisseaux, lequel estsous la direction de l’intendant del’armée, ou du Commissaire Géné-ral, ou ordinaire, préposé à lasuite del’Armée, ou Escadre. Ony embarque les blessés, & les ma-lades , qui sont dans les Vaisseauxde guerre, afin qu’ils n’incommo-dent pas ceux qui se portent bien.Le Bâtiment choisi pour servird’hópital est garni de tous les agrèsnécessaires à la navigation. Onobserve que les ponts en soienthauts, & les sabords bien ouverts :que les cables se virent sur le se-cond pont, & que l’entre-deux-ponts soit libre, afin qu’on y puisseplacer commodément les lits desti-