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Tome II.
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on”prend une des deux tringles,dont le chiffre est de même quedans la tremie, où il se trouvetrois petits coups de pointeau,poinçon, ou pour mieux dire,comme trois pointes marquées àcôté du trou quarré de la tringle,dont il doit en avoir un marquéd'un côté, & les deux autres del’autre. Il fàut exposer le côté, &il n’y a qu’un coup de poinçon oupointeau sur le bout de l’arbre dumoulin, & les deux autres coupsse trouvant à découvert vers lebout de l’arbre, il faut prendrel’autre tringle , dc mettre le côtéoù les deux coups de pointeaufont aussi marqués, fur les deuxautres, qui font fur la prémiereposée, & ensuite y mettre la cla-vette le plus fort que l’on peut.

Qpant aux deux vis qui ferventìi faire moudre fin ou gros pen-dant le teins qu’on les tourne, ilfaut faire un peu tourner à re-bours le moulin, parce que si l’onpouiì’oit trop les vis, les rouesdu moulin s’accrocheroicnt ensem-ble , & rendroient le moulin tropdifficile à tourner.

Pour les moulins à cheval, telsque font ceux, qu’on volt au Ha-vre, ils font composés d’une têtede chevre à deux poulies, qui sert:> lever & baisser la meule, quiest sous la tremie, d’une cage danslaquelle la farine tombe, d’unplancher fait de bois de bordagede deux pouces d’épaisseur, sou-tenu par des sommiers de huit pou-ces en quarré, d’une traverse sou-tenue par quatre verges de fer,où les chevaux font attelés, d’uneverge de fer, d’un pivot fur lequella grande roue tourne, d’une tre-mie , á de ce qui contient lameule.

* MOULINS à bras portatifs.I.e Sr. de Lavault dont on a parléà l’article des Four de fer roulantvient encore depuis peu de per-

fectionner des Moulins à bras, quifont au point de faire dans la sei-zième partie d’un tour de ci!Indrela farine extrêmement fine, & le sonsi menu, qu’011 ne peut en distinguerles parties.

Ces moulins font portatifs, l’onen peut voiturer dix dans unevoiture; & la force de la mani-velle aiant été radoucie, la ma-nœuvre en est très aisée.

* MOULURE; On appellemoulurer certains petits ornemensen saillie au de-là du nud d’unemuraille, ou d’un lambris de me-nuiserie, dont l’assemblage composeles corniches, chambranles, & au-tres membres d’Architecture. Mou-lure t couronnées ; ce font celles quifont accompagnées & comme cou-ronnées d’un filet. MouluresJìmples ;ce font les moulures qui n’ontpoint de filet, & qui n’ont d’autreornement que la grâce de leur con-tour. Moulures quarrées, mouluresrondes, moulures mixtes, c’est-à-dire , en partie rondes, & en par-tie quarrées.

M O U R G O N : c’est le nom quel’on donne fur la Mer Méditerra-née à celui qui plonge dans la mer,afin de chercher ce qui tombe desGalères. Le terme dont on fe sertsur l’Ocean, est plongeur.

MOUS QU ET, est une armeà feu, dont le calibre de balle estde vingt à la livre : sa longueur estde trois pieds huit pouces, depuisla lumière du bassinet, jusqu’ àl’éxtrémité du canon ; la longueurde la ligne de défense est limitéedans la Fortification par la portéeordinaire du mousquet, qui est àpeu près de 110. toises , à presquetoute l’Architecture Militaire roulefur cette même mesure pour lalongueur de la défense, comme la mê-me Architecture roule sur l’effet ducanon, pour l'épaisseur des remparts& des parapets: ainsi une Place estdéfectueuse, lorsqu'entre les parties

flan-