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phalange, y étoient extrêmementprestes ; & les divisions qui y pou-■voient être ne laifloient entre ellesaucuns intervalles bien marques.Quint-Cursc dit que la phalange desMacédoniens e'toit un gros d’hom-mes serrés dans leurs rangs. Parce moyen ces hommes en présen-tant leurs sarìJJ’es, ou longues pi-ques, formoicnt une barrière inac-cessible. L’effet d’une phalange quien venoit à la charge devoit êtreterrible. Comment des Trouppesdans tels autres arrnngemens qu’onles eût pu mettre, auroient - ellespu résilier à une multitude d’hom-mes mise en masse, laquelle massehérissée dans toutes les faces de plu-sieurs rangs de piques, tomboit sipésamment sur ce qui lui étoit op-polè, que rien ne devoit être capa-ble de résister à son choc.
Mais aussi il falloit à la phalangeun terrein qui lui convint : autre-ment fa force auroit diminué con-sidérablement. Un Corps aussi gros,aussi pétant, qui ne fe partageoitpoint, avoit besoin d’une vastechamp pour manoeuvrer, & s'il sctrouvoit à l’étroit, ou fur un ter-rein inégal, il devenoit bien moinsredoutable.
La pha'ange ne se manioit pas siaisément & sur tout terrein, ainsique faisoit la Légion Romaine. Fl-ic étoit plus ou moins nombreuse;mais on ne donnoit gueres ce noma un Corps moindre de sept à huitmille hommes.
II n’est pas sûr si toute I’Infante-rie d’une Armée ne compostait qu’u-ne seule phalange. Cela paroitroittel, si on s’en rapportoit à ce quiest écrit des Batailles d’Alexandre,où il n’est jamais parlé de la pha-lange Macédonienne qu’au singulier,& comme d’un Corps unique. Lereste de P Armée de ce Conquérantr.e consistoit qu’en Cavallerie, &en des soldats armés â la lágere, quimis par petites Trouppes, garnis-
soient le devant & les côtés de laphalange.
Cependant il parent par le récitd’auíres Batailles, que quand l’In-fanterie d’une Armée étoit biennombreuse , on la partageoit aumoins en trois phalanges, qui semettoient fur une ligne, ou en se-ction l’une sur l’autre, quand onétoit dans un lieu étroit, ce qui for-mol t trois espèces de lignes. C’estde la coutume de diviser une Ar-mée en trois grosses phalanges ,qu’est venue depuis celle de parta-ger les Années en trois Corps prin-cipaux, dont celui du milieu s’ap-pelle Corps de Bataille, & les deuxautres les ailes.
Les arrangemens différens quepouvoient prendre les phalanges d’u-ne Armée, avoient des noms signi-ficatifs à ces arrangemens. Si lecentre ou Corps de Bataille avan-çoit plus que les ailes, & formoitpar la une figure d’angle sortant,cela s’appelloit faire l'embolon, duterme Grec qit/SoXòv qui signifie unéperon : II au contraire le centresc trouvoit plus reculé que les ailes,ce qui faisoit une figure d’angle ren-trant, cela s’appelloit faire le pe-plegmenon, d’un terme dérivé de ce-lui de jrXf'xtí. Quand plusieurs pha-langes etoient mises l’une fur l’au-tre pour choque de tête, cela s’ap-pelloit faire le pléfion.
Les Grecs donnoient diverses for-mes à leurs phalanges, il y en avoitde pleines dans leur centre, d’au-tres dont le centre étoit vuide poury pouvoir placer de la Cavallerie,des machines de Guerre & du ba-gage, d’autres phalanges étoientdesquarrés parfaits, d’autres préscn-toient un grand front, & deve-noient des quarrés longs fur leursfaces : d’autres au contraire etoientdes quarrés étroits fur la face pré-sentée, & formoient des espèces decolomnes. D’autres enfin prenoient