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Lorsque cela se rencontrera, onpourra être oblige' d’attaquer le che-min couvert de vive force. En ceca» , il faudra approcher la troiíìé-me ligne à la portée de la grenade,comme il a été dit, ou bien en fai-re une quatrième, afin de n’avoirpas de longues marches à faire pourjoindre l’Ennemi, & toujours lafaire large & spacieuse, afin qu’ons’y puisse manier aisément, &
qu'elle puisse contenir beaucoup demonde, & une grande quantité dematériaux sur ses revers.
Cette ligne achevée, on y feraentrer le gros de la Garde, où lesGens commandés, & l’on placerala réserve dans la deuxième ligne.La premiere ligne demeurera vuide,& ne servira plus que de couvert aupetit parc, à l’Hòpital de la tran-chée, qu’on fait avancer jusque-là,& aux fascines de provision que laCavallerie décharge dans le com-mencement le longs * des bords.Quand il s’agit d’un renfort extra-ordinaire de la Garde ou de Tra-vailleurs , on les y peut mettre enattendant qu’on les employé.
Au surplus, si le travail de la pré-miere â seconde nuit de tranchéepeut se poser à découvert, celui desdeux prétnieres Places d'Armespourra fe poser de même, parcequ’on est assez loin de la Place, pourque le feu n’en soit pas encore fortdangereux ; car ce n’elt guéresque depuis la seconde ligne qu’oncommence de marcher à la sape;mais pour ne point perdre de teins,& pouvoir avancer de jour & denuit, on ne peut employer la sapeà l’execution de la seconde.
Outre les propriétés que la troi-sième ligne a de commun avec lesdeux prémieres, elle a encore cellei de contenir les Trouppes comman-dées , qui doivent attaquer, & tousles matériaux nécessaires fur sesrevers.
C’est là enfin où l’on délibéré, &où fe résout ['attaque du Chemincouvert, où l’on fait les dispositions,où l’on régie les trouppes qui doi-vent attaquer, & d’où l’on part pourl’infulte du chemin couvert.
II faut observer que c’est de laseconde ligne qu’on doit ouvrir unetranchée contre la demi-lune, quise conduit comme les autres, c’est-à-dire à la sape, & le long de fa Ca-pitale prolongée ; & quand les troistêtes de tranchée seront parvenuesà la distance demandée, pour réta-blissement de la troisième ligne, ony pourra employer six sapes en mê-me tems : fçavoir deux à cha-cune, qui, prenant les unes à ladroite & les autres à la gauche, feseront bien-tôt jointes ; & commeles parties plus voisines de la tran-chée se perfectionnent les prémie-res, on y pourra faire entrer le Dé-tachement à mesure qu’elle avance-ra, & on les fortifiera plus ou moins,selon que les sorties feront plus oumoins à appréhender.
Quand la Garnison est nombreuse& entreprenante, & que les inter-valles des grandes lignes sont de 140.ou de 143. toises (connue il faudroitqu’elles fussent pour être bonnes)on pourra couper ces mêmes inter-valles en deux parties, à peu prèségales, par des crochets 011 démi-lignes de 40. à 40. toises de long.Elles serviront à placer les De'tache-mens, qui doivent appuyer les Tra-vailleurs. Ces demi-lignes ou dc-mi-Places d’Armes ne sont bien né-cessaires qu’entre la seconde & troi-sième ligne, pour pouvoir soutenirde près les têtes avancées de la tran-chée, jusqu’à ce que la troisièmeligne soit achevée. Leur largeur &profondeur doivent être commecelles des tranchées, ou encoremieux, comme celles des grandeslignes. ,
Pour conclusion les pftjpriétés destrois grandes lignes & demi-lignes
con-