485
PAL
PAL
486
PALE d’aviron : 'c’est le boutplat de l’aviron qui entre dans l’eau.
P A L E A G E : c’eit faction demettre hors d’un Vaisseau, les grains,les sels & autres marchandises, quise remuent avec la pelle, & 1 obli-gation où les Matelots font de lesdécharger. Les Matelots n’ ontpoint de salaire pour le paléage &le manéage, mais ils en ont pourle guindage & le remuage.
* PALEE: on appelle ainíìun rang de pieux qu’on enfonce enterre suivant le 61 de l’eau, poursoutenir les poutres d’uii pont debois, & qu’on garnit de moises &de liernes.
* PALESTRE, mot d’originegreque adopté par les Latins, quiétoic le nom des lieux publics oùl’on formoit lu jeunesse, non seu-lement aux Exercices du Corps,mais à ceux même de l’Esprit. Onnommoit ainíì en général tous leslieux où l’on faisoit quelque exer-cice.
* P ALIS : on appelle ainst lesrangs de petits pals, ou de pieuxpointus qui forment une clôture.De-lù palissade, une rangée des grandspieux qui servent à garder les ave-nues de tous les polies qui pour-voient être emportés d’emblée.
PALISSADES font des pieuxordinairement épais de huit à neufpouces & longs à peu près de huitpieds, dont il y en a trois en terre.On les plante fur les avenues detous les postes, qui peuvent êtreemportés d’emblée, pour en assu-rer le terrein contre les surprises &même contre les droites attaques.
II y a des palissades, qu’on met àplomb fur le terrein, quelques au-tres' sont un angle tfe panchent unpeu fur le rès de chaussée du côtéde PEtinemi, afîn que s’il y vouloitjetter des cordages pour les renver-ser, les cordages n’ayent point deprise & coulent fur cette pente.
On met des palissades fur la ber-
me au pied de bastion : on en metà la gorge des Demi-lunes & des au-tres Travaux avancés. On palissa-de auíli le fond de fossé, & sur-tout le parapet du chemin couvert.Quelques-uns mettent des palissa-des à trois pieds de ce parapet, ti-rant vers la campagne, mais on lesplante aujourd’hui dans le milieudu chemin couvert. Elles doiventêtre 6 serrées qtt’il ne reste de I’in-tervaile entre elles, que pour labouche du mousquet. On vient àbout des palissades, soit en les ar-rachant , soit en les faisant couperpar des Grenadiers, ou bien en lesabattant avec le canon, ou en lesbrûlant avec des fascines goudron-nées.
* PALLADIUM, statué debois qui répréscntoit la Déesse Pal-las, une pique à la main, & donton rapporte qu’elle paroissoit avoirles yeux mobiles. Les Troiens lacroioient tombée du ciel, dc Eora-cle d’Apollon les avoit assurés, queleur Ville seroit imprénable auílilong-tems qu’ils conserveroient cet-te statué dans leurs murs. Diotné-dc & Ulysse l’enléverent pendant leSiège de Troie, & la Ville ne rést-sta plus long-tems.
* PALLAS : c’est un des nomsque la Fable donne à la Déesse Mi-nerve , coniidérée comme Déesse dela Guerre.
PALME : étendue de la main.Les Anciens avoient le grand palme& le peti t palme, qui partageoientle pied en deux parties inégales. Legrand palme, qui étoit de la lon-gueur de la main, étoit de douzedoigts ou neuf pouces de Roi : &
le petit palme de quatre doigts outrois pouces. On sc sert encore au-jourd’hui de cette mésure en Italie,c% le palme y est différent selon leslieux. Le palme Romain moderne,est de huit pouces trois lignes & de-mie ; celui de Naples est de huitpouces sept lignes ; & celui deGe-
Q, J. nés,