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Tome II.
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ouvertes du côte' de leitr culasse,pour recevoir une boëte de mêmemétal, que l’on ôtoit & remettoitquand on vouloit, & qui faisoit lemême effet que la culasse, & quel’on chargeoit par là ; mais on 11cs’en sert plus présentement fur terre.On refond tous ceux qu’on trouveencore dans quelques Places.

Un mortier pierrier, qui pèseordinairement ioco. livres, & dontla portée la plus longue est de i>o.toises, chargé de deux livres depoudre, a 15. pouces de diamètre àfa bouche, & de hauteur 2. pieds7. pouces.

La profondeur de Paine, d’un pied7. pouces.

La profondeur de la chambreévasée par le haut, sans y compren-dre l’entréc où se met le tampon,8- pouces.

Les tourillons, ont de diamètre5. pouces.

La chambre doit entrer d’un pou-ce dans les tourillons.

L’épaisseur du métal, au droitde la chambre trois pouces.

L’épaisseur du ventre 2. pouces.

Et le long de la volée, un pouce& demi.

Et au droit de chaque cercle unpouce & trois quarts.

L’ansc se place au ventre. II y aun muscle ou masque, qui sert debassinet à la lumière.

Son affût est d’une pièce de boisde 5. pieds de long, 18- ou 20. pou-ces de large, & 12. à 14. poucesd’épais.

On y fait fous les bouts une en-taille de 6. pouces de largeur, &de 4. de profondeur pour le tournerà droite & à gauche.

Les ferrures font deux crampons,servans de susbandes pour les tou-rillons, & quatre boulons à droite &à gauche, pour Pavancer ou reculer.

Les pierriers s’arrangcnt dans lescours des arsenaux, après le canons& les mortiers.

* PIES: c’étoit le nom de cer-tains Chevaliers institués en 1560.par le Pape Pie IV. avec le titre deComtes Palatins, qui avoient le pasà Rome fur les Chevaliers de Tor-dre Teutonique & de l’ordre deMalthe. Entre plusieurs privilègesoriginaux, ils avoient celui de fai-re des Docteurs en toutes Facultés& des Notaires Publics, ëk de légi-timer les Bâtards. 11 s portoient lePape lorsqu’il sortoit en Public, &ils jouissoient tous d’une pensionpour cet office.

PIE T E R le gouvernail : c’est ymettre des marques par mesure, delieu en lieu, afin de connoître com-bien il enfonce clans l’eau.

* PI E'T IN E R : un Bataillonaiant fait un quart de conversion,après avoir ferré les rangs en avantfur la pointe de l’épéc, & le pré-mier rang se remettant en marche,le second ne fait que piétiner , c’est-à-dire qu’il fait semblant de mar-cher, & ne marche réellement quequand celui qui le précède, est àtrois ou quatre pas ; ce que fait lesecond rang, ceux de derriere lefont de même. Bien des OfficiersMajors obligent tout le reste de laColonne à faire le même semblant,& ils le commandent en disant: al-lons , tout le monde en mouve-ment. Les Soldats dit M. le Maré-chal de Puysegur appellent ce piéti-nement piler du poivre.

* PIEU : c’est une grosse piècede bois de chêne dont on fait lespalées ou piles des ponts de bois,& dont on se sert pour retenir lesberges de terre.

La différence des pieux & des pi-lotis consiste en ce que les pieux nefont point cachés par Peau.

Les piles des Ponts de bois con-struites de pieux , comme nous ve-nons de le dire, s’appellent Palées.

PIEUX, voyez palissa-D f: s. Pieux destinés à amarrer lesVaisseaux • on dit les pieux dc an-neaux