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dc fascines piquetées, pour leur te-nir lieu de lacs à terre ou de paniers,jusqu’à ce qu’elle soit achevée. O11n’y fait entrer que des Détachemens,pendant qu’on y travaille. La tran-chée continué toujours l'on chemin,jusqu’à ce qu’elle soit parvenue à ladistance marquée pour la troisièmeligne, à laquelle on commerce detravailler dès que la seconde estachevée, & avant même qu’elle lesoit entièrement. Pour lors on faitentrer dans la seconde ligne les Ba-taillons de la prémiere, & on nelaide dans celle-ci que la réserve,qui est environ le tiers de la Garde.Pendant tout cela le travail de latranchée fait l'on chemin de l’une àl’autre, jusqu’à la troisième.
Les propriétés de la seconde li-gne sont les mêmes que celles de lapremière. II n’y a point d’autredifférence, excepté qu’elle approchela Place de beaucoup plus près.
A 120. 140. ou 145. toises, un peuplus ou un peu moins au delà de laseconde ligne, on établit la troisiè-me plus courte <& moins circulaireque les deux prémieres : ce que l’onfait pour approcher du chemin cou-vert le plus près que l’on peut, &éviter les enfilades, qui font la fortdangereuses.
Desorte que si la prémiere est à300: toises des angles les plus voi-sins du chemin couvert, la seconden en est plus qu’à 160. toises, & latroisième à 1;. ou 20. seulement : cequi suffit par le secours des demi-Places d’Armes, dont nous parle-rons dans la fuite, pour soutenirtoutes les tranchées que l’on pouffeen avant, quand les batteries ont tel-lement pris Pascendant sur les ou-vrages de la Place, que le feu enest éteint, ou si fort atfoibli, qu’onpeut impunément le mépriser.
Mais fi la Garnison est forte &entreprenante, & que les batteriesà ricochets» ne puissent être em-ployées , il faut «'approcher jusqu’à
la portée de la grenade ; c’est-à-dire à 13. ou 14. toises des anglessaillans. Comme les sorties fontbien plus dangereuses de près quede loin, il faut auílì plus perfection-ner cette ligne, que les deux autres,lui donner plus de largeur, la mettreen état de faire un grand feu, & depouvoir tirer par dest'us, en pouf-fant les sacs à terre ou les rouleauxde fascines devant foi : ce qui sefait en lui donnant un grand talusintérieur, avec une banquette dansle haut de ce talus.
C’est fur le revers de cette der-niere ligne qu’il faut faire un amasabondant d’outils, de sacs à terre,piquets, gabions & fascines, pourfournir au logement du chemincouvert.
Surquoi il y a une chose bien sé-rieuse à remarquer, c’est que com-me les Places de Guerre soht près-que toutes irrégulieres & différem-ment situées ^ il s’en trouve fur deshauteurs, ou Je ricochet ayant peude prise, ne pourroit pas domineravec assez d’avantage, parce que lesangles des chemins couverts fonttrop élevés, & qu’on ne trouve pasde situation propre à placer cesbatteries.
Tels font par exemple la tête du, Terra-nova du Château de Namur,celle du Fort S. Pierre à Fribourgen Brisgaw, le Fort S. André deSalins, la Citadelle de Perpignan,celle de Montmidy, quelques têtesde Philisbourg, & plusieurs autresde pareille nature.
II y a encore celles où les situa-tions ne pourroient convenir aux ri-cochets, qui font, lorsque des marais& des lieux coupés de rivières, em-pêchent l’emplaccment des batteries.Enfin celles où les glacis élevés parleur situation, fout si roides quel’on ne peut plonger le chemin cou-vert par les logemens élevés en ca-valiers , qu’on peut faire vers lemilieu du glacis.
Lors-