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droit mettroit le Vaisseau en dan-ger de sombrer sous voiles.
Teins à perroquet, c’est beauteins de vent médiocre qui porte àroute : car de gros teins on ferreles perroquets ; c’est-à-dire on ame-ne les mâts de perroquets, leurs ver-gues & leurs manœuvres, laissantà leur place les épars ou bâtons depavillon, selon le rang de i’Ostkier,qui monte le Vaisseau.
* PERSPECTIVE. C’est lenom d’une science qui fait partiedes Mathe'matiques, & qui enseigneà représenter les objets fur un plan,4de la maniéré qu’ils paroissentà la vue.
* PERTEGUES. C’est lenom des bâtons qui soutiennent surune Galère, une espèce de parasol,qu’on appelle Tendelet, & quisert à couvrir la poupe.
* PERTÏGUETTES est lediminutif de Pertegues, & se ditdans le même sens.
PERTUIS : cela se dit d’unpassage étroit, pratiqué dans unerivière, aux endroits où elle estbasse, pour en hausser l’eau qu’onresserre, & qu’on rétrécit par uneespèce d’écluse, qu’on fait à la maî-tresse arche d’un pont, par le mo-yen de batardeaux & de palissades,ou aiguilles mobiles, ce qui facili-te la navigation des Bateaux, quimontent ou qui descendent. Cepertuis ne se ferme pas seulementavec des aiguilles, comme fur larivière d’Yonne, mais avec desplanches, en travers comme fur larivière de Seine, ou avec des por-tes à vanne, ainsi qu’au pertuis deNogent fur Seine. On fait auíli despertuis avec des moulins : ce fontdes écluses ou passages pour lesBateaux.
P ERTUIS ANE, est une ar-me a peu près faite comme une hal-lebarde. On la donnoit à quelquesSoldats de chaque Compagnie d’In-fanterie, pour arrêter l’impétuosi-
té de la Cavallerie. Comme ellene faisoit pas la même effet que lapique, on cessa de s’en servir.
Les cent-Suisses du Roi portenttoujours la pertuisane. Elle est mon-tée fur fa hampe & y comprenantla lame & le bout, elle est de 6.pieds.
PERTUISANNE: cette ar-me a été abolie dans l’Infanterie,par l’Ordonnancc du 25. Février11570. Art. XII. mais cet Article nes’observe pas à la rigueur dans lesCompagnies d’Invalides où les Sol-dats estropiés d’un bras ne peuventêtre armés que de pertuisannes. Ons’en sert fur mer pour défendre unVaisseau à Pabordage.
PESER : c’est tirer de haut eubas. Peser fur une manœuvre ouquelque autre chose : c’est tirer furcette manœuvre pour la faire bais-ser. Peser fur un levier : c’est auslile faire baisser.
PESO N, ou Romaine: c’estune forte d’instrument, avec quoion pèse ce qui est difficile à péscravec des balances. II est composéd’une vergue ou verge, d’une masse,qu’on appelle auffi péson, & d’oùcet instrument a pris ce nom : d’un■crochet pour la suspendre, & d’au-tres petites choses, que les Balan-ciers appellent broches, joues, gar-des & tourets. Ce péson est très-nécessaire dans les Magasins d’Artil-lerie, de Vivres, de Marine, & furles Vaisseaux, & pour tous les Mu-niíionnaires. On s’en sert particu-lièrement fur les Vaisseaux, qui vontnégocier à la Cote d’Afrique & auxIsles de PAmérique, d’autant plusque les habitans y font encore moinsfidèles qu’ailleurs.
* PETARASSE ; C’est le nomd’une espèce de hache à marteau,dont on sc sert pour pousser l’étou-pe dans les grandes coutures, en cal-fatant les Vaisseaux.
P E'T A R D, est un instrument àfeu, inventé en France. FleuriIV.
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