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Pierre de bas appareil : c’est unepierre qui porte peu de hauteur.
Pierre débitée : c'est une pierresciée.
Première pierre : c’est un bloc depierre que l’on jette dans les fonde-mens d’un édifice considérable, &dans lequel on fait une entaille pro-fonde, pour y jetter des médaillés,ou des Inscriptions gravées fur uneplaque de métal.
Pierre d’attente : c’est l) toutepierre en bossage pour recevoirquelque ornement ou quelque in-scription ; 2) toute pierre qu’on
laisse à Pextrêmité d’une aile fansliaison & fans parement, pour la con-tinuation du même bâtiment.
Pierre parpaigne : c’est une pier-re qui traverse ['épaisseur d’un mur,& en fait les deux paremens.
PIERRES A FUSIL: Ellesfont extrêmement nécessaires dansles Places, où il a des fusils, descarabines & des pistolets. On doittoujours y en avoir une très-grosseprovision. C’est un gros caillou,qui fait aisément du feu en le frô-lant contre un morceau de fer.
PIE R RIE R est un canon, quiau-lieu de se charger par la bouchese charge par la culasse, qui est ou-verte , pour recevoir les pierres oucailloux, la balle, ou la cartouche,& une boëte de fer remplie de pou-dre fine, pour chasser la charge.Comme les pierriert prennent Pairpar les deux extrémités, ils ne fontpas sujets à s’échauffer si fort que lecanon. De forte qifils peuvent êtretirés plus souvent.
On fait des pierriers de fer, à l’u-sage des petits Vaisseaux Marchands,pour fe défendre contre les Barquesennemies. Ceux de fonte font pourles Places fortes, où ils font sou-vent d’un grand service. II est mê-me certain que cette espèce de ca-non étant bien faite, peut faireplus d’efl'et que le canon ordinaire,tant pour l’attaque, que pour la
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défense de» Places. Mais sur toutdans une bataille, un pierricr bienjuste, peut tirer plus de cent coups,contre vingt coups de canon. Onappelle ces sortes de machines pier-riers ou perriers, parce que les plussouvent on ne les charge que de pier-res , quoiqu’on y puisse mettre ausside petits boulets, ou grand nom-bre de petites balles. Mais pourque les pierres fassent un bon effet,on ne doit pas tirer de fort loin.
La maniéré de charger un pier-rier, est de mettre en premier lieules balles ou les cailloux par le der-rière de la Volée, après quoi on yenfonce une boëte, faite exprès, la-quelle est chargée de poudre, sui-vant la charge ordinaire, à laquel-le on met le feu par sa lumière,comme au canon, après qu’on l’abien solidement enfoncée dans lepierrier, & arrêtée par derriere.Le pierrier est posé sur un pivot,qui tient à ses deux tourillons, le-quel pivot tourne horizontalementfur son chantier, tandis que lestourillons tournent la bouche dupierrier en-haut ou en-bas, selonqu’on veut mirer. On peut aussile monter sur un affût ordinaire decanon.
Les pierriers font bons pour ti-rer des grenades & des boulets, quiayant percé le rempart, crevent de-dans & y font brèche. Ils ferventdans les flancs des défenses à chasserPEnnemi des dehors , dont il estmaître, & à jetter des boulets defeu, pour éclairer la Campagne.Ils tifent depuis iz. jusqu’à 48. li-vres de pierres. Quelques uns ontla chambre large d’un tiers du bou-let, & longue de deux tiers. D’au-tres Pont de la longueur d’un bou-let entier. D’ailíeurs toute leurlongueur est depuis quatre jusqu’àhuit boulets. •
On fe fervoit autrefois de certai-nes petites pièces de canon, quel’on appelloit pierriers, qui étoient
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