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Tome II.
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421-422
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lignes de l’avautgarde, pour que lapyramide continuât d’augmenterde front, depuis fa pointe jufqu’àfa base.

Ces lignes d’Infanterie étoientencore flanquées de Timariots Ócde '/.aims, & enfin une ligne deSpahis servoit comme de réserve,& faisoit la base & le fondementde l’Armée. Toutes ces lignesétoient fort près les unes des au-tres, & l’Armée dans cette dispo-sition n’ayant aucun vuide dansfou centre , marchoit à l’Ennemi.Voici comme fe faisoit l’attaque.

La pointe de la pyramide, aprèsavoir jette son cri ordinaire deAllha, attaquait vivement, & sielle ne pouvoit rompre ce quilui était opposé, & qu’elle fe trou-vât en désordre par des attaquesréitérées ; les Cavaliers qui la com-pofoient, s’écartant à droite & àgauche, fe glistoient le long descôtés de la pyramide pour en allerprendre la queue , & par cettemanœuvre faisoit place à une ligned’un plus grand front, qui deve-noit la tête de l’Armée.

Si cette seconde ligne venoitaussi à être déroutée, elle faisoitla même chose que la prémiere, &la même manœuvre e'toit faite suc-ceisivement par chacune des autreslignes, enforte que la pyramideen marchant toujours, & en faisanteffort pour enfoncer de fa pointe,l’Armée qu’elle combattoit, prélen-toit de plus en plus un plus grandfront, à méfure que les Corps quifaifoient son devant étoient obli-gés de céder pour s’aller rallier àla queue de la pyramide, en s’é-coulant le long des côtés de cettepyramide.

Si par ces manœuvres toutes leslignes dont l’Artillcrie e'toit cou-verte fe trouvoient dissipées, alorscette Artillerie if ayant plus rienau-devant d’elle, faisoit le frontde l’Armée, elle agifioit de son

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mieux pour défendre les autreslignes de derriere elle, la défaitedefquelles produisoit la défaite to-tale de l’Armée, quand le feu decette Artillerie n’étoit pas suffisantpour arrêter l’Ennemi, & pourdonner le teins aux lignes déjàrompues de fe bien rallier derrierela réserve, & de réformer par-làd’autres lignes à la fuite de cellesqui fubliíloient encore à la fa-veur du canon dont elles étoientcouvertes.

Si tout ce qu’on vient de diren’arrivoit pas, & qu’au contrairele Corps d?Enfant perdus fe fît jourdès les prémieres charges, pourlors la pyramide s’ouvroit en deuxde- la pointe à la base, chaquesection tomboit par la droite &par la gauche sur les ailes de l’Ar-mée ennemie, dont le centre fetrouvoit enfoncé, <k par cetteévolution, ces sections obtenoientbientôt la victoire.

Bien des Historiens ont remar-qué que tant que les Turcs ontconservé l’ordre pyramidal ; ils ontprèsque toujours été vainqueurs,& qu’ils n’en a pas été de mêmedepuis qu’ijs fe sont rangés encroissant fur deux lignes, par láraison que souvent la prémierede ces lignes venant à être défaite,elle retombe fur la seconde, &l’emportc.

D’ailleurs dans l’ordre en crois-sant le ralliment n’est pas à beau-coup près si aisé à fe faire, commedans l’ordre en pyramide. Ce der-nier ordre est le vrai Cuneus. IIfut connu des Grecs. Une Pha-lange fe coupoit perpendiculaire-ment fur fa hauteur, cela formoitdeux Corps, l’un appelle la cornedroite, l’autre la corne gauche.

L’intervalie de sentie - deux ser-voit de passage à des pelotons deSoldats armés à la légere, ou dcCavaliers, quand il étoit quéstionque ces pelotons fait» pour com-O ?. battre