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Trouppes partent du Camp, com-me il a augmente' à mesure qu’ellesy arrivoient, de maniéré qu’infen-íiblement il ne se trouve plus rienà fournir au premier Novembre,qui est le jour que la Campagnefinit.
Mais si l’Armée ne se sépare pasencore dans ce tems-là, & qu’onoblige le Directeur k fournir, il enprend un ordre par écrit du Géné-ral, où les Equipages font aullì com-pris comme étant un article du trai-té des Entrepreneurs.
* PALADIN: on a donné cenom aux anciens Chevaliers qui al-loient chercher des aventures, telsque Roland, Maugis, Renaud, g/fr.qui étoient ou des Comtes du Pa-lais , ou des Princes du Sang deCharlemagne & d’autres anciensRois.
P AI-AMANTE, terme de ma-rine, est tout le corps des ramesd’un bâtiment de bas-bord.
PALAN: c’ est un assemblaged’une corde ou de deux, d’un moufleà deux poulies, & d’une poulie sim-ple qui lui est opposée. On s’ensert pour embarquer, & pour dé-barquer les marchandises & autresfardeaux. Une de ces cordes Rap-pelle Elague, & l’autre Garant. LePalan, dit un autre Auteur, est lacorde qu’on attache à Pétai ou à lagrande vergue, ou à la vergue demiséne, pour tirer quelque fardeau,ou pour bander les étais. II estcomposé de trois cordes, fçavoircelle du palan, l’étague & la drisse.11 y a des pâtes de fer au bout, quidescendent en bas, il a trois pou-lies, l’une defquelles est double.Celui du mât de miséne ne s’en dé-tache jamais, comme étant du ser-vice ordinaire. Grands palans : cefont ceux qui tiennent au grandmât. Palans de miséne, ce fontceux qui font attachés au mât de mi-séne, & qui servent à haler à bordles ancres & la Chaloupe, à rider
les haubans, &c. Palan à Calior-ne, c’ est la caliorne entière. Pa-lans d’étai, ce font ceux qui fontamarrés à Pétai. Palan d’amure,c’est un petit palan, dont Pusage estd’amurrer la grande voile par ungros vent. Palans de bout : cefont de petits palans frappés à la tê-te du mât de Beaupré par-dessous,dont Pusage est de tenir la verguede sivadiere en son lieu, & d’aiderà la hisser, lorsqu’on la met à laplace. Palans de retraite : ce sontaullì de petits palans, dont les Ca-noniers se fervent, pour remettrele canon dedans, quand il a tiré,lorsque le Vaisseau est à la bande.Palanguer : c’est se servir des pa-lans , soit pour mettre les fardeauxdans un Vaisseau, ou pour les dé-barquer. Palangue : c’est un com-mandement pour faire servir ou ti-rer sur le palan.
PALANGUIN, ou petit pa-lan, terme de marine, est un cor-dage qui sert à guinder des fardeaux,médiocres. 11 y en a de doublesct de simples. Auracage de la gran-de vergue il y a deux palanguinssimples pour guinder ct amener leracage, quand il faut guinder &amener la vergue. Pour guinderles voiles d’étai il faut des pà-languins,
* PALAN QU E : on donne cenom en Hongrie à une eípe'ce deFortification faite de pieux ct révê-tuë de terre, dont on fait un po-ste pour arrêter PEnnemi.
PALARDEAUX, terme demarine, sont des bouts de planchesà Pusage des Calfateurs, qui les cou-vrent de bourre ct de goudron pourboucher les trous du bordage.
* PAL ASTRE, c’est en ter-mes de Mer, une piéce de bois pla-te, dont on garnit les fentes d’unbatteau , pour empêcher qu’il neprenne eau. C’est ce que P on ap-pelle Palardeau fur les bâtimensde mer.
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