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Tome II.
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557-558
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Place, l’entreprise est très-difficile,à caul'e que l’Ennemi a le teins de lereconnoître, & l’on ne peut gueresse flatter de réussir, à moins qu’onne fasse plusieurs attaques en difte-rens endroits, pour faire faire di-version. 11 scroit même bon dansces occasions d’appliquer en tnême-tems des échelles à quelque endroitdu rempart, éloigné des attaques,ou de fe servir de quelques strata-gèmes, pour surprendre la Garni-son , qui ne pense qu’i se défendredu côté où elle volt les attaques.

Si toutes les Villes étoient bâties& gardées comme le font aujour-d’hui les Places de Guerre, le pé-tard & les autres surprises ne fe-roient pas des attaques qu’on osâtentreprendre contre elles. Pour scgarantir du pétard, il faut mettredes palissades & des barrières avan-cées devant les portes, soit qu’il yait des Ponts, soit qu’il n’y en aitpoint, afin que l’Ennemi ne puissepas approcher fans qu’on en soitaverti par le bruit qu’il fera enles brisant.

S’il y a quelque partie du rem-part qui flanque la porte , on ymettra du canon, s’il 1e peut, &l’on assignera ce poste à quelquesMousquetaires, avec ordre de s’yrendre & de faire feu dès que l’a rlarme fera donnée. On tient fur lehaut de la muraille de grosses pier-res pour jetter contre ceux qui ap-procheront.

On peut aussi faire des trous à laporte, pour tirer contre le Pétar-dicr, y mettre une bascule pour lefaire tomber dans le folle, s’il y ena, ou faire une espèce de souriciè-re pour le prendre par le corps, te-nir au Corps-de-Garde des petitscanons chargés à mitraille, <k bra-qués contre la porte.

Enfin, l’einbarralìér avec des cha-riots, tables, barriques pleines defumier, & pour a fréter ceux quiseront entrés, tandis qu’ on tirera

toujours de dessus la muraille con-tre les autres, & que ccux de de-dans sc mettront cil état de repous-ser l’Ennemi.

PETA R DE R, c’est appliquerle pétard.

PE'TARDIER, c’est celui quiattache le pétard. Ce n’est pointune fonction particulière. Tousles Officiers peuvent appliquer lepétard.

* PETEROLLE, ctest le pe-tit Artifice des écoliers fait avec unpeu de poudre renfermée dans unefeuille de papier repliée à plusieursplis, pour tirer plusieurs petits coupsde fuite.

* PETEROLLE S. Ce font de*petits pétards que font les enfansdans les rues, avec de papier & un pende poudre. On peut les mettre aunombre des garnitures.

* PETITE guerre , voyez

G prrRINAL ou POITRI-SAI,, étoit tine autre arme, quitenoit le milieu entre ['Arquebuse& le Pistolet. On s’cn fervoit fousFrançois I. & il en est fait mentiondans une Relation du Siège deRouen, par Henri IV. en i;§z.Cette arme plus courte que le mous-quet, mais d’un plus gros calibreétoit portée à cause de fa pesanteurà un baudrier, & couchée fur la poi-trine de celui qui la vouloit tirer,c’est pourquoi elle étoit appelléePoitrinal.

PHAJOFNE'E: (fest un Bâ-timent du Japon, dont les GrandsSeigneurs sc servent pour aller sepromener, i peu près comme on sesert des Yachts en Hollande. II ya dans le milieu une chambre pourle Maître du Bâtiment. Elle estcouverte de natte : & les armes duPropriétaire font élevées au-dessus.

PHALANGE, chez les Grecs,étoit toute une Armée réuni en unseul Corps.

Les Soldats qui compofoient laS 4 pbalan-