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* ORDRE TEUTO-N I Q_U E.
Ce fameux ordre militaire a étée'tabli d’abord sous le nom de Che-valiers de Nôtre Dame du Mont-Sion.II consiste à présent en douze Pro-vinces , Alsace , Bourgogne , Autri-che, Coblence, Etsch, Franconie, Hesje,Viessen, Wejìpbalie, Lorraine, Thu-ringe EJ’ Saxe. Chaque Province àses Commanderies óc dépend d’unCommandeur Provincial, qui ressor-tit au Grand Maître. Les Armesde l’ordre font d’argent à uneCroix pattée de fable , chargéed une Croix potencée d’or.
ORDRE: aller à l’ordre, rece-voir l’ordre. A l’Armée le Géné-ral donne l’ordre au Major-Géné-ral, qui le donne à tous les autresMajors, qui le distribuent chacunà leurs Corps, óc aux Officiers àqui il convient de le donner. Dansles Places de guerre le Gouverneur,en son absence le Lieutenant de Roile donne au Major, qui se rend àla Place d’armes, où un Sergentde chaque Compagnie de la Garni-son , est obligé de se rendre pourrecevoir de lui le commandement& le mot, qu’il dit à Poreille decelui qui est à sa droite, âc quilui revient, afin de connoître parlà, si fout les Sergens qui sont au-tour de lui, Pont entendu, &retenu.
L’ordre se donne tous les soirs.Le Major dans une Place de Guer-re , ie va prendre chez le Gouver-neur, óc vient fur la grande Placed’armes, ou tous les Sergens for-ment un cercle, présentant leurs ar-mes, & le Major se couvrant, ordon-ne aux Sergens ce qu’il y a à fairede nouveau, & donne le mot toutbas à Poreille du premier, qui està fa droite A qui le fait passer demain en main, jufqu’au dernier,lequel le rend au Major, afin qu’ilvérifié s’il n’a point été changé.
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Cela fait le Major fait anflì - tóttirer les rondes & les patrouillesdu dedans de la Place, & va ensuiteporter le mot au Lieutenant deRoi, tandis que les Majors de Ré-gimens les portent à leur comman-dant, Óc les Sergens à leurs Offi-ciers, & aux Caporaux qui fontdéfense de ne plus laisser passerpersonne fur les Remparts, sansl’ar-réter & avertir le Corps de Garde.
O R D RE de Bataille est une dispo-sition des bataillons & des Escadronsd’une Armée, rangée fur une ligne,ou fur plusieurs, selon la naturedu terrein. Ce qui se trouve surce sujet dans PHistoire sacrée nefournit pas suffisamment de quoimontrer PacroilPement que prit,par succession de teins, PArt Mili-taire. Ce n’est que dans les pré-mices Auteurs Grecs, tels qu’Hé-rodote & Xénophcn, qu’on com-mence à voir des arrangemensméthodiques pour des combats.Le dernier de ces Auteurs nous don-ne aux livres vi. & vu. de fa Cyro-pedie, im assez ample détail de laBataille de Tymbara, que Cy rusgagna fur Crésus, Roi des Ly-diens , & qui est mémorable en cequ’elle donna occasion à Pétablisse-ment de l’Empire des Perses, furles débris des Royaumes d’AflyrieÓc de Lydie.
On voit qu’alors Pu sage étoitd’étendre beaucoup le front d’unearmée, de la mettre en bataille surune seule ligne, sans laisser d’in-tervalles sensibles entre les Corps.L’Infanterie occupoit le centre dela ligne, & la Cavallerie la termi-noit, tant fur la droite que fur lagauche. Au - devant de cette ligneformée de trente files de hau-teur , ou de trente rangs deSoldats , ces rangs mis les unsfur les autres , se plaçoient deschariots de guerre, dont les trainsóc les roiies étoient armées de la-mes piquantes & tranchantes.
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