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Tome II.
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PAIS-SOMME : c’cst unbas-fond où il y a peu d’eau.

PAILLASSES, c'est pour cou-cher les Matelots : on fournit auxGardes-Françoises montant la Gardechez le Roi, des paillasses , fui- lepied de trois Soldats pour une pail-lasse , ■ & les Soldats, suivant leRèglement du i. De'cembre 1691. nedoivent payer que deux liards cha-cun pour leurs paillasjes, pendantleur Garde, soit de trois ou quatrejours : & les Sergens ne peuventretenir d’avantage à chaque Soldat,fur peine d'être punis.

PAILLE. La paille est com-prise dans le gênerai des fourrages.Elle sert à la nourriture des che-vaux, au coucher des hommes, àla construction des baraques & écu-ries , dans le tems que les nuitscommencent à être froides.

Après que flnfanterie est arrivéeau camp, & qu’elle a pose les ar-mes, le Soldat songe à se pourvoirde paille pour les choses suxquellesil en a besoin. II y a par Bataillondes Officiers & des Sergens com-mandés pour conduire les Soldats àla paille, & les ramener ensembleau Camp. Ces Officiers ne doiventpas souffrir fans une nécessité abso-lue, que le Soldat toujours portéau désordre, découvre les maisons,parce que les maisons découvertes &rendues inhabitables, restent aban-données , même après que l’Armées’est éloignée, d’où fuit le manquede culture qui ruine le pais dans lafuite de la Guerre, & disette desfourrages pour lés années suivantes.

L’usage de la paille hachée mêléeavec un peu de grain pour les che-vaux est excellent. La CavallerieAllemande & Hollandoise se sert depaille hachée & se retire toujoursen meilleur état que la nôtre, &subsiste même long-tems dans descamps que nos Armées abandonnentfaute de fourrages.

PAILLE : faire aller les Sol-dats à la paille, c’est permettre auxSoldats d'un Bataillon d’allcr aux né-cessités de la digestion, après avoirquitté leurs armes fur leur terrein,cnforte qu’au premier coup de mous-quet ou de Tambour, chacun vientreprendre son poste & ses armes.

PAILLES de Bites : ce sontde longues chevilles de fer, qu’onmet à la tète des bites, pour tenirle cable sujet.

PAILLO d’une Galère, est lachambre où l’on met le biscuit, &où loge l’Ecrivain.

PAIN de munition, est une ra-tion de pain que les Munitionnairesfournissent à chaque Soldat. II pèsetrois livres & sert pour deux jours.II est fait, ou du-moins doit êtrefait de deux tiers de froment & d’untiers de ségle.

La fourniture de pain est indispen-sable. Elle se fait au parc des vi-vres , qui suivent l’Armée & doittoujours être faite d’avance aumoins pour quatre jours, lorsquecela se peut avec commodité ; carsouvent l’éloignement des lieux,d’où l’on peut tirer le pain, ou lamarche de l’Armée d’un pays à l’au-tre, force le Général à.en faire di-stribuer pour six jours, même quel-quefois pour huit, lorlqu’il prévoisqu’on en pourra consommer unepartie dans le Camp où est l’Armée'avant que de marcher & qu’on estobligé d’envoyer les caillons enavance pour rejoindre l’Armée dansun nouveau Camp. Mais cette di-stribution pour six ou huit jours nedoit jamais être faite fans une né-cessité indispensable à cause de l’abusdes fripons qui vendent leur pain,fans sçavoir dequoi ils vivront lesderniers jours.

Le pain se cuit pour l’ordinairedans les Villes les plus voisines del’Armée, parce que les fours y sonten plus grande quantité. II se cuitaussi souvent à l’Armée, où l’on

con-