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Tome II.
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509-510
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PAS

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demi. Le pas géométrique estdouble du commun, & comprendcinq pieds de Roi. La distanceitinéraire, que les Italiens appel-lent un mille , est de mille pat géo-métriques, & les trois mille fontune de nos lieues de France.

P A S - D E-S O U RIS : ce font desdégrés qu’on met de côté & d’au-tre fur la rondeur de la contres-carpe. Ils commencent du pointoù la capitale prolongée couperoitcette rondeur à la distance de io.à 12. pieds fur la contrescarpe, &vont finir au fond du fossé selonla pente qu’on leur donne. Lalongueur de ces dégrés est de 7. à8- pieds, & ils entrent environ 6 .pieds dans la contrescarpe. On enmet aussi aux angles rentrans dela contrescarpe & aux angles ren-trans des dehors, ôc servent pourla communication d’un ouvrage àl’autre, quand le fossé est sec.

On les met aussi à quelque di-stance du glacis : ils ont auflì unparapet, une banquette , un fossé,un chemin couvert bordé de palissa-des , avec un glacis , qu’on jointà celui de la Place. Cette ouvra-ge doit être miné.

P A S de Calais : Pas signifie unDétroit entre deux terres, commecelui qui est entre Calais & Dou-vres, qu’on appelle le Pas de Calais.

PASSAGE: ce mot n’a pointbesoin d’explication. II y a despaffages , comme ceux des défilés& des rivières , dont il est néces-saire qu’une Année s’empare, quandelle est en marche. On le faitaVec un Corps de Dragons, afinde prévenir l’Ennemi par la dili-gence de la marche. On le peutfaire aussi avec de petites piècesde canon & des charrettes d’ou-tils, si c’est pour un défilé.

Si c’est pour une rivière, onajoute un nombre suffisant de pon-tons. Si la riviere est guéable, &qu’on ait pu mener avec assez de

diligence un Corps d’Infanterieavec les Dragons, on passe brus.quement cette Infanterie de l’autrecôté, avec des outils pour s’y re-trancher, & assurer la tête du pont,afin que le paffage se puisse fairesûrement & commodément.

Le passage d’une ,riviere se faitde deux façons, ou de surprise,ou de vive force.

Dans le premier cas, on engagepar ses mouvemens l’Ennemi à seporter dans les lieux éloignés decelui où l’on prétend passer , &alors il faut éviter de lui donnerde la jalousie fur cet endroit, soiten lui dérobant ses contremarches,soit en lui cachant soigneusementle transport de ses bateaux.

Dans l’autre cas, il faut par lechoix du terrein se rendre maîtrede la rive opposée. Pour y réusiìr,il faut que le terrein commandecelui de l’Ennemi, & choisir au-tant que l’on peut un endroit oùles barques & bateaux puissent êtreà couvert de quelques Isles, <Jfcc.

Les lieux où la riviere forme unangle rentrant font les plus proprés, parce qu’il est plus faciled’y disposer des batteries, de façonqu’elles fassent un feu croisé surl’autre bord. Quand par le feu deces batteries , qui doit être supé-rieur à celui de l’Ennemi , on l’aobligé de quitter la rive, 011 faitpasser un nombre assez considé-rable de Grenadiers , & autresTrouppes d’élite dans des barques,pour soutenir, à la faveur du feudes batteries, le prémier choc del’Ennemi.

Dès que ceux-ci ont pris terre,les barques retournent chercherde nouvelles Trouppes, tandis quales Travailleurs protégés par le feude ceux qui ont passé, levent dela terre pour s’assûrer dans le poste.Dès qu’il commence h être en étacde défense, & garni d’assez deTrouppes pour s’y maintenir, oncommen-