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Celle des Ingénieurs à raison dehuit Affres par jour jusques à dou-ze, 4. bourses, H40. Affres.
Celle des Gebegys, ou Armuriersmonte en tout h 192. bourses, 5692.Affres. II n’y a point d’e'tat de lapaie des Sokkas , ou porteurs d’eau.
II n’y a rien à dire touchant lamaniéré dont on fait ces païémens,li ce n’est qu’ ils se font tous lestrois mois dans le Divan Public, &que les sommes font reparties dansde petits sacs, mis au milieu de laPlace, où les Compagnies ou lesOdas vont prendre leur contingent,qui leur est astigné par plusieursCommissaires. Ces Officiers ontcoutume de faire cette répartitiond’une maniéré iìnguliére , lors dela preiniere audience d’un Ambassa-deur , la renvoyant quelquefoispour cet effet au premier jour dusecond Trimestre.
Quant à la païe de P InfanterieSerratculy en général & en particu-lier, il est difficile d’en donner unétat. Elle n’est point une miliceréglée, qui soit toujours fur pié.Les païémens ne font point annuels,& le nombre des Soldats dépend duplus ou du moins, qu’cn peuventfournir les Provinces, selon'le be-soin de l’armée. Ainíì la sommene sçauroit sc liquider.
La paie de-la Cavallerie nomméeCapiculy, & qui forme un corps dequinze mille quatre cens quarante-luiit hommes, monte annullementà 2070. bourses, & 1243 6. Affres.Cette païe se distribué de trois moisen trois mois.
L’augmentation régarde ceux, quiaprès avoir aidé les Pionniers doi-vent avoir deux Affres de plus : &lorsqu’un _ nouveau Sultan montesur le Trône, on donne cinq Affresde païe à chacun, & mille de dongratuit une fois seulement.
Le corps de Cavallerie nomméSerratculy est païe par le Teftendarou Trésorier de leurs déparíemens,
à la réservé des Delys, qui le fontpar les hachas. La païe est partieen argent, qu’on tire des Douanes,des péages, des revenus de la pè-che, & autres impôts, & partie enétoffés.
PAIS : la connoiíïance des p As«'acquiert par les Cartes, par lesconversations qu’on a avec ceux quiles connoistént ou qui en font, &encore infiniment mieux par la vue ;& ceux qui font chargés d’exécuterdes projets doivent avoir une con-noislance exacte du pais.
PAIS CON Q.U I S: ce fontceux qui ent été cédés par des Trai-tés , comme la Lorraine : ou ceuxdont Sa Majesté est en possession parla force des Armes, comme Ypres,Tournay, Gand, Ostende, & tantd’autres Villes de la Flandre , quifont le fruit des Conquêtes de LouisXV. II y a plusieurs Ordonnancesde Louis XIV. qui défendent auxSujets de ses pais conquis de lesquitter pour aller prendre parti dansles Trouppes étrangères , à peinede defobéilsance, & de confiscationdes biens, qu’ils pourroient avoirdans le Royaume.
P A I S Á N S : les Paisans desfrontières suivant plusieurs Ordon-nances de Louis XIV. font en droitd’arrêter tout Soldat, Cavalier, &Dragon déserteur, & de les rame-ner au Gouverneur, ou Comman-dant de la Place la plus proche.Dans les environs d’une année lesPaisans font d’une grande utilité.On les employé au travail des li-gnes , It transporter des terres, & àbien d’autres choses. 11s sont païésde leur travail. Dans les Camps &.armées, il y a défense aux Soldats,Cavaliers & Dragons de troubler, &piller les Paisans qui apportent desvivres. II y a auffi des réglemenspour qu’ils ne soient pas incommo-dés par les Officiers, ni rançon-nés par les trouppes, qui font enmarche.
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