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pour un esprit borne', qui n’agiroitque de routine.
Une Tactique scavante , dit M.Beneton dans son Hiísoire de laGuerre, doit être un mélange dece que Rome & la Gre'cc ont eude meilleur fur cela. Ce seroitmal penser que de croire qu’uneBataille ne s’est perdue , que parcequ’on n’y a pas combattu selon unordre purement Romain, ou pure-ment Grec.
L’ordre en Quinconce, aujour-d’hui le plus à la mode, est beau,& même excellent pour une Arme'equi peut être étendue à discrétiondans une vaste plaine. Alors lesBataillons à front étendu & de peude profondeur, peuvent passer ; lesinconvéniens du flottement quipeuvent arriver dan# 1 les Corps decette construction, n’étant pas si hcraindre fur un terrein où l’onpeut aisément faire telles évolu-tions que les cas le requièrent, quefur un terrein qui met dans la né-cessité de persister dans l’arrange-ment une fois pris.
Mais dans un champ étroit Tor-dre en Quinconce & les Bataillonsétendus doivent le céder à Tordrede combattre les Bataillons fur peude front & beaucoup de hauteur,entremêlés avec les Escadrons. Enplaine on met TInfanterie dans lemilieu, & la Cavallerie fur lesailes. Entre les bois il faut fairele contraire. On met la Cavalle-rie dans le milieu, & TInfanterieen colomne fur les ailes, pour quecette Infanterie puisse être à portéed’occuper les bois ou de se déplo-yer, asin, si la Cavallerie venoità être repoussée, de prendre le ter-rein laissé par cette Cavallerie, &de donner le teins à cette mêmeCavallerie dc se rallier.
Le pour & contre se trouve danstoutes les rhanœuvres de guerrequi font faisables ; c’est ce qui doitpersuader que celles de ces manoeu-
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vres qui passent pour les meilleu-res , ne sont bonnes qu’autantqu’ellcs le sont dans les cas oùelles conviennent. Chaque arran-gement a son bon & son mauvais.
Les Anciens condamnoient lesouvertures entre les Corps d’uneligne , elles ont ensuite été ap-prouvées. Ces deux scntimcns ontaujourd’hui leur partisans. Lesuns blâment de laisser de tropgrands intervalles dans les Batail-lons , d’autrcs prétendent qu’onn’y en laisse pas afl'ez.
J’oubliois à dire, qu’il y a en-core Tordre en croissant, qui est lifort du goût des Turcs & des au-tres Orientaux. Elle est une espècede Pepìegmenon des Grecs : mais lesTurcs en avoient un plus ancienque je vais décrire d’après TAu-teur que j’ai cité ci-dessus,
Suivant cet ordre, une Arméede la Nation dont je parle prenoitla forme d’une pyramide émousséepar la pointe, & ne formoit qu’unseul Corps. Tous ceux dont cetteArmée étoit composée, ne laissantentr’eux que dc très-petites sépa-rations, les évolutions se faisantsur les ailes; un Corps de mille Ca-valiers d’élite , régardés commeEnfant perdus, & pris indifférem-ment d’cntre les Spahis , les Tima-riots ôí les Zaims (qui sont le*trois sortes de Cavaliers dont seservent les Turcs) faifoient tou-jours la pointe de la pyramide.
Derriere ces premiers Corps enétoient d’autres, encore de Cava-liers, mis fur plusieurs lignes, sedébordant un peu les unes fur lesautres, ce qui confervoit au totalde l’Armée fa sonne pyramidale,& fembloit partager T Armée endeux , en avant - garde & arrie-re-garde.
Après TArtillerie suivoient plu-sieurs ligues d’Infanterie, ces lignesles unes sor les autres, & toujoursrangées de la même façon que les
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