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qui s’engage dans l’embtiscade sansprécaution , en assure la réussiedans un pays couvert & remplide défiles.
Un jeune homme, de quelquequalité qu’il soit, qui veut sot voirà fond le métier de la guerre, nedoit point tenir au-dessous de luid’aller en Parti, soit à pied, soità cheval avec les bons Partisans del’Armée, & de s’eu faire aimer,afin d’apprendrè d’eux cette espècede guerre, pour sc rendre dans lafuite capable de l’ordonner à pro-pos, lorsqu’il sera parvenu aucommandement.
Une Armée ne peut être avertiedes mouvemens de celle des Enne-mis de trop de maniérés différen-tes. Quelque quantité d'Espionsqu’elle ait au-dehors, comme lesuns pourroient avoir été décou-verts, & les autres empêchés derevenir donner des avis, à causeque l’Ennemi auroit avancé unCorps pour couvrir son mouve-ment , il est toujours très utiled’avoir continuellement des Partisdehors, composés suivant la naturedu Pays qui pénétrent, & par les-quels le Général est averti de cequi sc passe à une distance géné-rale de son Camp.
La méthode des Allemans pourla sûreté de leurs Partis, paroîtfort judicieuse. Ils font sortir degros Corps de Cavallerie, lorsqueP Année se trouve dans un paysouverts. Ces Corps par leurs for-ces peuvent s’avancer fans risque.Ils poussent ensuite de petits Partisdevant eux, que les nôtres 11c peu-vent guéres repousser, parce qu’ilssc trouvent soutenus.
Par l’Ordonuance du 90. Novem-bre 1710. nul Parti d’Infanterie,Cavallerie ou Dragons, ne peutêtre détaché des Armées, ou sortirdes Places, qu’avec un Passeportdu Général de PArmée , ou duGouverneur, ou Commandant de
la Place. II ne peut être comman-dé que par un Officier, avec ca-ractère & commission de 8. M. dcne peut être en moindre nombreque de vingt cinq hommes d’In-fanterie, ou de vingt Cavaliers ouDragons. Ceux qui n’étant pointOfficiers, & qu’on appelle Volon-taires , s’ingérent de commanderun Parti, ou même le Détachementd’un Parti, sont réputés gens fansaveu, & comme tels abandonnésà la discrétion des Ennemis : ous’ils reviennent dans les Places deS. M. ils sont mis au Conseil deGuerre, & punis sévèrement. II11’est pas permis aux Partisans dedéguiser leurs noms & leurs quali-tés. Ils ne peuvent tirer aucunsrafraîchissemens des lieux où ilspassent qu’en payant : & aucun Sol-dat, Cavalier & Dragon, ne peutquitter son Régiment, sous pré-texte d’aller en Parti, fans en avoirun ordre par écrit, (igné du Co-lonel ou du Commandant du Ré-giment.
PARTI-BLEU, est un Partiqui marche fans commission duGénéral. Le Commandant , ainsique les Soldats, sont pendus quandils sont pris.
PARTISAN : excellent Parti-san , c’eít un homme de guerre in-telligent à commander un Parti, quiscait bien le pays, entend bienles embuscades, & conduit bienun Parti.
Nous avons eu au commence-ment de ce siécle, comme je l’aidit ailleurs, un grand Partisandans feu M. de la Croix, pere deM. le Chevalier de la Croix, Ca-pitaine Commandant de deux Com-pagnies franches, & qui est aussiun des meilleurs Partisans quenous ayons.
PAS. Le pas est une des meTuresde Fortification. 11 y a le pas com-mun , & le pas géométriqne. Lepas commun est de deux picas ct
demi.